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1954-1963 : Un dur apprentissage (III)

par Jérémy Bazin 22 Décembre 2011, 12:00 OL Inside

L’Olympique Lyonnais existe depuis seulement quatre ans. Le club a déjà commencé à écrire quelques lignes à son palmarès, mais a aussi connu une redescente en deuxième division après avoir connu la première. Au terme de l’exercice 1953-54, l’OL a retrouvé sa force et retrouve l’élite pour une longue période. Tout commence lors de l’été 1954.

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    Debout : Heisserer (ent.), Bonvin, Lerond, Duval, Novak, Knayer, Nunge
              Accroupis : Farmanian, Jensen, Hjalmarsson, Ninel, Fatton

Saison 1954-1955 (photo ci-dessus) : Pour cette deuxième expérience au plus haut niveau, Lyon ne semble pas vouloir commettre les mêmes erreurs que lors de la saison 1951-52. On souhaite désormais miser sur la stabilité. Mais la réalité s’éloigne rapidement du discours tenus. A l’intersaison, les dirigeants vont recruter, beaucoup recrute. Et à tout va. Ainsi arrive rémois Pierre Sinibaldi, mais blessé au genou droit il ne disputera qu’un match sous le maillot lyonnais. Vous parlez d’une affaire ! Ensuite l’OL changera deux fois d’entraîneur en moins d’un an. En désaccord avec le Président Groslevin, Oscar Heisserer quitte le club en cours de saison. Il est remplacé par Julien Darui, puis par Lucien Troupel quelques mois plus tard. Troupel marquera son passage en limitant le recrutement, privilégiant la formation. Un succès puisque l’OL termine douzième et assure son maintien pour la première fois de son histoire. En s’appuyant à la fois sur les jeunes et sur les cadres à l’instar de Bonvin, Ninel, Lerond, Nowak ou encore Fatton, l’OL a réussi son pari.


Saison 1955-1956 : C’est presque un copié/collé de l‘exercice précédent. La saison est correcte en championnat. Lyon finit huitième, plus près de la zone rouge que de la tête. L’équipe brillera surtout en Coupe de France. C’est le début d’une histoire d’amour entre le club et cette vieille dame. Ainsi, après avoir éliminé D'elle, Le Red Star et Brest, les Lyonnais battent les redoutables Niçois aux prolongations en quart de finale au Vélodrome de Marseille. Une incroyable résistance récompensée par un but dès l’entame des prolongations, pour une large victoire au final. Mais voilà, un penalty en faveur de l'OL oublié par l'arbitre entraînera la chute des Gones face à Sedan (1-0) en demi-finale.

Saison 1956-1957 : Une saison très moyenne conclue par une douzième place en championnat et une élimination en huitième de finale de la Coupe de France par Nice. Seule satisfaction l’arrivée de Lucien Cossou. Fatton, Schultz et Cossou inscrivent à eux trois 27 buts cette année-là. Si le visage offensif de l’OL est plaisant, la défense ne rassure pas du tout. C’est avec un certain soulagement qu les fans de Lyon, de plus en plus nombreux, accueillent la fin de cet exercice.

Saison 1957-1958 : La saison 1957-1958 ressemble une nouvelle fois à la précédente. L'OL ne brille pas particulièrement mais reste tout de même parmi les dix meilleures équipes, avec une neuvième place finale. Note d’espoir, la saison finit mieux qu'elle ne commence. Lors du marché des transferts, l’OL perd deux bons attaquants : Jacky Fatton et Ernie Schultz (92 buts). Au mois de janvier le milieu Kermali est réquisitionné pour jouer dans l'équipe du FLN. Lyon obtient des résultats moyens avec de temps en temps quelques belles performances. Mais l'évènement de la fin de saison est beaucoup plus heureux. Deux lyonnais, Lerond et Mouynet participent à la coupe du monde 1958. Lerond jouent les six matchs des bleus aux côtés des Kopa et Fontaine.

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14 janvier 1959, 1er match de coupe d'europe à Gerland, André Lerond capitaine lyonnais échange le fanion avec le capitaine de l'Inter Milan.

Saison 1958-1959 : En championnat, on assiste encore à une saison moyenne, l'OL stagnant en milieu de tableau. C’est encore en Coupe de France, que l’OL écrit une nouvelle belle page de sa jeune histoire. Les Gones éliment en huitième de finale le grand Reims avant de sortir au tour suivant face à Rennes et malgré avoir longtemps menés. Ce qui restera de cet exercice, c’est la première apparition de Lyon dans une compétition européenne : la Coupe des Villes des Foires. L’expérience est douloureuse. Pour son premier match continental, le grand Inter inflige un cuisant 7-0 au match aller. Avec un but de Camille Ninel, les lyonnais sauvent leur honneur et arrache un bon nul lors au retour. Cette saison 1958-1959 est aussi la dernière du Président Grosvelin qui cède sa place à Ferdinand Maillet.

Saison 1959-1960 : Le départ du Président engendre un bouleversement complet dans le Rhône. Ces modifications à la tête du club s'accompagnent d'une refonte de l'effectif et du staff technique. Lucien Troupel laisse sa place à Gaby Robert en tant que coach. Quatre joueurs majeurs s’en vont aussi (Mouynet, Lerond, Constantino et Cossou). Si bien que c’est avec un effectif nouveau que l’OL se présente pour l’ouverture du championnat. Eugène Njo Léa et Jules Sbroglia sont les deux principales recrues. Nestor Combin, Jean Djorkaeff, Nestor Combin, venu d'Argentine et un certain Fleury Di Nallo font notamment leur apparition. Ce mélange de jeunes prodiges et d'anciens chevronnés a tout pour réussir. Malheureusement les résultats ne suivent pas. Le club fréquente les profondeurs du classement durant trois saisons.

Saison 1960-1961 : Le 21 août 1960, l'entraîneur Gaby Robert décide d'aligner un jeune inconnu pour ouvrir le championnat : Fleury Di Nallo. Ce dernier jouera sept matchs et apportera un peu de fraîcheur à l’équipe. Elle en aura bien besoin. Même si certaines rencontres sont abouties, ça reste assez pauvre dans l’ensemble. Lyon termine quinzième et sort dès les huitièmes de finale  de la Coupe de France. Néanmoins, on découvre déjà l'ossature d’une belle équipe de coupe, capable des plus grands exploits.

1961-1962
           
Debout : Camilla, Hugues, Solas, Desgeorges, Grobarcik, Mignot
                Accroupis : Daniel, Combin, Njo Léa, Roubaud, Rambert

Saison 1961-1962 (photo ci-dessus) : Que retenir de cette saison si ce n’est que l’OL n’échappe à la relégation dans les dernières journées. Les temps sont durs. Mais un homme redonne le sourire aux supporters. Gerland se trouve un prince, son petit prince, Fleury Di Nallo. Lors de cette saison 1961-62, il inscrit 18 buts, Nestor Combin le suit de près avec 13 réalisations. L’efficacité des attaquants promettent des jours heureux.

Saison 1962-1963 : Les jours heureux, les voilà ! Lucien Jasseron, entraîneur et vainqueur de la coupe de France avec Le Havre débarque entre Rhône et Saône. L'OL termine cinquième, son meilleur classement en D1, après avoir été champion d'automne ! Mieux encore Jasseron conduit son équipe jusqu’en finale de la coupe. Une rencontre malheureuse pour les Gones qui échouent face à Monaco, 2-0. Ce n’est que partie remise.

Prochain numéro, jeudi 29 décembre : 1963-1967 : Une équipe de coupe


Article réalisé par Jérémy Bazin l Archives : Jérémy Bazin

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