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1963-1967 : L'OL, une équipe de coupe (IV)

par Jérémy Bazin 29 Décembre 2011, 12:00 OL Inside

Au printemps 1963, Lyon a été battu en finale de coupe de France par Monaco. La déception est forcément immense mais elle va bien vite disparaître avec les folles années qui vont suivre. En l’espace de quelques saisons, l’OL est entré dans la cour des grands clubs français.

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La saison 1963-1964 marque un réel tournant dans l’histoire du club. Pourtant les débuts ne sont pas glorieux. Faute de moyens financiers, l’OL se montre très passif durant le mercato d’été et Jasseron doit composer avec le groupe de la saison précédente. Le début du championnat semble cette tendance, Lyon est trop irrégulier et ne parvient pas vraiment à utiliser son potentiel. Mais la science de Lucien Jasseron finit par payer. Entre novembre et janvier, l'OL effectue une spectaculaire remontée de la dixième à la deuxième place du championnat. Dans le même temps, les Gones poursuivent leur chemin en coupe de France, ainsi qu’en Coupe d’Europe qu’ils découvrent suite à a place de finaliste en coupe. Face à un calendrier surchargé, Lyon baisse un peu le pied en division 1 et termine à une encourageante quatrième place. En coupe d’Europe, l’OL réalise l’exploit de sortir Hambourg avant de se faire éliminer au tour suivant face au Sporting de Lisbonne. L'OL concède un 0-0 à Gerland puis obtient un 1-1 au Portugal... L'OL aurait dû être qualifié pour la finale, le but à l'extérieur faisant la différence ! Sauf que cette règle n'existe pas encore et doit un match d'appui perdu 1-0. Du coup, il reste la Coupe de France, et les Gones comptent bien se venger en allant chercher ce trophée. Nîmes, Forbach, Cherbourg, Lens et Valenciennes sont tour à tour sortis, et c'est une rencontre au sommet, Lyon-Bordeaux, qui arrive en finale. Dans ce match qui oppose deux équipes solides défensivement, des détails vont faire la différence. Lyon attaque fort le match. Dès la douzième minute de jeu, Netor Combin trouve la faille. Dix minutes plus tard, le break est fait. Angel Rambert déborde sur son aile gauche, passe à Degeorges qui décale à Combin pour un doublé synonyme du 2-0. En deuxième période, les bordelais se réveillent, Marcel Aubour réalise de nombreux arrêts décisifs ! Bordeaux ne reviendra pas, Lyon remporte la Coupe de France ! La ville est en fête et ils sont déjà 100 000 supporters à accueillir Jasseron, et toute sa troupe !

On pourrait penser que Lyon va poursuivre sur la même voie. Eh bien pas du tout ! En juin 1964, Nestor Combin s'en va à Turin. Lui qui a inscrit 94 buts avec l’OL laisse son équipe orpheline. 1964-1965, reste une saison cauchemardesque. Les lyonnais sont éliminés sans appel en coupe d'Europe par Porto et perdent leur trophée en trente-deuxième de finale face aux modestes toulonnais ! On pense que le pire est passé. Même pas. L’exercice 1965-1966 restera comme l’une des plus mauvaises saisons de l’histoire. L'équipe est en proie au doute, et au manque d'efficacité offensive depuis le départ de Combin. Elle effectue une saison dans le rang, éliminée tôt en Coupe de France, et terminant tout près de la relégation. Lucien Jasseron s’en va, laissant un bilan quand même très positif.

C’est Louis Hon qui le remplace au moment d’aborder la saison 1966-1967. C'est une saison de transition pour l'OL qui enregistre plusieurs départs. Rapidement l'OL abandonne le championnat qu’il finira à une modeste quinzième place. Le fil rouge de l’année ? La coupe de France bien sûr ! En trente-deuxième de finale ils éliminent Saint-Nizier, un club amateur. C’est au tour suivant que commencent les choses sérieuses et que l’OL réalise un bel exploit. Sur terrain neutre, à Annecy, les Gones s'offrent le luxe de battre Saint-Etienne les futurs champions de France. Ensuite, Rouen et Angers ne résisteront pas non plus à cette équipe. En demi- finale, l'OL doit affronter Angoulême. 3-3 lors du premier match, 1-1 au retour. La rencontre est rejouée une troisième fois et les deux formations se quittent encore sur un score nul. Dans une confusion totale le destin des deux équipes se joue alors sur le sort. Plutôt une pièce de cinq francs. L’arbitre appelle les deux capitaines dans son vestiaire. C’est cette pièce qui enverra une équipe en finale. Fleury Di Nallo a choisi le côté face et la pièce tombe sur face ! L’OL est en finale ! Au Parc des Princes, en finale, les lyonnais retrouvent les sochaliens. Le stade soutient Sochaux. Ce qui ne dérange pas du tout l’inévitable Angel Rambert qui ouvre la marque avant que Leclerc pour Sochaux égalise à la demi-heure de jeu. Il faudra attendre les  dernières minutes d’une partie assez fermée pour que l’OL par André Perrin et Di Nallo s’offrent la deuxième coupe de France à Lyon. Et une nouvelle place en Coupe d’Europe…

Prochain numéro, jeudi : « 1967-1968 : L’Europe découvre l’OL »

Article réalisé par Jérémy Bazin l Archives : Jérémy Bazin

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