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1967-1968 : L’Europe découvre l’OL (V)

par Jérémy Bazin 5 Janvier 2012, 12:00 OL Inside

Ça serait presque passé inaperçu à cause des bonnes performances successives en Coupe de France mais c’est bien lors de la saison 1963-1964 que l’OL a découvert la Coupe d’Europe… et que l’Europe a découvert l’OL. Pourtant c’est bien lors de l’exercice 1967-1968 que Lyon marque pour la première fois les esprits sur la scène continentale.

Au printemps 1963, Lyon est battu en finale de la Coupe de France par Monaco. Mais les Monégasques étant aussi les vainqueurs du championnat, les Gones se retrouvent reversés en Coupe d’Europe. En C2, l'OL est opposé à Hambourg en quarts de finale. Les Allemands sont les grands favoris et quand arrive l’heure du match aller au Volksparkstadion avec ses 70000 personnes on peut craindre le pire pour l’équipe française. Même pas peur ! Les lyonnais réalisent l'exploit d'arracher le nul 1-1 avant de battre leur adversaire 2-0 à Gerland grâce à un très grand Fleury di Nallo dans un stade déchaîné. En demie, Lyon joue contre le Sporting Lisbonne. L'OL concède un 0-0 à Gerland puis obtient un 1-1 au Portugal. L'OL aurait dû être qualifié pour la finale, le but à l'extérieur faisant la différence ! Sauf que cette règle n'existe pas encore et doit un match d'appui perdu 1-0. Grande tristesse dans les rangs des Gones. Lyon gagnera la Coupe de France cette année-là, mais l’aventure européenne sera bien courte. Les lyonnais sont éliminés sans appel par Porto.

1966-67.jpg
  Debout : Chauveau, Schwinn, Glizinski, Rocco, L’Homme, Nouzaret
             Accroupis : Pin, Rambert, Maison, Di Nallo, Perrin

Il faudra attendre quelques années pour les retrouver à ce niveau-là. En 1967 (photo ci-dessus), pour la deuxième fois, la Vieille Dame revient à Lyon. La saison 1967-1968 marque donc les retrouvailles de l’OL avec la Coupe d’Europe. Pour une des plus belles pages de l’histoire du club. Le diable était lyonnais écriront certains. Championnat et Coupe de France passent très vite au second plan. Seule la Coupe d’Europe reste, seule la Coupe d’Europe compte ! Après avoir battu Aris Bonnevoie au premier tour, les lyonnais doivent affronter les londoniens de Tottenham en huitième de finale. Le premier match est pitoyable. Non pas que le jeu proposé est extrêmement mauvais mais sur le terrain on assiste à une véritable « boucherie ». Pas moins de deux expulsés et de très, trop, nombreux mauvais gestes. Tottenham était venu pour impressionner Lyon, ils repartent avec une défaite 1-0 grâce à un but de Di Nallo. Du coup on promet l’enfer aux Gones pour le retour devant 60 000 anglais déchaînés autour de la pelouse de White Hart Lane. Lyon ne peut pas grand-chose, Chauveau maintient son équipe grâce à des exploits venus d’ailleurs dans son but, mais à la pause le score est sans appel : 2-0. A ce moment-là les Gones sont éliminés. Soixantième minute, Di Nallo, toujours lui redonne un peu d’espoir, 2-1. Mais les locaux réagissent dans la foulée, 3-1. Mais le match est loin d’être fini !  3-2 grâce à Rambert, puis 4-2 et enfin 4-3 par Bouassa, l'OL a résisté dans l'enfer de Tottenham ! Historique ! Pour la première fois Lyon vient de frapper un énorme coup en Europe. Malgré les quatre buts encaissés, c'est bien Yves Chauveau le héros de la soirée. Il sera surnommé le "gardien volant" par la presse anglaise.

Malheureusement l’épopée des blancs va s’arrêter nette en quart de finale face à Hambourg. Les Allemands ont pris leur revanche après l’élimination quelques années auparavant. L'OL ne résiste pas à l’aller et perd 2-0 de manière assez logique. L’affaire est bien mal embarquée mais grâce à la belle présence de public lyonnais à Gerland, Lyon parvient à revenir à hauteur de l‘advesaire au retour et obtient le match d'appui. Les dirigeants des deux clubs se rencontrent pour décider du lieu de ce match. Les supporters lyonnais espèrent que le match se jouera sur terrain mais le côté financier prendra le dessus. Alors on joue à Hambourg. Bien sûr les caisses lyonnaises seront bien remplies après cette rencontre, mais Lyon y laisse sa place en demi-finale… Les joueurs eux laissent leur place à une nouvelle génération prometteuse qui arrive !

Prochain numéro jeudi : « 1968-1973 : Une nouvelle génération talentueuse »


Article réalisé par Jérémy Bazin
Archives : Jérémy Bazin

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