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1968-1973 : Une nouvelle génération talentueuse (VI)

par Jérémy Bazin 12 Janvier 2012, 12:00 OL Inside

L’épopée européenne s’est arrêtée en quart de finale lors de la saison 1967-1968, mais plus qu’une défaite, s’est une page qui s’est tournée. L’effectif, le staff vont être bien renouvelés, laissant une très belle place aux jeunes joueurs. Des jeunes qui confirmeront rapidement leur potentiel.

A l'orée de la saison 1968-1969, Aimé Mignot, capitaine de l'équipe jusqu'en 1966, remplace Louis Hon à la tête du staff. Voilà le premier changement, et il est de taille ! Pour cette nouvelle saison, l'OL démarre doucement, malgré l’arrivée remarquée d'un vice-Champion du monde, le tchécoslovaque Jan Popluhar, finaliste du mondial 1962. Mais ce train de sénateur, les Gones le garderont. Di Nallo a été indisponible une grande partie de la saison, le parcours en Coupe de France a vite pris fin aussi. La seule satisfaction de la saison est la performance d'André Guy qui termine meilleur buteur du championnat avec 25 buts. Une année de transition… qui en appelle une seconde. La saison 1969-1970 n’est guère plus convaincante. Une petite quinzième place et une nouvelle élimination en huitième de finale de coupe. Mais l’espoir est plus grand pour la suite. Serge Chiesa et Bernard Lacombe percent au plus haut niveau. On n’a pas fini d’entendre parler d’eux !

Résultat dès l’exercice suivant les résultats sont meilleurs. Angel Rambert quitte le groupe, mais les stars Mario Coluna et Louba Mihajlovic arrivent. Si en championnat ce  n’est pas encore parfait, Lyon recommence à écrire sa légende en coupe. Après Bourges et Louhans Cuiseaux, l’OL doit affronter Saint-Etienne en huitième de finale. Quadruple champion de France en titre, les verts sont les favoris de l’épreuve. Logiquement ils sortent vainqueur de la manche aller (2-0). L’affaire semble bien mal embarquée mais l’OL a montré dans le passé sa capacité à renverses des montagnes. Fleury Di Nallo, dans un très grand jour, fait plier les Verts à lui tout seul et l'OL bat grandement son rival de toujours. Dunkerque en quart et Sochaux en demi-finale ne parviendront pas à faire trébucher les Gones. Les lyonnais retrouvent donc Colombes. Mais ce jour-là, le match face à Rennes est bien terne. Les Rennais sont plus réalistes et c'est l'ancien lyonnais, André Guy qui marque le pénalty décisif, le pénalty de la victoire pour les Bretons. Lyon n’a pas gagné mais Lyon a retrouvé ses habitudes en coupe de France. Une défaite mais surtout des promesses avec les jeunes Chiesa, Lacombe, Ravier, Domenech.

saison-1972-1973-.jpg
La saison 1971-1972 sera plus sérieuse ! Pour une fois l'OL ne néglige pas le championnat, pourtant c’était devenu une habitude. Et en jouant le coup à fond, les Gones atteignent la cinquième place. L'équipe se forge un réel état d’esprit conquérant et les résultats deviennent plus réguliers. Un bon présage pour l’exercice suivant, 1972-1973 (photo ci-dessus). Une saison avec beaucoup d’affaires : Serge Chiesa refuse de se rendre à un stage de l'équipe de France, préférant rester auprès de sa famille ! Le joueur aura deux matchs de suspension. Puis en novembre 1972, contre l'avis du club, Chauveau, Prost, Di Nallo, Baeza, Chiesa, Ravier, Lhomme, Lacombe et Domenech se rendent à une réunion de pour protester avec de nombreux autres contre le nouveau statut que veulent imposer les clubs aux joueurs. L'OL n’apprécie pas vraiment ce mouvement d’humeur et entame une procédure disciplinaire contre les contestataires. Une journée de championnat est même annulée à cause d’une grève générale en première division. Dans ce même championnat Lyon ne pèsera pas bien lourd. Alors une fois encore, la coupe va sourire à cet effectif.

Après Noeux-les-Mines (3-1) et le Racing Club de France (2-1), l'OL élimine les girondins de Bordeaux en huitième de finale. Au tour suivant, en quart, l'OL affronte le tenant du titre, Marseille. Lors de l’aller au Vélodrome, les Phocéens gagnent 1-0. A Gerland, Lyon va réagir, plus même ils humilieront leur adversaire (4-1). On retiendra aussi de ce match le coup de poing de Skoblar à Domenech. L’OL poursuit donc son chemin. En Demi-finale, l'OL passe sans trop de difficultés Avignon et se qualifient pour une finale face FC Nantes au Parc des Princes. Contre les champions nantais, l'OL ne part pas favori, mais ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne. Trivic inscrit le premier but sur penalty pour Lyon. Puis Bernard Lacombe en rajoute une couche. 2-0 avant la réaction des canaris par Couecou. Le score n’évoluera plus. La coupe revient à Lyon pour la troisième fois de son histoire. L’OL remporte sa troisième coupe en 9 ans ! Mais pour la quatrième il faudra attendre longtemps, très longtemps…

Jeudi prochain, septième numéro : « 1973-1976 : Championnat ou coupe, dilemme »


Article réalisé par Jérémy Bazin
Archives : Jérémy Bazin

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