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1973-1976 : Championnat ou coupe, dilemme pour l'OL (VII)

par Jérémy Bazin 19 Janvier 2012, 12:00 OL Inside

A l’aube de la saison 1973-1974, l’OL reste sur une victoire en Coupe de France obtenue face à Nantes. C’est donc plein d’espoir que s’ouvre cet exercice pour lequel Lyon est engagé dans trois compétitions : coupe des coupes, championnat et coupe de France.

L’histoire européenne ne durera pas bien longtemps. L'OL est sèchement éliminé en huitième de finale par les Grecs du Paok Salonique. Pourtant après un match fou à l'aller (3-3) tout était encore possible, mais le retour en Grèce sera un véritable calvaire qui se soldera par une grosse défaite, 4-0 ! La coupe de France n’est pas non plus une grosse réussite. Les Gones commencent bien, passent les tours avant de s’arrêter net en quart de finale, buttant sur une équipe sochalienne bien en place. En fait c'est en championnat que brillent les Lyonnais ! Avec un jeu basé sur l’offensif et une panoplie de très bons attaquants, Lyon marque et gagne. Aux points des victoires s’ajoutent les bonus, des points obtenus lorsqu’une équipe trouve au moins trois fois le chemin des filets dans le même match. Si bien que l’OL caracole en tête avant de connaître un petit passage à vide. Saint-Etienne les double et l’OL qui se reprend finira troisième de ce championnat, le meilleur classement du club jusqu’alors.

La saison 1974-1975 va étrangement ressembler à la précédente. En Coupe d’Europe, l’OL bute sur le futur vainqueur, les redoutables allemands de Mönchengladbach. Pareil en coupe de France, fin de l’aventure dès les 32e de finale face à Reims. On pourrait croire que ces résultats sont la conséquence des départs de Daniel Ravier et Jean Baeza. Mais il n’en est rien ! En championnat Lyon brille toujours et termine pour la seconde fois consécutive à la troisième place. Mais l’événement de cette saison est le départ de Fleury Di Nallo qui joue son dernier match à Gerland le 13 septembre 1974 contre le PSG, un match de légende. Menés 4-0 à l’heure de jeu, les Lyonnais vont savoir renverser la situation pour arracher le nul 4-4 au coup de sifflet final. Pour sa dernière apparition sous le maillot des Gones, Fleury Di Nallo n’a pas arqué. Quatorze ans après avoir débuté avec son club, dans son stade, dans sa ville et avoir inscrit pas moins de deux cent vingt-deux buts, avoir gagné trois coupes de France, et réalisé des matchs de légendes, Di Nallo s’en va. Personne ne l’a oublié, personne ne l’oubliera. Il restera toujours le petit prince de Gerland comme les supporters aimaient à le surnommer. Aujourd’hui encore, il est toujours le meilleur buteur de l’histoire du club. L’un des plus grands joueurs que l’Olympique Lyonnais a connu !

saison-1975-1976.png
Lyon est orphelin de son petit prince, mais Lyon doit tenir son rang en cette saison 1975-1976 (photo ci-dessus). L'équipe a fière allure avec les Chiesa, Lacombe, Domenech, Jacquet, et Valette. Cette équipe, toujours tournée vers l'offensive, est toujours engagés dans trois compétitions: la coupe UEFA, le championnat et la coupe de France. Mais voilà, la réussite n’est plus au rendez-vous. En championnat, malgré un excellent départ, l'OL se bat une bonne partie de la saison pour assurer son maintien et finira de justesse à la seizième place. Un bilan décevant en championnat qui pousse Aimé Mignot vers la sortie après huit ans passés sur le banc lyonnais. Aimé Jacquet le remplace, et lance sur les bords du Rhône sa carrière d’entraîneur, une carrière marquée d’une coupe du monde en 1998 avec les Bleus. En En Coupe d'Europe, ce n’est pas beaucoup mieux. L'OL n'a une nouvelle fois pas de chance au tirage au sort, en tombant sur une des meilleures formations de l'époque, le FC Bruges, futur finaliste de la compétition.

Comme souvent il ne reste plus que la Coupe de France, la bien-aimée. Après avoir battu Brest, Lille, le PSG et Metz, l'OL, l'unique olympique, doit affronter Marseille en finale au Parc des Princes. Mais tout est contre Lyon. Mariot se blesse, Lyon est handicapé encore un peu plus. Gilles de Rocco, le successeur de Chauveau, est retenu pour son service militaire, mais c’est bien lui qui doit jouer et il sera le plus jeune gardien de l'histoire à disputer une finale. Trop de pression sans doute et une grosse erreur qui permet à l’OM d’ouvrir le score. Lyon n’a pas la force de réagir, pire même, les Phocéens doublent la mise en toute fin de rencontre. Lyon perd la finale comme un symbole avant une très dure chute…

Jeudi prochain : « 1976-1983 : Les exploits n’empêchent pas une dure chute »


Article réalisé par Jérémy Bazin
Archives : Jérémy Bazin

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