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1976-1983 : Les exploits n’empêchent pas une dure chute (VIII)

par Jérémy Bazin 26 Janvier 2012, 12:00 OL Inside

La défaite en finale de Coupe de France au printemps 1976 était un signe. Le symbole de la fin d’une ère. La fin de la belle histoire entre la Coupe de France et Lyon. Mais aussi la fin de quelques décennies passées dans l’élite.

Saison 1976-1977 : Les supporters lyonnais habitués aux coupes et aux bons résultats en championnat espèrent que cette saison sera celle du titre en première division. La première partie de l’exercice les conforte. L'OL est premier du classement après une victoire sur Nantes fin octobre, et l'OL n'est qu'à un point de ces mêmes nantais à la trêve. L’espoir est donc permis au moment d’entamer la phase retour. Mais tout ne se passera pas comme prévu. Lyon est battu par Gueugnon dès son entrée en lice en coupe de France et en championnat, les Gones ne suivent pas le rythme. L'OL finit le championnat à une honorable sixième place, mais reste loin des espoirs nés en début de saison.

Saison 1977-1978 : Terrible saison ! Tout commence à l’intersaison. Une crise touche de plein fouet le club. Des joueurs emblématiques et importants sont vendus comme Domenech et Lacombe. Bernard Lacombe a inscrit 113 buts pour l’OL en 226 matchs, soit un toutes les deux rencontres. Pire encore, en juillet 1977, le Président Edouard Rochet démissionne et est remplacé par Roger Michaux. Ça n’annonce rien de bon. Le pire arrive ! Lyon est sorti en trente-deuxième de finale en coupe de France par Ajaccio, et échappe à la relégation, on ne  sait par quel miracle. Sauvé grâce à un but de goal avérage ! Lyon a eu chaud, très chaud, et l’avenir s’assombrit un peu plus.

Saison 1978-1979 : Irrégularité, voilà le maître-mot pour désigner l’OL. Au bord du gouffre, les Gones vont relever la tête en cette saison 1978-1979. Pourtant ça commence bien mal, et il faut attendre la cinquième journée pour voir Lyon enfin s’imposer dans un championnat que les leaders mènent tambour battant. Peu à peu, les Gones se reprennent en se serrant les  coudes et finalement le bilan est assez positif puisque l’OL termine finalement septième.

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Saison 1979-1980 (photo ci-dessus) : L’espoir de la saison passée laisse place à l’angoisse. Si cet exercice commence parfaitement bien, le club connaîtra ensuite une descente aux enfers. L’OL restera dans la zone de relégation durant toute la saison avec un bilan catastrophique de dix-neuf défaites. Finalement tout allait se jouer sur un match, un seul, celui de la 33e journée opposant l’OL à l’OM. Avant de s’affronter à Gerland, les olympiques partagent la dix-huitième place, celle qui assure une place de barragiste. Il faut gagner et Lyon gagnera 1-0 sur un pénalty. Dans une rencontre d’une tension extrême, Lyon s’est sauvé puisque lors du barrage, Avignon est écrasé 6-0. Lyon est encore passé tout près de la correctionnelle.

Saison 1980-1981 : Une renaissance, une énième renaissance. Jean-Pierre Destrumelle prend les rênes de l’équipe. Grâce à l'aide la Mairie de Lyon, l'OL peut reconstruire un effectif digne de ce nom. Destrumelle, accompagné de Di Nallo achètent Furlan, Alain Moizan, André Ferri et surtout Nikolic, un joueur peu connu qui fera un malheur entre Rhône et Saône. C'est donc avec une équipe qui a fière allure que l’OL débute le championnat. Et tout va marcher comme prévu ! Lyon développe un très beau jeu. Deuxième à la trêve, l'OL finit à la sixième place du classement définitif. Mais le véritable exploit est le nombre de buts inscrits. Avec plus de 70 buts, Lyon réalise là sa meilleure saison en terme de réalisation. On enregistre aussi cette année-là le record de fréquentation du stade de Gerland, qui accueille 48 852 spectateurs face à Saint-Étienne le 9 septembre 1980. Et pourtant…

Saison 1981-1982 : On aurait pu croire que Lyon était définitivement guéri après cette incroyable saison, eh bien non. En 1981-1982, l’OL retombe dans ses travers. Vladimir Kovacevic est nommé entraîneur. Le 9 janvier 1981, Jean Perrot succède à Rocher Michaux à la tête du club. L'OL ne va pas bien, son image et sa réputation se ternissent. Pourtant tout commence bien avec quatre victoires lors des quatre premiers matchs. Mais Lyon ne tiendra pas ce rythme bien longtemps. Deux lourdes défaites contre Bordeaux et Saint-Etienne cassent le rythme. Lyon se maintient tout de même de justesse, pour la dernière fois.

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Saison 1982-1983 : Voilà c’est fini. Vingt-neuf passés dans l’élite, des coupes, des podiums, des records et une descente. Une descente qui fait très mal. Une descente en enfer… Comme à son habitude, Lyon commence  assez bien cette saison 1982-1983. Mais peu à peu, le groupe va sombrer comme lorsqu’en cette soirée de l’hiver, Rouen, alors dix-neuvième, vient gagner 4-0 dans le Rhône. Le club lyonnais ne marquera que 22 points lors des 33 dernières journées. Des défaites, toujours des défaites. Et celle à Auxerre, est synonyme de relégation. Ce 3 juin 1983 reste comme l'un des jours les plus tristes de de l'histoire de l'OL. Lyon descend, c’est l’heure de la reconstruction.

Prochain numéro, jeudi : « 1983-1987 : La D2 pour se reconstruire »


Article réalisé par Jérémy Bazin
Archives : Jérémy Bazin

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