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1983-1987 : L'OL en D2 pour se reconstruire (IX)

par Jérémy Bazin 2 Février 2012, 12:00 OL Inside

Vingt-huit, comme le nombre de saisons passées en première division. Des moments de bonheur, des victoires en coupe, mais aussi de la détresse. L’immense déception de devoir repasser par la case D2 après un exercice 1982-1983 raté. Un moyen aussi de se reconstruire.

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Une relégation est toujours difficile a accepté. Elle l’est encore plus quand le club est en proie à de  graves problèmes financiers. Ajouter à cela, une pénurie de sponsors et des départs de joueurs emblématiques comme Serge Chiésa qui a passé quatorze ans au club et inscrit 120 buts, et on comprendra rapidement que division 2 est synonyme d’enfer. Pourtant lors de la saison 1983-1984 (photo ci-dessus) tout ne sera  pas mauvais, loin de là. L'OL devra compter sur ses jeunes, Fournier et Fréchet en tête, encadrés par quelques joueurs plus expérimentés comme Ferri, Topalovic et Nikolic. Habitués à jouer l’offensif, Lyon préfère favoriser une certaine assise défensive pour ce retour en seconde division. Herbin mène son équipe dans les premières places du classement. Mais cette année-là, l'OL a un concurrent de taille pour la remontée, il doit affronter l'Olympique de Marseille ! Malheureusement les Phocéens prennent le dessus dans les dernières journées en venant s'imposer à Gerland notamment. Lyon termine troisième. Une place qui offre un ticket pour l’élite aujourd’hui, mais ce n’était pas le cas à l’époque. L’OL doit disputer les barrages face au Racing Paris de Lagardère. Et les  Gones seront battus (3-1).

C’est  donc dans une position de favoris à la remontée que les Lyonnais entament l’exercice 1984-1985. Des joueurs comme Larios et Lacuesta arrivent en provenance de Saint-Etienne. L’entraîneur doit composer avec les recrues d’expérience et les jeunes lyonnais. Mais rapidement Herbin va privilégier les nouveaux arrivants au détriment de la jeune garde des Gones. La confiance est rompue et l'OL plonge dans un véritable cauchemar ! Le club est même au bord du gouffre, fin février 85 lorsque l’équipe est humiliée dans le derby (5-1). L'OL est alors quinzième de son groupe à deux points seulement du premier relégable. A deux points de la troisième division. Jamais la situation n’avait été aussi catastrophique entre Rhône et Saône. Mais Lyon va trouver son sauveur : son capitaine André Ferri. L'OL, qui ne perd aucun de ses sept derniers matchs, terminera en milieu de classement, après avoir tout de même évité le pire.

Après tant de frayeurs, le président Charles Mighirian décide d’accorder sa confiance à un ancien joueur du club, Robert Nouzaret. Ce nouveau coach va ramener l’OL à ses bases en s’appuyant sur la jeunesse avec les Génésio, Garde, Durix. Lyon fait une bonne saison et termine encore troisième. Une nouvelle fois il faut disputer les barrages, contre Mulhouse. Malheureusement ils sont battus, et doivent poursuivre leur chemin de croix en division deux. On se dit que ce n’est que partie remise, que la saison 1986-1987 va être la bonne, que Lyon va retrouver l’élite. Il n’en est rien. Rapidement, des problèmes naissent entre l'entraîneur et les plus anciens, dont Ferri et Topalovic. Après avoir régler ses querelles internes, les Gones repartent en avant. Si bien que les lyonnais ne sont qu’à deux points du leader montpelliérain à la veille de la dernière journée face à… Montpellier. Mais les hommes du sud sont plus forts et ballaient les lyonnais 3-1. Encore une fois les barrages se présentent devant les Lyonnais. En pré-barrage, Lyon prend sa revanche sur Mulhouse. Les barrages, eux, se disputent face à Cannes. Le premier match est remporté par Cannes (1-0). Au retour, dans un stade de Gerland bouillant, Lyon ouvre le  score mais se fait rattraper contre le cours du jeu (1-1) ! Maudits barrages ! Troisième échec. On croit que Lyon ne s’en sortira jamais. Mais un homme va tout changer. Son nom ? Jean-Michel Aulas.

Prochain numéro après une pause de quelques semaines : 1987-1989 : Bienvenue Monsieur Aulas


Article réalisé par Jérémy Bazin
Archives : Jérémy Bazin

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