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Et si le Tour de France partait du Pays Basque ?

Publié par Nicolas Gréno sur 13 Janvier 2010, 15:46pm

Catégories : #Grand Départ du Tour de France au Pays Basque

En voyant sur le tracé du Tour de France 2009 (dévoilé en octobre 2008), le Grand Départ programmé à Monaco, une idée m'est venue à l'esprit, comme un éclair. Pourquoi ne pas réaliser la même chose, au Pays Basque, sur la côte Atlantique ? Tout y est réunit pour que la Grande Boucle s'y élance de façon idéale : les paysages, les nombreux supporters Espagnols (ou d'Euskaltel-Euskadi), les innombrables touristes (étrangers ou français), le climat... Cette candidature pourrait être emmenée par le futur grand du cyclisme tricolore : Romain Sicard, champion du Monde espoirs et lauréat du Tour de l'Avenir, Basque d'origine et fier de l'être.

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Les Pays Bas pour 2010, l'Angleterre et l'Autriche pour 2012-13 ?

En attendant que le Tour fasse escale à Bayonne, ou dans les environs du BAB*, Romain aura certainement rallié une ou deux fois les Champs-Elysées à Paris. Les nombres de candidatures affluent sur le bureau de Christian Prudhomme, le directeur de l'épreuve. Ce dernier a annoncé que la plus grande épreuve cycliste du monde s'exporterait aux Pays-Bas, à Rotterdam en 2010. Pour 2011, les rumeurs vont bon train et envoient le Tour du côté de la Vendée, déjà région organisatrice en 2005. Philippe de Villiers (président du Conseil général) a même précisé que quatre jours de courses étaient déjà planifiés. D'après des infos non officielles, la Grande Boucle devrait traverser la Manche pour réaliser son Grand Départ à Londres, comme en 2007. Cette fois cela serait pour un entraînement miniature en vue des Jeux Olympiques d'été. Liège est également sur la liste des potentiels lanceurs de l'édition 2012. Un an plus tard, la Corse, un des seuls départements dont les routes n'ont jamais été empruntées, s'est portée volontaire. L'Île de Beauté lancerait bien le centième Tour de France de l'Histoire... tout comme l'Autriche et plus particulièrement Innsbruck. Adieu les chances de  Bayonne, Biarritz ou Saint-Jean-de-Luz !

Prendre une autre dimension

Le projet d'un Grand Départ sur la Côte Basque est donc malheureusement repoussé jusqu'en juillet 2014, au moins. D'ailleurs, cet objectif ne va pas se réaliser d'un claquement de doigts. Les collectivités locales doivent verser une somme importante à ASO** (l'organisateur de la Grande Boucle)... La dernière fois que le Tour est venu rendre visite dans notre région, il faut remonter à l'édition 2006, avec un départ d'étape de Cambo-les-Bains. L'arrivée d'étape la plus récente revient à Bayonne en 2003, avec la victoire de Tyler Hamilton (voir photo). Ce dessein doit également prendre de l'ampleur dans la région. D'ailleurs, en juillet dernier, un article a été rédigé sur cette idée loufoque. Pierre Carrey, journaliste au site Cyclismag.com et rédacteur sur le blog du Tour pour le quotidien Sud Ouest, a déclaré que "c'était une douce utopie mais que l'idée était plein de bon sens" (voir l'article ci-dessous). Un groupe sur le réseau communautaire Facebook a spécialement été créé pour que tous les partisans se rassemblent et forment un comité assez large (de 3000 à 5000 membres) pour pouvoir ensuite envoyer une candidature solide à ASO, après une entrevue positive avec des personnes intéressées par ce projet.

Les Pyrénées peuvent être évitées dès les premiers jours

En prenant la décision d'élire Monaco comme ville départ de la Grande Boucle 2009, les organisateurs se sont arrangés pour ne pas infliger d'entrée de jeu les Alpes au peloton... Non pas pour une question de forme concertant les 189 coureurs, mais pour une question de suspense. Auriez-vous vu Alberto Contador tuer la Grande Boucle après cinq étapes ? Non bien évidement ! L'Espagnol aurait rendu le Tour bien triste. Alors Christian Prudhomme a opté pour le plan B et a voulu longer la Méditerranée pour ensuite s'incruster deux jours en Espagne et en Principauté d'Andorre pour se rendre dans les Pyrénées. Le principe serait alors repris à l'identique pour le cas du Pays Basque : remonter progressivement vers les Landes puis Bordeaux. En 1992, la Grande Boucle s'est élancée de Saint-Sébastian (en Espagne), à une soixantaine de kilomètres de Bayonne. Mais à l'époque, Jean-Marie Leblanc, le patron de l'épreuve avait approuvé le fait de franchir le massif pyrénéen en premier lieu. C'est d'ailleurs à cet endroit que Richard Virenque s'est révélé aux yeux du grand public en prenant le Maillot Jaune à Pau.

La carte idéale ?

http://www.rmc.fr/images/article/e8SWbRedj5iQDeg3krW4rWe88Ber9gedQuicklook.jpg

Avec un Grand Départ, un chrono de vingt kilomètres dans les rues de Bayonne et d'Anglet, le tracé doit éviter d'épouser, d'entrée de jeu, le massif Pyrénéen. La solution est donc d'orienter le Tour vers Bordeaux et le Nord de la France (voir par ailleurs). Après une arrivée dans la capitale Aquitaine, direction Périgueux, Guéret, Châteauroux et Tours, pour quelques sprints. C'est d'ailleurs dans la ville où est jugée le final de la célèbre classique, qu'un contre-la-montre par équipes sera lancé vers Blois. Un remake du chrono de la Grande Boucle 2005. Cette cinquième étape sera déjà un tournant dans ce Tour de France. D'Orléans à Lons-le-Saunier, les sprinteurs auront de nouveau la part belle. Après neuf jours de course, il serait temps d'attaquer la montagne non ? Les Alpes se profilent à l'horizon. Deux grosses étapes attendent les coureurs, mais une journée de repos, bien méritée, interviendra à Annecy. Après vingt-quatre heures de "détente", les coureurs mettent le cap vers Gap pour ensuite longer la Mer Méditerranée (Marseille, Nîmes, Montpellier, Perpignan) pour quelques jours de transition. Enfin, façon de parler, car le vent aidera énormément les formations qui voudront bordurer et piéger ses adversaires, pour le Maillot Jaune, surtout les mauvais grimpeurs avant de partir à l'assaut des Pyrénées avec notamment une arrivée prévue au sommet du Pla-d'Adet, à Saint-Lary-Soulan. Les derniers massifs, escaladés lors de 16ème étape, Tarbes-Pau, devraient être l'Aubisque et Peyresourde. Du lourd en perspective. La remontée vers Paris s'effectue via Mont-de-Marsan, Montauban, Figeac, Clermont, Bourges et Chartes. Un jour après l'arrivée à Clermont et un jour avant le départ de Bourges, un contre-la-montre de 56,5 kilomètres est placé entre Moulins et Nevers pour définir la hiérarchie du Tour, définitivement, deux jours avant l'apothéose pour le leader du général sur les Champs-Elysées, à Paris.

1° étape : Bayonne-Bayonne (20 km, chrono individuel)
2° étape : Bayonne-Bordeaux (193 km)
3° étape : Périgueux-Guéret (201 km)
4° étape :
Châteauroux-Tours (185 km)
5° étape : Tours-Blois (58 km, chrono par équipes)
6° étape : Orléans-Auxerre (153 km)
7° étape : Troyes-Dijon (216 km)
8° étape : Dijon-Lons-le-Saunier (181 km)
9° étape : Lons-le-Saunier-Annecy (194 km)
Repos 1 : à Annecy
10° étape : Chambéry-Gap (182 km)
11° étape : Digne-les-Bains-Marseille (195 km)
12° étape : Marseille-Nîmes (221 km)
13° étape : Montpellier-Perpignan (162 km)
14° étape : Perpignan-Foix (161 km)
15° étape : Foix-Saint-Lary-Soulan (162 km)
16° étape : Tarbes-Pau (139 km)
Repos 2 : à Pau
17° étape : Mont-de-Marsan-Montauban (198 km)
18° étape : Figeac-Clermont-Ferrand (215 km)
19° étape : Moulins-Nevers (56,5 km, chrono individuel)
20° étape : Bourges-Chartes (196 km)
21° étape : Versailles-Paris-Champs-Elysées (133 km)

Total : 3469,5 km
2009 : 3459,5 km

Cette carte est en cours d'élaboration; elle peut être encore modifiée, surtout dans les parties montagneuses :
ALPES : 8 cols de HC et 1ère CAT dont 2 arrivés au sommet :
arrivées à l'Alpe d'Huez et/ou La Toussuire?
PYRENEES : 8 cols de HC et 1ère CAT dont 2  arrivée au sommet :
arrivées au Pla-d'Adet à Saint-Lary-Soulan et/ou au Plateau de Beille?

Mots clés : * BAB: Bayonne-Anglet-Biarritz ** ASO : Amaury Sport Organisation

SONDAGE CULTURE SPORT

Article rédigé par Pierre Carrey, le 12 juillet 2009 sur le blog du journal Sud Ouest spécial Tour de France 2009.

C'est une douce utopie. Il est bon de s'y accrocher après un passage des Pyrénées escamoté cette année. Le rêve : un grand départ de la côte basque, côté français. "On pourrait faire un peu la même chose à Bayonne ou Biarritz qu'à Monaco", estime Nicolas Greno. En février, ce passionné de sports originaire d'Anglet, 16 ans et demi, a créé sur le réseau communautaire Facebook un groupe intitulé : "Pour que le Tour de France s'élance un jour du Pays Basque..."

Son argumentaire est plein de bon sens. Lorsque le Tour s'élance de l'Hexagone, en alternance avec une ville étrangère, c'est une région qui prend en charge les opérations et se retrouve sous les feux des projecteurs. Il rappelle : "Le Tour de France est bien parti de Bretagne (2008, Brest - 1995, Saint-Brieuc & 1985, Plumelec), d'Alsace (2006, Strasbourg), de Vendée (2005, Fromentine & 1999 et 1993, Puy du Fou), du Nord-Pas-de-Calais (2001, Dunkerque & 1994, Lille), du Poitou-Charentes (2000 et 1990, Poitiers), de la Haute-Normandie (1997, Rouen), du Rhône-Alpes (1991, Lyon), de Loire-Atlantique (1988, Pornichet), d''Île-de-France (2003, Paris & 1986, Boulogne-Billancourt) alors pourquoi pas du Pays Basque ?"

La fibre régionaliste avant tout, Nicolas Greno la fait vibrer autour des coureurs locaux. Il explique : "Au Pays Basque, nous avons Romain Sicard et Pierre Cazaux qui progressent et sont susceptibles de disputer le Tour un jour. Alors, un grand départ près de chez eux, ce serait sympa". A 25 ans, Cazaux, l'un des meilleurs éléments du VC Lille-Roubaix Métropole pourrait intégrer à terme une formation ProTour, nanti de belles places d'honneur : il a terminé cette saison 4e du Tour du Loire Atlantique, 5e des Boucles de l'Aulne et 9e du Trophée des grimpeurs. Quant à Sicard, 21 ans, il s'affirme comme l'un des plus grands talents français. Néo-professionnel chez Orbea, la réserve continentale d'Euskaltel, ce grimpeur a remporté cette année une étape de la Ronde de l'Isard, une autre du Tour du Haut-Anjou, et surtout, au nez et à la barbe de toutes les équipes pro espagnoles, la Subida al Naranco.

Le Sud-Ouest a déjà accueilli deux prologues dans le Gers, à Fleurance, en 1977 et 1979. Depuis, plus rien. Le tracé se heurte aux Pyrénées trop proches. Quand faut-il les aborder ? Quelle importance leur réserver ? La réponse de 1992 eût un goût amer. Cette année-là, le Tour démarre du Pays Basque espagnol. Les organisateurs ont dessiné autour de Saint-Sébastien un prologue puis une première étape en ligne. La deuxième rallie Pau par le Col de Marie-Blanque. Le jeune Richard Virenque s'empare du maillot jaune à la faveur d'une échappée. Mais les Pyrénées s'en tiennent à ces modestes tapas avalés sur un coin de comptoir. Nicolas Greno compte bien envoyer un courrier aux organisateurs pour leur soumettre ses arguments. Il voudrait par ailleurs relancer son groupe Facebook, qui plafonne à une vingtaine d'adhérents.

Le projet séduit d'autant plus que les trois étapes pyrénéennes ont été victimes de sabotage. "Avec un tracé pareil, il ne fallait pas s'attendre à grand chose", a résumé David Moncoutié, pressé de questions par des supporters déçus. L'équipe Astana reconnaît sans rougir qu'elle ne voulait pas endosser le maillot jaune. Elle a donc laisser filer une échappée vers Arcalis. Rebelote le lendemain entre Andorre et Saint-Girons. A Tarbes, le verdict aurait pu être encore plus désarmant. Fedrigo et Pellizotti ont conservé sur la ligne 34 secondes sur un peloton de 75 coureurs ! Il s'en est fallu de peu pour qu'Oscar Freire (3e) s'impose. L'étape de l'Aspin et du Tourmalet remportée par un sprinteur, cette utopie-là a failli prendre chair.

Article réalisé par Nicolas Gréno l Images : Cyclingnews/Reuters

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G

Qui va financer ce départ?.Est ce que les collectivités ont été consultées?Quand je vois la carte théorique de ce tour, on est en plein délire. Il y a pratiquement un transfert tous les jours. Et
qui dit que les organisateurs souscriront aux propositions émises? (CLM par équipes, positionnement des étapes,etc... 


Et l'aspect politique avec les basques, que devient il? A mon avis ,il a beaucoup de travail avant de voir ce départ se concrétiser
Répondre
N


Nous n'avons pas encore contacté les collectivités puisque ce (tout petit) projet n'est encore qu'au stade de lancement. Quant à la carte, ce n'est qu'une idée pour (dé)montrer que l'on peut
éviter les Pyrénées d’entrée ;) De plus nous n’avons pas envie d’imposer NOTRE carte à ASO, qui en fera une autre bien mieux ! Nous n’avons pas cette prétention de tracer les cartes du Tour…
Concernant l’aspect politique, c’est peut-être là que ça va clocher, plus que l’aspect financier. 



M

La dimension politique n'est pas évoquée.
Il y a pourtant eu en 2003, des négociations avec les séparatistes Basques pour assurer au Tour un déroulement paisible.
Cela a même été un peu tendu (pour cause de colère du gouvernement espagnol).


Répondre
N

C'est vrai que la question politique mérite d'être posée dans l'article.
J'ajouterais un paragraphe dessus prochainement peut être.


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