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Europa League : La Liga renverse l'Europe du foot

par Emilien Gomez 18 Mars 2012, 10:00 Ligue des Champions & Europa

Malgré les critiques incessantes qui lui sont adressées, le championnat espagnol vient de prouver sa compétitivité en qualifiant cinq de ces pensionnaires pour les quarts de finale des différentes coupes d'Europe.

 

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Avec deux qualifiés en Ligue des Champions (Real et Barça) et trois en Europa League (Atletico Madrid, Bilbao et Valence), l'Espagne est le pays le mieux représenté sur la scène européenne - seul la Bundesliga qui compte trois qualifiés (le Bayern en LDC et Hanovre et Schalke 04 en EL). Ses détracteurs ont pour habitude de dénoncer un championnat à deux vitesse, une ligue déséquilibrée et sans intérêt. La récente élimination de United par l'Athletic Bilbao parle d'elle-même : ces gens-là se trompent sur toute la ligne.

 

Barça et Real domine l'Europe.

La Liga ne se résume pas un duel Barça et le Real. N'en déplaise à certains, le championnat espagnol n'est ni mort, ni voué à l'échec à cause de la rivalité entre les deux clubs les plus titrés d'Espagne. Bien évidemment, ces deux mastodontes du football sont tellement forts, leurs résultats sont si impressionnants et leur rivalité est si exacerbée, qu'ils en attirent tous les regards. Au point qu'on en oublie souvent de parler des autres formations. Trop souvent. Pourtant, Dieu sait qu'elles sont nombreuses à mériter, ne serait-ce qu'un peu, d'attention. Des équipes comme Bilbao, Valence ou encore l'Atletico Madrid ne sont pas à trente points du Real parce qu'elles sont des équipes de seconde zone, mais plutôt parce que le Real et le Barça sont au-dessus. Au-dessus de tous. Pas seulement en Espagne, mais aussi en d'Europe. Dire que ces deux-là domineraient n'importe quel championnat est loin d'être une hérésie. Bien que ce soit impossible à vérifier...

 

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Les deux « grands », des locomotives

Ce leadership ne doit pas être un poids, mais plutôt une force. L'incroyable réussite sportive de ces deux-là - avec à la clé de nombreux records de points et de buts - doit pousser les autres équipes à essayer de les rattraper. C'est dans ce sens que le Valence CF, avec son futur stade de 73 000 places et son centre de formation flambant neuf, ou encore Malaga, par l'intermédiaire de ses investisseurs Qataris, tentent d'être les nouvelles places fortes du football ibérique.

 

Ces deux clubs représentent également une magnifique vitrine pour la Liga. Lors de chaque clasico, tout le monde a les yeux rivés vers la péninsule ibérique. Leurs tournées estivales en Amérique du Nord et en Asie attirent des milliers de fans hystériques. La rivalité qui oppose Messi à Cristiano fascine la planète entière et représente un formidable locomotive.


La réussite européenne comme alibi

L'élimination de United (leader du plus grand championnat du monde) par l'Athletic Bilbao (petit septième de Liga) est un parfait exemple de la force du football espagnol. Outre les Merengue et les Culés, un bon paquet d'équipes méritent une plus grande considération.

 

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Entraînées par de grands (Bielsa) ou de futurs grands coaches (Pochettino, Emery), ces équipes pratiquent un style de jeu enivrant. Leur volonté de toujours marquer un but de plus que l'autre, tout en pratiquant un beau football est remarquable. Valence, Bilbao, l'Atletico, mais également l'Espanyol Barcelone ou encore Malaga sont autant de formations tout à fait agréables à regarder, et le prochain Athleti-Barça en finale de Copa del Rey s'annonce grandiose.

 

De plus, les « pépites », terme souvent employé dans le jargon footballistique, sont pléthoriques en Espagne. Nombreux sont les clubs étrangers qui lorgnent  en Espagne pour tomber sur le nouveau David Silva. Il faut dire qu'il y a de quoi faire entre les Muniain, Susaeta, Pablo Hernandez, Isco, Monreal, Tello et autres Cuenca. Et puis, il n'y a qu'à voir l'intérêt que porte Sir Alex Ferguson au petit Muniain pour comprendre...


En conclusion, loin de nier le problème de la dette de plusieurs clubs espagnols (490 M d'euros) ou de minimiser la puissance, un peu étouffante il faut bien le dire, du Barça et du Real, je cherche juste à démontrer que l'Espagne, ça n'est pas que ça. Pas que Real-Barça. La Liga BBVA regorge d'équipes et de joueurs talentueux. Mais pour le savoir, il faut la suivre régulièrement...



Article réalisé par Emilien Gomez
Crédit photos : AFP

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