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Giro 2012 : Beaucoup d’appelés, un seul élu (Partie 1/4)

par Julien Detroz 1 Mai 2012, 19:00 Giro

Avec moins de quarante kilomètres de contre-la-montre individuel, et surtout l’absence d’Alberto Contador au départ du Giro 2012, il est difficile d’établir un grandissime favori. Durant cette semaine, Culture Sport vous propose de passer en revue les principaux prétendants au maillot rose.

 
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John Gadret : Mai dans le viseur

John Gadret a franchi un cap l’an dernier. Il s’est définitivement inclus dans la cour des grands en obtenant une belle troisième place finale sur le Giro. Ses qualités intrinsèques de pur grimpeur l’ont aidé à gravir les redoutables cols transalpins. Depuis, le nordiste n’a plus été à la hauteur de ses résultats printaniers. Forcé par AG2R de prendre le départ du Tour, il n’a pu couvrir l’ensemble de l’épreuve, épuisé par le Giro extrêmement difficile. Cette contre-performance lui a ouvert les yeux sur ses capacités : il est préférable pour lui d’axer sa saison uniquement sur le mois de mai. Durant l’hiver, il prépare son objectif dans les labourés. Puis, il fait son retour sur la route, de manière très discrète. Mais en plein mois de mars, il souffre des dents, ce qui l’écarte des pelotons durant un petit temps. « Je me connais parfaitement et je sais maintenant le programme à suivre » tient à rassurer Gadret. En effet, le vainqueur de la onzième étape du Tour d’Italie a retrouvé une bonne condition en Romandie où il plaça quelques offensives. Toutefois, le parcours trop peu sélectif l’a empêché de prendre ses distances avec le peloton. Avec sa forme ascendante, il veut monter sur le podium final à Milan, lui qui a obtenu en 2011 la troisième place suite au déclassement de Contador. AG2R, n’ayant enregistré le moindre succès, compte énormément sur lui. Vincent Lavenu met à sa disposition le très bon Hubert Dupont et le prometteur Mathieu Perget pour l’aider dans sa quête.

 
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José Rujano : Le vent est son ennemi

Depuis son retour au plus haut niveau, José Rujano a considérablement pris du galon. Ayant un potentiel énorme en montagne, le Vénézuélien fût le seul à suivre Contador lorsque la route prenait de l’altitude sur la précédente édition. Sixième à Milan, le leader d’Androni Giocatolli aurait pu atteindre aisément le podium. Mais Rujano a perdu énormément de temps dans les étapes de plaines, le reléguant dans les profondeurs du classement général à l’entame des étapes montagneuses. Cette année, le natif de Santa Cruz devra rester vigilant, et perdre un minimum de secondes dans les efforts solitaires. Par contre, les pentes du Stelvio seront son allié, lui qui s’est déjà illustré au Langkawi, à la Semaine Coppi-Bartali, et au récent Tour du Trentin.

 
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Roman Kreuziger : Il préfère le rosé plutôt que le blanc

Débarquant chez Astana, Kreuziger affichait de belles ambitions à l’entame du dernier Giro. Le Tchèque n’a pas pour autant été transcendant, se consolant avec le maillot blanc du meilleur jeune. Cette année, le leader d’Astana ne pourra plus disputer ce classement, et souhaite viser plus haut qu’une modeste cinquième place. Il espère atteindre le podium, voire le maillot rose. Pour réaliser cette performance, il devra manœuvrer correctement ce Tour d’Italie : il doit impérativement anticiper les cols en prenant un capital temps lors des chronos. Ensuite, il doit prouver que son évolution en montagne n’est pas terminée. Sinon, la direction kazakhe peut très vite se lasser du talent tchèque, et s’orienter vers le prometteur Dyachenko. Lequel sort d’un Tour de Turquie conclu à une belle deuxième place finale. Kreuziger et son équipier disposeront d’une belle garde rapprochée avec Tiralongo, Zeits, et Seeldrayers.

 


Article réalisé par Julien Detroz
Crédits photos : AFP

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