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Grand Prix de Bahreïn : Renaissance(s)

par Nicolas Gréno 22 Avril 2012, 19:00 FORMULE 1

Le Grand Prix de Bahreïn est une course atypique. Construit au plein milieu du désert en 2003, il n'est guère réputé pour ses courses spectaculaires ; de mémoire de connaisseur, Bahreïn rime plus avec procession que passion. Après un allongement du tracé en 2010, le circuit retrouve sa physionomie «classique» avec notamment un enchaînement de courbes dont raffolent les pilotes.

 
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Les émeutes situées dans la capitale avaient contraint le gouvernement du pays à annuler l'épreuve l'an dernier. La situation à Manama (distante de trente km du circuit) ne s'est toujours pas apaisée, mais l'épreuve a été maintenue contre vents et marées. C'est donc dans une atmosphère tendue que s'est déroulée la quatrième épreuve du championnat du monde de Formule 1.

 

Les qualifications sont décidément très surprenantes depuis le début de saison ! Les Red Bull reviennent sur le devant de la scène avec une pole de Sebastian Vettel, son équipier Mark Webber partant troisième. Les deux autres évènements de cette séance sont la désastreuse vingt-deuxième position de Michael Schumacher (Mercedes) et la perf' de Daniel Ricciardo (Toro Rosso) qui s'est immiscé en sixième place ! Lors du départ, le jeune pilote Australien perd dix places au profit notamment de Romain Grosjean (Lotus) et de Fernando Alonso (Ferrari), qui virent quatrième et cinquième au premier virage ! Très vite, Vettel prend une avance confortable sur ses rivaux, et l'on note une Lotus E20 très véloce sur le circuit de Sakhir, puisque Raikkonen, parti onzième, se trouve  très vite aux portes du podium en compagnie de son équipier. Au dixième tour, Hamilton (McLaren) ouvre le ballet des arrêts aux stands. Un arrêt qui ne se déroule pas comme prévu pour l'Anglais qui perd près de dix secondes ! Peu avant la seconde vague de pit-stop, le champion GP2 2011 se fait passer par son équipier champion du monde 2007 mais les deux Lotus restent tout de même sur le podium virtuel. Raikkonen ne s'arrête pas là : il fond sur le leader en quelques boucles. Il tente même de se frayer un chemin à l'intérieur du premier virage, sans succès.

 

Vous pensiez que deux arrêts ravitaillements suffisent en F1 ? Que nenni ! Les pilotes s'arrêtent une troisième et dernière fois pour changer de pneus ; la Red Bull de l'Allemand s'engouffre dans la voie des stands suivi comme son ombre par le Finlandais. Les mécanos du team Autrichien réalisent un formidable travail qui permet à leur pilote de glaner une poussière de secondes précieuses. Derrière, les McLaren roulent dans l'anonymat, avec un Jenson Button qui abandonne à quelques encablures de l'arrivée sur problème d'échappement, il était septième. Son équipier Hamilton restera coincé par les deux Ferrari.

 
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Dès lors, les positions du podium resteront les mêmes, avec Vettel qui coupe la ligne d'arrivée en vainqueur, suivi de Raikkonen et de Grosjean ! Il faut remonter au GP de Belgique en 1998 avec Jean Alesi pour retrouver la dernière trace d'un podium français. Derrière, Webber et Rosberg (Mercedes) complètent le top 5 suivi par l'étonnant Di Resta (Sahara Force India) qui a bénéficié d'une stratégie à deux arrêts. Schumacher ferme la porte des points. Au classement des pilotes, Vettel se retrouve premier avec quatre points d'avance sur Hamilton. Chez les constructeurs, Red Bull renait avec une première place, et Lotus renait également de ses cendres en s'affirmant comme la troisième force du peloton ! Voilà qui ne déplairait guère à Colin Chapman, fondateur de la marque. Prochain rendez-vous en Europe sur le circuit de Barcelone dans trois semaines !



Article réalisé par Medhi Casaurang
Crédit photos : AFP, site officiel du championnat du Monde de Formule 1
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