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Julien Antomarchi : "C’est une belle aventure qui commence"

par Jérémy Bazin 24 Janvier 2012, 10:00 Les Frenchies de TT1

Onze ans passés à La Pomme Marseille ça force le respect. Cet hiver une page c’est tourné pour Julien Antomarchi, « c’était le bon moment », avance-t-il. Pour Culture Sport et pour ouvrir en beauté la rubrique Les Frenchies  de TT1, il revient sur son parcours, de ses débuts à aujourd’hui. Portrait.

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Une fidélité récompensée
Julien Antomarchi est né à Marseille, a grandi dans la cité phocéenne. Comme beaucoup de jeunes garçons, il a pendant longtemps fait du foot. Un adepte du ballon rond qui a découvert le vélo en famille le long des côtes de la Méditerranée. Là-bas ça monte et ça descend, pas étonnant de le retrouver aujourd’hui là où il en est : « J’ai commencé à faire du vélo en junior. J’aimais bien le vélo. Au début ça a été un peu dur, surtout au niveau technique car je n’étais pas très doué, mais je me suis bien intégré donc ça m’a aidé. Je me suis inscrit dans mon premier club à la rentrée en septembre 2000, la saison commençait en février et j’ai vite gagné ensuite. » Un premier succès après quelques souffrances et un petit problème au tendon d’Achille : «  J’ai eu des tendinites à cause d’un vélo mal réglé et d’une mauvaise transition lors de mon premier stage. Un peu de repos et c’était bien parti après. » Déjà à cette époque, il ne lâchait rien.

C’est à 16 ans qu’il décide de faire le pas et de s’inscrire en club. Le vélo c’est avant tout du plaisir, c’est donc bien normal pour lui de poursuivre sa passion dans une équipe. Après une petite hésitation le choix est rapide. Originaire de Marseille, il rejoint le Vélo Club La Pomme Marseille, ça ne s’invente pas : « J’habite entre Aix et Marseille. J’ai été voir l’équipe d’Aix mais j’ai préféré Marseille car on était mieux accueilli. Ensuite je n’ai jamais changé. » Onze ans de fidélité et de très bons moments : « C’était une des meilleures équipes amateurs en France, je m’y sentais bien, j’avais mes marques, alors pourquoi allez voir ailleurs ? ». Après avoir brillé en amateur avec ces couleurs, il passe pro en 2011. Le déclic peut-être, la confirmation de tout son talent un dimanche après-midi de février sur la deuxième étape du Tour du Haut-Var : « A ce jour c’est la plus belle. C’est une des grosses courses du début de saison. La Marseillaise, Bessèges, ce sont plus des courses de préparation pour se tester, il y a un plus haut niveau au Haut-Var, il n’y a qu’à voir le palmarès. J’étais avec Voeckler, on avait intérêt à coopérer. Lui gagnait le général, moi l’étape. » C’est donc à une centaine de bornes de chez lui qu’il a  pour la première fois levé les bras en professionnel. Un immense bonheur !

Skil-Shimano, un épisode difficile
En lisant ça, on pourrait croire que le chemin était tracé pour Julien Antomarchi. Se faire repérer à La Pomme avant d’intégrer une équipe du niveau supérieur. Eh bien non. En 2009, il connaît l’une des plus grosses déceptions de sa carrière. En stage chez Skil-Shimano, ça n’aboutira pas : « Skil ça aurait pu se faire. Je ne connais pas vraiment la vraie raison de leur refus. Le stage que j’ai fait avec eux ne s’est pas bien passé, j’étais tombé. Ils ont décidé de me juger sur quelques jours… Du coup ils ont recruté Alexandre Geniez qui était aussi à La Pomme, en plus il a fait une bonne fin de saison sur le Tour de l’Avenir notamment. Ils ont changé leur fusil d’épaule. C’était une déception, mais il a fallu repartir. Puis finalement les premières années je n’étais pas un leader chez La Pomme mais comme je suis resté longtemps et que j’avais de l’expérience, je le suis devenu petit à petit. » Il n’aura pas mis bien longtemps à se relever. C’est sur le vélo qu’il va répondre aux dirigeants de cette formation hollandaise en gagnant cinq fois en 2010, sa saison la plus prolifique.

En 2011, il ne fait donc que poursuivre sur sa lancée mais dans l’élite cette fois : « J’ai eu une belle victoire, mais je pense aussi avoir fait une bonne saison. Je termine troisième de Paris-Camembert, quatrième du GP du canton d’Argovie en Suisse… Gagner ça marque les esprits surtout quand on passe juste professionnel. » Une année réussie et justement récompensé lorsque plusieurs équipes sont venues frapper à sa porte : « Team Type 1 m’a contacté, c’était les plus intéressés. Je sais que des équipes françaises, notamment Auber, me suivaient aussi mais il fallait toujours attendre, les négociations traînaient. Mon agent à gérer tout ça pour moi. Finalement je suis très content d’avoir rejoint cette équipe, il y a un bon groupe, un grand projet et une bonne ambiance. »

Découvrir les épreuves World Tour
Après mûre réflexion il a donc décidé de s’envoler pour l’Amérique, découvrir une nouvelle culture et une deuxième équipe après plus de dix ans de carrière. Aujourd’hui,  à quelques jours de la reprise, il ne regrette absolument pas son choix : « C’est sûr qu’il faut s’adapter quand, mais ça ne change pas énormément à part qu’on est plus livré à nous-même. Mais Laszlo parle très bien anglais, donc ça aide pour l’intégration, en plus ils ont recruté un directeur sportif français aussi. Le stage c’est bien passé, c’est une belle aventure qui commence j’espère. » Et il pourrait même participer pour la première fois aux grandes courses internationales : « On attend toujours des invitations quand on peut en avoir, mais il y a beaucoup de demandes. On aimerait bien aussi  faire des courses comme Paris-Nice ou Tirreno-Adriatico, mais on n’a pas  un groupe avec de très grands noms donc c’est plus dur. En même temps c’est la deuxième année de Team Type 1 en continental pro, donc on espère beaucoup. » C’est en tout cas ce qu’il souhaite pour 2012 !


Article réalisé par Jérémy Bazin
Propos receuillis par Jérémy Bazin
Crédits Photos : Cyclingnews
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