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Julien Couraud : "Les Artzak ont un super groupe"

par Maxence Châble 7 Décembre 2011, 18:00 Les Artzak Basques

Après leur second titre de champion de France consécutif, nous avions interviewé une partie de l’effectif des Artzak. Les Artzak, pour ceux qui ne connaitraient pas encore, ce sont des joueurs de roller-hockey qui évoluent tous à Anglet. La ville Basque est double championne nationale en titre et désormais, depuis deux semaines à présent, double vice-championne d’Europe. Avant de disputer leur choc face à Rethel, pour le « classico » du championnat Elite, quelques membres du groupe Angloy ont bien voulu répondre à nos questions après leur terrible défaite en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions face à Valladolid, comme en 2010.

 

Aujourd’hui, c’est Julien Couraud qui s’y colle.


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Culture Sport : Quel est le sentiment qui l’emporte, quelques jours après cette finale ?
Julien Couraud : Ce qui vient sur le moment c’est bien sûr la déception. On se dit toujours que l’on aurait pu faire mieux. On se remémore le match une quinzaine de fois dans la tête en se disant «punaise si j’avais fait ci ou ça»… Mais c’est fait ! Je dois dire que je suis très, très fier des joueurs et du staff. Nous sommes quand même vice-champions d’Europe, ce qui n’est pas rien.

Culture Sport : Alors que vous n’êtes pas au top en championnat, vous arrivez quand même à faire vice-champions d’Europe. C’est la preuve d’un grand mental et de beaucoup de talent…
Julien Couraud : On a longtemps décrié Anglet comme quoi nous n’avions pas de mental. Je crois que sur cette Coupe d’Europe, on a démontré que nous en avions. Le talent, bien sûr nous l’avons, mais on sait aussi que ça ne suffit pas dans le haut niveau. Si nous avons été vice-champions d’Europe, c’est en ajoutant au talent le travail de tout un début de saison. Même s’il n’a pas été comme nous le souhaitions. Mais on a su s’en servir et c’est derrière nous.

Culture Sport : Comment a été vécu le changement de salle, après « l’inondation » de la salle initiale ?
Julien Couraud : Le premier match a, je crois, été l’un des pires que j’ai pu faire. Nous ne pouvions clairement pas jouer. Il y a eu un problème d’humidité, ce qui mouillait la piste. On ne pouvait pas patiner. Nous n’avions aucun appuis, c’était vraiment difficile. L’organisation a donc décidé de changer de salle pour revenir à l’ancienne (une plus petite). Mais là non plus ce n’était pas si simple que cela. Certes le terrain était bien sec, mais le palet était comme une balle rebondissante. Mais c’était pareil pour tout le monde. Il fallait donc faire avec. C’était quand même mieux que la salle inondée. C’est quand même dommage parce que je pense que les matchs auraient été différents sur le grand terrain. Nous aurions été plus à l’aise et cela aurait été plus joli à voir.

Culture Sport : C’est la deuxième fois que Valladolid vous bat en finale. Ils sont un peu le Barcelone du Roller Hockey, mais qu’ont-ils de plus que vous ?
Julien Couraud : De l’argent ! (rires). Non sérieusement on n’a rien à envier à Valladolid. C’est vrai qu’ils sont champions deux fois d’affilé, mais Rethel l’a fait aussi. Je n’échange pour rien au monde mon équipe contre la leur. Ils ont de bonnes individualités c’est clair, mais nous avons un super groupe. La différence se fait peut-être sur le fait que les mecs qui sont là-bas sont des joueurs d’expérience. Ils ont des années de roller hockey et de hockey sur glace derrière eux. Ce sont tout sauf des manchots. Ils savent totalement gérer ce genre de match pour la plupart. Nous, il nous manque un poil de maturité pour arriver à gagner ces matchs, mais ça viendra. Je ne m’inquiète vraiment pas pour ça.

Culture Sport : Désormais, vous pourrez vous concentrer uniquement sur le championnat. Pensez-vous pouvoir combler le retard présent sur Rethel ?
Julien Couraud : Le Championnat et la Coupe de France en effet. Rethel fait un bon début de saison, c’est clair. Ils sont premiers avec six points d’avance sur nous. Ils possèdent une très bonne équipe, mais on se retrouve le 10 décembre à Anglet pour un bon petit match à jouer. Donc on va essayer de ne pas trop les laisser partir devant, histoire qu’il y ait un peu de suspens (rires).

Culture Sport : D’ailleurs, comment expliques-tu le début de saison en demi-teinte ?
Julien Couraud : Il y a toujours des hauts et des bas dans une équipe. Là, nous avons traversé un moment difficile. Mais maintenant, comme je le disais toute à l’heure, c’est derrière nous. On va s’en servir, et avancer avec ça. C’est sûrement un mal pour un bien.

Culture Sport : Grenoble a fait tomber Rethel et Anglet. Que penses-tu de cette équipe ?
Julien Couraud : Ils sont venus nous battre chez nous, après avoir fait tomber, aussi, Rethel. C’est une nouvelle équipe cette année. Des anciens sont partis laissant place à des jeunes bourrés de talents comme Théo Fontanille, Lambert Hamon, ou Benjamin Lapresa, qui sont l’avenir. En plus de quelques recrues comme Lucas Orts et Jeff Zapata. Vous prenez ces jeunes mélangés avec les « anciens », comme Notturno et Rebuffet (qui doivent bien être derrière les jeunes, surtout connaissant Rebuff), et l’équilibre est trouvé. J’ai vu une équipe vraiment soudée avec une bonne ambiance et une envie énorme à Anglet. Je ne suis donc vraiment pas étonné de les voir où ils sont. Que ce soit au niveau du championnat ou lors de la Coupe des Confédérations.

Culture Sport : Durant les deux Coupes d’Europe à Caen et Valladolid, nous avons pu voir de grandes salles, comparé à la Pignada d’Anglet. Il parait qu’une salle plus grande est libre, pourquoi ne pas s’y installer ?
Julien Couraud : C’est une bonne question. Il faudrait demander à la Mairie d’Anglet. Mais ce n’est pas si facile que cela. C’est sûr que l’on aimerait tous avoir une salle consacrée au roller hockey, avec nos propres vestiaires, notre sol adéquat. Mais bon, on ne va pas se plaindre non plus. La Pignada est une salle un peu moins fringante que celle de Valladolid ou Caen, mais elle est tout de même pas trop mal ! Après, on espère que nos résultats feront qu’un jour nous aurons cette salle. Mais pour ça il faut gagner et être en haut le plus longtemps possible…

 

Propos recueillis par Maxence Châble l Image : Roller Hockey and Fun

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