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Julien Desprès #1 : "L'objectif est de gagner aux Jeux de Londres"

par Nicolas Gréno 17 Février 2012, 20:00 Ramons avec Julien Desprès

Petit à petit, les Jeux Olympiques se rapprochent. Plus que cent soixante jours avant la cérémonie d’ouverture. Culture Sport vous propose d’aller à la rencontre de sportifs qui seront sans doute de la fête à Londres à partir du 27 juillet. Aujourd’hui, place à l’aviron avec Julien Desprès, médaillé de bronze lors des JO de Pékin. Le Francilien, devenu Bayonnais d’adoption, nous a accordé une interview.

 

Culture Sport : Julien, pourriez-vous vous présentez brièvement ?

Julien Desprès : Je suis un rameur en préparation pour les Jeux de Londres avec le club de l’Aviron Bayonnais. Je concilie mes deux entrainements quotidiens avec mon travail à Cofely, où je suis ingénieur en efficacité énergétique. Je ne suis pas aussi grand ni aussi puissant que mes coéquipiers et mes adversaires, mais j’ai une bonne glisse et un caractère de pitbull.


cofely-porte-drapeau.jpgCulture Sport : Pourquoi avoir rejoint l'Aviron Bayonnais ?

Julien Desprès : Après notre médaille de bronze aux JO de Pékin, j’avais besoin d’un nouveau défi pour renouveler ma motivation. Je savais que j’arrivais à un tournant de ma carrière et qu’il me fallait trouver un nouvel équilibre autant sportif que professionnel pour organiser l’olympiade 2008-2012. Le fait de pouvoir partager ses expériences de haut niveau avec de plus jeunes seniors -mais non moins talentueux- Traille, Montet, Bellon, Bertrand, Gonzalez, rentre dans mon identité. C’est un vrai projet sportif. Cette nouvelle émulation nous a permis de progresser en prenant beaucoup de plaisir et je suis extrêmement heureux que les résultats aient suivi. Mon projet a pu devenir réalité avec le soutien de Cofely qui me permet de concilier ma vie de sportif de haut niveau avec un travail passionnant au cœur des préoccupations d’aujourd’hui et de demain, la maitrise de l’énergie (de sa consommation en fait). 

Et puis je tiens à souligner que de pouvoir aller courir trois heures dans les montagnes, s’aérer l’esprit du côté d’Hondarribia, c’est une richesse énorme qu’on soit sportif ou pas. La Nive protégée, les lignes droites de l’Adour, un climat doux toute l’année, c’est un peu le paradis des rameurs et ce n’est pas pour rien que les deux clubs d’aviron sont en première division !

 

Culture Sport : C'était dans la perspective des Jeux Olympiques de Londres que vous êtes venu à Bayonne ? Allez-vous rester après ces Jeux ?

Julien Desprès : Après tous les efforts que je demande à mon corps et peut être plus encore à mon mental, j’aurai besoin de souffler, c’est à peu près la seule chose de sûr ! Je compte bien faire remonter mon taux de présence au boulot et, a minima, de continuer à participer à la vie sportive locale, il y a tellement de choses positives qui y sont transmises !


champions.jpg

Culture Sport : Quel sera votre ou vos objectif(s) lors de ces JO ? Faire mieux qu’à Pékin quatre ans plus tôt ?

Julien Desprès : Notre objectif est de gagner. C’est ce pourquoi mes coéquipiers et moi, mais aussi toute l’équipe qui nous accompagne avons mis en place toute cette organisation, toute cette rigueur. C’est ce à quoi on pense dans les difficultés. « Fort est qui abat, plus fort est qui se relève » dit-on. Ce sera en tout cas le plus important de ce qui restera quelque soient les médailles que j’aurais pu avoir gagné.   


Culture Sport : Vous avez été champion du Monde en équipe, c'est plus beau de gagner à quatre (avec Jean-Baptiste Macquet, Dorian Mortelette et Germain Chardin) qu'à deux ?

Julien Desprès : Mon bateau de prédilection a toujours été le quatre, c’est là où je trouve que les relations humaines sont les plus fortes et en même temps permettent à chacun d’exprimer son identité. 

 

Culture Sport : A quatre, c’est plus dur pour la coordination ou plus facile comme il y a plus de force ?

Julien Desprès : C’est un bateau très technique, qui permet de démultiplier les sensations…Après chaque bateau, chaque forme de coque, chaque coéquipier demandent une adaptation en terme de reprise de l’appui, de cohésion, de précision.


Culture Sport : Pour la petite touche d'humour, ça vous fait quoi d'être champion du Monde en Nouvelle-Zélande (sur le lac de Karapiro) alors que notre XV de France n'a pas réussi à décrocher le graal dans ce pays ?

Julien Desprès : La perf des rugbymen a été un très grand moment de sport, de volonté collective. Il y a beaucoup de points communs entre le rugby et l’aviron comme l’équilibre entre « le combat » et « le talent » et ça ne m’étonne pas que la Nouvelle Zélande soit une nation majeure dans ces deux sports.


debouts.jpg

Culture Sport : Mis à part cette médaille Olympique et ce titre mondial, quel est votre palmarès ?

Julien Desprès : J’ai été vice-champion du Monde Junior en 4 à Zagreb en 2000, champion du Monde Espoir en 4 à Gênes en 2002, remplaçant en 8 aux Jeux Olympiques d’Athènes en 2004, champion d’Europe en double en 2008 mais aussi six fois champion de France avec Bergerac de 2001 à 2009 et deux fois avec l’Aviron Bayonnais de 2009 à aujourd’hui.


Culture Sport : Qu'envisagez-vous après votre carrière ? Etre ingénieur en efficacité énergétique à plein temps ?

Julien Desprès : On verra…


Culture Sport : Ouvrir les Fêtes de Bayonne, c'est beau ? Comment avez-vous réagi lorsque l'on vous a contacté pour lancer les clés depuis le balcon de la mairie ?

Julien Desprès : C’est magique, et en plus ça fait plaisir pour l’exposition de mon sport !


Culture Sport : Si nous lançons une candidature pour un Grand Départ du Tour de France de Bayonne, vous nous soutenez ?

Julien Desprès : Ça pourrait être un très joli coup et ce d’autant plus si le milieu du cyclisme confirme sa lutte contre les dopés.

 


Article réalisé par Nicolas Gréno
Propos recueillis par Nicolas Gréno
Contact : nicolas.greno@culturesport.info
Crédit photos : Julien Desprès, Félix Dieu

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