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Julien El Farès : "Tenter l'aventure TT1 pour tourner la page Cofidis"

par Jérémy Bazin 27 Janvier 2012, 10:00 Les Frenchies de TT1

Comme Julien Antomarchi, Rémi Cusin et Lazlo Bodrogi, Julien El Fares portera le maillot du Team Type 1 pour cette saison 2012. A quelques jours de la reprise, il espère que cette année sera synonyme de réussite après une difficile fin à Cofidis. Pour Culture Sport il revient sur sa passion, le cyclisme, de ses débuts à aujourd’hui. Portrait.

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Sa passion : « J’ai commencé le cyclisme très jeune. Petit je faisais tout le temps du vélo. Mes parents m’ont inscrit en club. C’est un sport qui m’a toujours plu, en plus mon père en faisait. Quand on est petit on peut être attiré par le foot mais moi je l’étais par les sports à deux roues. Le vélo me faisait rêver. »

Ses débuts : « J’ai été pendant six ans dans le même club et j’ai évolué dans toutes les catégories. La première année n’a pas été super. J’ai commencé à avoir des bons résultats à partir des benjamins. Je n’ai jamais été un gros gagneur en jeune, mais j’étais régulier. Pour changer et évoluer plus vite je suis parti à La Pomme en cadet. J’ai passé deux ans, ensuite j’ai pris la décision de rejoindre Aix, car ils m’offraient de meilleures perspectives pour mon avenir. C’était un vrai tremplin pour les pros. En plus ils avaient un partenariat avec Cofidis, ce qui m’a permis d’être stagiaire chez eux avant de signer pro. Cofidis a décidé de me faire confiance assez tôt. »

"Décrocher une victoire c’est énorme"

Première victoire : « Durant les premiers mois, c’était difficile. Quand on arrive en tant que néo-pro c’est dur. En amateur j’étais protégé, là j’avais le rôle d’équipier, porteur de bidons. La deuxième année je me suis fait connaître du grand public on gagnant une étape de Tirreno-Adriatico. On n’y croit pas trop, décrocher une victoire c’est énorme en plus sur une course World Tour. C’était une semaine euphorique pour moi, je fais aussi deux fois sixième sur les plus dures étapes au milieu des grands noms. Des coureurs que je regardais à la télé et là j’arrivais à les suivre ! »

Le Tour de Wallonie 2009 : « Le Tour de Wallonie c’est super bien passé pourtant je ne m’étais pas bien préparé. J’avais coupé après les championnats de France et je reprenais juste l’entraînement sans avoir de bonnes sensations. Mais sur la course j’étais très bien, dès le premier jour j’ai attaqué. J’ai couru intelligemment, j’étais dans un groupe de quarante et je suis à l’initiative des trois qui vont au bout. Je ne gagne pas l’étape mais comme j’étais le mieux classé au général j’ai pris le maillot de leader que j’ai su conserver. »

Tour Méditerranéen 2010 : « Je gagne une étape controversée, et raccourcie. On a été informé dans les oreillettes que l’arrivée était déplacée. On m’a dit de jouer comme pour la gagne, alors j’ai tout donné. Je ne vais pas cracher dessus, mais elle est un peu spéciale cette victoire. »


"Je retiens de bonnes choses et de moins bonnes"

La saison 2011 : « Je retiens de bonnes choses et de moins bonnes. J’avais une moins bonne condition en février, j’étais moins bien préparé. J’ai mal géré l’amorce du début de saison mais je fais un bon Paris-Nice. Je devais travailler pour Taaramae et saisir une opportunité pour jouer ma carte si elle se présentait. J’ai été récompensé par une troisième place à Nice mais j’attendais un peu plus, c’est dommage car je perds du temps au général l’avant dernier jour. Cette saison m’a apporté beaucoup d’expérience, mais je regrette que ça ne se soit pas bien fini chez Cofidis. Je suis déçu de certaines attitudes. »

Le Tour 2011 : « Je pensais tenter un truc au général mais j’ai mal commencé avec cette chute sur la première étape. On a eu beaucoup de pépins, de crevaisons, du coup on a jamais eu de repos. Je voyais le général s’éloigner et comme je travaillais pour mes leaders, c’est plus délicat de pouvoir jouer sa carte. J’ai donc visé des étapes, j’ai beaucoup attaqué, mais sans réussite. C’est le Tour ! »

"On m’a fait comprendre que je devais partir"

Son départ : « Je sentais que le moment était venu de changer d’équipe. J’avais besoin d’un nouveau challenge surtout que je sentais une perte de confiance chez les dirigeants. On ne peut pas rouler pour un leader et gagner en même temps. En plus il y a eu un problème avec le prolongement de mon contrat. On m’a fait comprendre que je devais partir. »

Team Type 1 : « Je m’étais dit que si j’avais l’occasion, pourquoi ne pas aller à l’étranger pour découvrir de nouveaux horizons. Il n’y avait rien de mieux pour changer d’environnement. J’ai donc décidé de tenter l’aventure pour tourner la page. Team Type 1 est la première équipe qui m’a montré le plus d’envie. J’étais aussi en contact avec d’autres équipes mais c’était en attente. Si on n’a pas envie de travailler avec moi autant me le dire tout de suite et pas attendre octobre. Je suis très motivé dans cette nouvelle équipe et j’ai envie de m’investir à 200%. Team Type 1 avait la volonté d’intégrer des coureurs français du fait du sponsor Sanofi. L’ambition est aussi de pouvoir participer aux grosses courses françaises. »

Le maillot : « Les couleurs sont assez mélangées, ce n’est sans doute pas le plus beau maillot mais il est aux couleurs du sponsor. Il faut respecter ce maillot, et j’ai envie de gagner avec. L’habit ne fait pas le moine comme on dit. »

2012 : « J’espère des victoires, des bons résultats. Faire de belles places sur les grandes courses où on pourrait être invité. J’ai envie d’être régulier et pourquoi pas faire un grand tour. »


Article réalisé par Jérémy Bazin
Propos recueillis par Jérémy Bazin
Crédits Photos : Cofidis, TT1

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