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Kévin Chazalon : "Vice-champions d'Europe, ce n'est pas rien !"

par Maxence Châble 8 Décembre 2011, 21:22 Les Artzak Basques

Après leur second titre de champion de France consécutif, nous avions interviewé une partie de l’effectif des Artzak. Les Artzak, pour ceux qui ne connaitraient pas encore, ce sont des joueurs de roller-hockey qui évoluent tous à Anglet. La ville Basque est double championne nationale en titre et désormais, depuis deux semaines à présent, double vice-championne d’Europe. Avant de disputer leur choc face à Rethel, pour le « classico » du championnat Elite, quelques membres du groupe Angloy ont bien voulu répondre à nos questions après leur terrible défaite en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions face à Valladolid, comme en 2010.

 

Après Julien Couraud hier, c’est Kévin Chazalon qui se prête au jeu de l’interview.


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Culture Sport : Quel est le sentiment qui l’emporte quelques jours après cette finale ?

Kévin Chazalon : Je dirais un sentiment partagé. D'abord le regret car perdre une finale n’est jamais réjouissant … Alors perdre une deuxième finale de Coupe d'Europe d'affilé, c'est vraiment blasant ! Même si on s'est fixé comme objectifs le championnat de France, la Coupe de France et la Coupe d’Europe, il ne nous reste que cette dernière à inscrire au palmarès. Le deuxième sentiment qui vient avec un peu de recul est la joie puisque nous avons fini quand même vice-champions d'Europe, ce n'est pas rien !

Culture Sport : Alors que vous n’êtes pas au top en championnat, vous arrivez quand même à faire vice-champions d’Europe. C’est la preuve d’un grand mental et de beaucoup de talent…

Kévin Chazalon : Il est vrai que nous rencontrons quelques difficultés en championnat. Mais, même si le recrutement a été très bon, nous avons changé un tiers de l'effectif ! Nous devons prendre nos marques, essayer plusieurs combinaisons… Mais ce qui est sûr c'est que les trois défaites en championnat et celle en finale n'ont fait que nous rapprocher les uns des autres, et c'est un mal pour un bien !

Culture Sport : Comment a été vécu le changement de salle, après « l’inondation » de la salle initiale ?
Kévin Chazalon : Après les premiers matchs joués sur un terrain plus que glissant, l'organisation a demandé à chaque équipe si elle ne préférait pas aller jouer dans l'ancienne salle. Une salle qu'on connait très bien et qui, même si elle plus petite, reste une bonne salle.

Culture Sport : C’est la deuxième fois que Valladolid vous bat en finale. Ils sont un peu le Barcelone du roller hockey, mais qu’ont-ils de plus que vous ?

Kévin Chazalon : Valladolid a de bons joueurs espagnols, mais ils ne sont que quatre ou cinq ! Les autres sont des étrangers qui viennent juste pour la Coupe d'Europe. Ils ont fait venir trois internationaux Tchèques et deux Américains juste pour ce week-end ! Ce qui leur a coûté tout de même 18 000 euros. Mais le règlement le permet donc… Certains penseront que ce n’est pas très fair-play mais quand vous avez en face de vous, à l’engagement, des joueurs qui sont parmi les meilleurs du monde, c'est une très grande sensation !

Culture Sport : Désormais, vous pourrez vous concentrer uniquement sur le championnat. Pensez-vous pouvoir combler le retard présent sur Rethel ?

Kévin Chazalon : Rethel a six points d'avance sur nous, ce qui fait deux victoires. Mais c'est un calcul que nous ne faisons pas. Nos objectifs sont la Coupe de France et le championnat maintenant. Et il y a un calcul très simple à faire : si nous gagnons tous nos matchs, nous aurons rempli nos objectifs ! Donc nous prenons match après match, en espérant gagner.

Culture Sport : Grenoble a fait tomber Rethel et vous-même. Que penses-tu de cette équipe ?

Kévin Chazalon : Grenoble est une équipe très homogène qui mixe l'expérience des "vieux" et la fougue des "jeunes". C'est une équipe talentueuse qui a réussi à faire tomber le champion et le vice-champion de France, mais qui a fait un nul à domicile contre l'un des promus. Le championnat n'a jamais été aussi serré et pour moi Grenoble est une équipe à surveiller qui sera, à coup sûr, qualifiée pour les play-offs.

Culture Sport : Durant les deux Coupes d’Europe, à Caen et Valladolid, nous avons pu voir de grandes salles comparé à la Pignada d’Anglet. Il parait qu’une salle plus grande est libre, pourquoi ne pas s’y installer ?

Kévin Chazalon : La salle Saint-Jean est bien plus grande que la Pignada en terme de nombre de place. Elle est plus confortable. Malheureusement, la mairie a investi l'an dernier dans un parquet assez coûteux pour l'équipe de handball et l'ancienne équipe de basket. C'est un parquet que l'on ne peut utiliser avec les rollers ! La Pignada a ses défauts, mais la mairie fait ce qu'il faut pour l'améliorer.

Je tiens à remercier tous ceux qui nous ont suivi, encouragé, ou qui font le déplacement pour nous voir ! Et j'espère que vous allez continuer l'aventure avec nous !

Propos recueillis par Maxence Châble l Image : Artzak/Bats

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