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Laszlo Bodrogi : "Profiter de chaque occasion pour se montrer"

par Jérémy Bazin 25 Janvier 2012, 10:00 Les Frenchies de TT1

A 35 ans et après plus d’une décennie passée dans le peloton professionnel, Laszlo Bodrogi est un coureur d’expérience. Le plus expérimenté même des Français présents dans les rangs de Team Type 1. Cette équipe il l’a rejoint à l’aube de la saison 2011. Celui qui est certainement le plus Hongrois des Français qui s’est livré à Culture Sport. Portrait.

http://www.teamtype1.org/news_stories/reports/images/179-a.jpg
Le vélo plutôt que les études
Laszlo Bodrogi a eu 35 ans en décembre dernier. Le vélo s’est sa passion, une véritable partie de sa vie. 35 ans et presque autant passé à pédaler. Après s’être essayé à plusieurs sports, il a très vite compris que le cyclisme était celui qui l’attirait le plus : « Je faisais souvent du vélo avec les copains. Ça me plaisait beaucoup alors j’ai eu envie d’essayer la compétition. J’ai commencé les entraînements en 1988, à douze ans. Depuis j’y suis, j’ai toujours continué. J’avais du judo, du basket, d’autres sports à l’école mais rien ne m’inspirait vraiment. » Un bon choix quand on regarde son parcours. Né à Budapest, il est arrivé en France, en famille, et a porté successivement les couleurs de l’AC Besançon et du CC Etupes : « Quand j’ai commencé j’étais souvent placé, et quelques victoires chez les minimes. Ensuite j’ai de plus en plus gagné. Au fur et à mesure j’ai passé les niveaux pour arriver en élite. A partir de 1996, avec ma famille on a décidé de se concentrer sur une carrière cycliste, du coup j’ai arrêté l’université. »

Le chrono, sa spécialité
Des résultats probants qui ont attiré les regards de grosses formations. Depuis 2000 il est toujours resté dans les rangs d’équipes renommées : « Je suis arrivé en 2000 chez Mapei. Je suis resté trois ans, avant que l’équipe s’arrête. Quick Step a alors repris les coureurs sous contrat. J’ai fait deux saisons avant de rejoindre le Crédit Agricole. Là aussi il y a eu le même problème avec les sponsors et il fallait trouver une autre équipe. J’ai rejoint Katusha mais je n’ai pas aimé l’ambiance alors à la fin de mes deux ans de contrat je suis parti chez Team Type 1, c’est la seule offre que j’avais donc je n’ai pas vraiment eu le  choix. » Quand il fait le point sur le chemin parcouru en pro, il peut être ravi, avec toutefois une petite déception, le sentiment que l’aventure dans une équipe française s’est terminée prématurément : « J’ai eu des bons résultats à la Mapei, notamment une troisième place aux Championnats du Monde du chrono. C’est dommage qu’il n’y ait pas eu  de suite au Crédit Agricole, mais ça arrive plus souvent maintenant que les équipes doivent arrêter à cause du départ des sponsors… »

Son palmarès a de quoi impressionné. Lui retient surtout ses bonnes performances aux mondiaux lors des contre-la-montre ou encore sa victoire au Tour du Luxembourg. Et quand on regarde d’un peu plus près encore toutes ses belles performances, on s’aperçoit que la majorité ont été réalisées sur des chronos : « J’ai un physique qui m’avantage. Le mental fait beaucoup aussi car il faut rester bien concentrer sur tout le parcours. C’est aussi un travail régulier spécifique à cette épreuve. Si on fait le travail à l’entrainement, on se sent bien aussi en course. » Ses dix titres de champion national de Hongrie parlent d’eux-mêmes. Oui vous avez bien lu, de Hongrie : « Ce ne sont pas mes titres en Hongrie qui m’ont permis d’être professionnel, mais bien sûr je vais essayer d’en gagner un en France le plus vite possible. »

Premier Français chez TT1
En 2007, Laszlo Bodrogi a été naturalisé Français. Et c’est en 2010 qu’il a pour la première fois participé aux championnats de France à Chantonnay : « J’aurais dû changer depuis beaucoup plus longtemps. On l’avait envisagé lorsque mon père travaillait en France, mais après on est reparti en Hongrie. En France, le niveau est beaucoup plus intéressant. » C’est donc bien en tant que coureur tricolore qu’il a rejoint Team Type 1. C’est aussi avec grand plaisir qu’il accueille trois compatriotes cette saison dans l’équipe américaine : « Ce n’est pas trop mal d’avoir des équipiers avec qui on peut avoir des contacts plus faciles pendant les courses. Surtout qu’on n’a plus le droit au radio, personnellement ça ne me dérange pas. Avoir plusieurs équipiers qui parlent la même langue ça aide forcément lorsqu’on doit mettre une tactique en place, ou réagir pendant la course. »

Team Type 1, une formation qui évolue en continental pro avec de grands projets pour l’avenir. Pour passer une nouvelle étape, des invitations seraient les bienvenues : « Ca dépend en grande partie de nous. J’espère qu’on va mieux commencer la saison que l’année dernière et qu’on aura de grandes victoires. Il faut profiter de chaque occasion pour se montrer. » Le Franco-Hongrois fera tout pour apporter sa pierre à l’édifice et renouer avec le succès qui le fuit depuis plusieurs années. Son souhait ? « Gagner le plus possible ».


Article réalisé par Jérémy Bazin
Propos receuillis par Jérémy Bazin
Crédit Photo : Team Type 1
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