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Le sport au XXème siècle (3/11)

par Gwendal Le Priellec 3 Février 2012, 10:00 Leçons sportives

Du 1er au 11 février, Gwendal ressort ses cours. Il vous offre sur Culture Sport une leçon sur l’histoire du sport. Aujourd’hui, découvrez la seconde partie du premier chapitre.

 

  Spartakiade.jpg

 

B. Le corps sportif reflet de l’individu supérieur

 

1. Les totalitarismes et le corps

On rentre dans le XXe siècle avec la guerre, c’est une période de grande destruction des corps (mutilés, gueules cassées). La guerre fait entrer le XXe siècle dans le « siècle des totalitarismes », où se développe un idéal imposé à la nation : « l’homme nouveau », un idéal qui prône l’entretien du corps. Les pays européens veulent oublier la guerre par l’exhalation du corps juvénile. On cultive la beauté physique (c’est l’idée de futurisme en Italie) tout en créant une solidarité autour de la nation. Le fascisme, qui veut bâtir une nouvelle société, privilégie l’athlétisme, les sports collectifs, qui se pratiquent dans des groupements (jeunesses communistes). Ce sont les modèles de l’homme nouveau. Cette démarche passe également par le cinéma, avec des réalisateurs tels que Riefenstahl (La victoire de la foi) ou encore Leni. En URSS, la jeunesse participe aux grands rassemblements sportifs, comme les Spartakiades (une réponse soviétique aux olympiades). L’objectif de ces régimes est de donner un modèle à travers des jeux, des films, des sculptures. L’homme nouveau doit être beau, musclé, en bonne santé, dévoué à l’état et à l’idéologie.

 

2. La guerre aboutissement du sport

Le totalitarisme veut préparer la guerre. Les sportifs sont ou deviennent des militaires. Ainsi, l’armée est organisatrice de sport : le soldat doit être capable d’exploits, le tout dans un contexte de nationalisme, de supériorité du pays, de la race, comme en Allemagne lors de la première moitié du XXe siècle. On retrouve cela dans les films de propagande.

 

3. La victoire récompense des « peuples sains »

Lors de la victoire, on présente une armée composée de jeunes, qui va rimer avec modernité (chewing-gum), alors que le vaincu est présenté comme faible. C’est une instrumentalisation du sport par le totalitarisme. Le sport devient une activité indispensable après la guerre (Trente Glorieuses).

 


Article réalisé par Gwendal Le Priellec

Crédit photo : Wikipedia

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