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Le sport au XXème siècle (4/11)

par Gwendal Le Priellec 4 Février 2012, 10:00 Leçons sportives

Du 1er au 11 février, Gwendal ressort ses cours. Il vous offre sur Culture Sport une leçon sur l’histoire du sport. Aujourd’hui, découvrez la troisième et dernière partie du premier chapitre.    

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C.  Une contradiction : le sport bon pour le corps, mais le corps au service du sport

 

1.  Faire du sport pour vivre mieux

Après la guerre se développe la Sécurité Sociale, la médecine réparatrice et préventive. On a un désir de perfection physique (féminisme). Ainsi, le sport devient un comportement nécessaire. L’image des stars, relayée par les médias, accentue l’idée que le sport permet de mieux vivre, d’être beau, en bonne santé. Le sport devient alors une obligation morale. La pratique du sport concerne tout d’abord les hommes, puis les femmes (féminisme). Les hommes sont plus adeptes de sports d’équipe, comme le football : c’est la démocratisation du sport. Cette démocratisation est un phénomène continu, qui puise ses racines dans la presse (conseils pour la pratique, presse spécialisée), qui s’adresse aux pratiquants comme aux supporters. Plus récemment, des campagnes de publicité orchestrées par des sportifs apparaissent, ce qui profite à certaines firmes commerciales (on associe un produit à la pratique sportive (Contrex…)). Le sport n’est plus un jeu de distraction, un loisir, mais devient un moyen de se soigner (c’est par exemple le cas des randonnées ou de la Journée du cœur pour les clubs du troisième âge).

 

2. Le médecin, premier conseiller du sportif

Le corps du sportif est surveillé, notamment par le biais de certificats médicaux ; un test d’effort étant même demandé à partir de 40 ans. La médecine du sport se développe et développe une technologie de plus en plus sophistiquée, afin de bâtir une progression du sportif. Paradoxe de l’histoire : plus on surveille le corps, plus le corps est fragile. Cette fragilité du corps est de plus en plus surveillée par le médecin, qui doit réparer, prévenir et surveiller. Le corps a besoin d’une technicité, c’est une machine que l’on pousse de plus en plus loin. La société demande des progrès techniques au corps. Le sportif doit donc être plus performant, et il se tourne vers le médecin pour s’améliorer. Il y a également un côté psychologique. En effet, les conseils du médecin s’apparentent à du coaching. Le sportif doit être bien dans son corps et dans sa tête.

 

3. Le corps transformé par et pour le sport

L’entraînement, les exercices, changent le corps. On utilise pour cela de plus en plus de machines, de moyens techniques (combinaisons en natation…). L’autre moyen est l’absorption de médicaments ou dopage, ce qui constitue une contradiction à l’esprit même du sport car, à l’origine, le sport se veut moral (« que le meilleur gagne »). Le sport n’est plus pur, c’est devenu un spectacle, où le commerce a énormément d’importance (sponsoring, représentation). Il y a une pression extérieure au sport, qui va amener le sportif à rentrer dans ce système de triche en améliorant ses performances. Certains médecins sont rentrés dans cette course, d’autres luttent contre (dépistage). Le triche est ainsi synonyme de valeurs sportives bafouées (dopage et corps contraint, la fameuse main de Thiery Henry…). Le système est actuellement contradictoire : le sportif est un exemple pour la jeunesse et l’on nous présente l’inverse. Une partie de cette dérive est liée à la place qu’occupe le sport dans la société.

 


Article réalisé par Gwendal Le Priellec

Crédit Photo : Site du Conseil Général de l’Essonne

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