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Les cinq photos qui ont marqué le Tour Down Under

par Nicolas Gréno 25 Janvier 2012, 15:00 CYCLISME

C’était la première épreuve officielle de la saison. La première du circuit World Tour aussi. Celle qui allait attribuer la toute première place de numéro un mondial 2012.

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Courant à domicile, les coureurs de la nouvelle formation GreenEdge étaient attendus par tout un peuple. Ça tombe plutôt bien, ils débutent idéalement leur année 2012 et… leur Histoire. Simon Gerrans avait déjà remporté le Tour Down Under en 2006. Il courrait alors sous les coureurs d’Ag2r Prévoyance. L’Australien a remis le couvert cette saison. Imaginez, un « kangourou » qui gagne le tour national, au sein de la grosse équipe du pays et portant le maillot de champion d’Australie… c’est l’équation parfaite pour avoir un lauréat idéal !
Nous allons résumer ce TDU en images. Les cinq photos les plus marquantes : des trois victoires d’André Greipel, en passant par la lourde blessure de Frédéric Guesdon, jusqu’au retour d’Alejandro Valverde. Back on the road !

 

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 PHOTO 1  Le Tour Down Under est l’épreuve d’André Greipel. L’Allemand y brille toujours. Depuis 2008, il enchaine les succès. Comme des perles. Son bracelet commence à grossir au fil des saisons. Après quatre succès en 2008, un seulement en 2009 (il abandonne à cause d’une facture de la clavicule) et trois en 2010, il réédite la même performance qu’il y a deux ans cette année. Vainqueur lors des étapes une, trois et six, il a archi dominé tous les sprints qu’il a eu à disputer. Le coureur de Lotto-Belisol avait remporté le général en 2008 et en 2010. Il a failli faire de même en 2012. Hélas, Greipel a été lâché dans une côte lors de la quatrième étape mettant fin à ses espoirs de réaliser le triplé. Il serait alors devenu pour de bon le recordman de victoires au général (Griepel est à égalité avec O’Grady et Gerrans désormais). En tous cas, il débute la saison de la meilleure des manières et envoie un message fort à son rival Mark Cavendish. Le champion du Monde se prépare et s’entraine avec le Team Sky en Espagne.

 

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 PHOTO 2  C’est la première échappée en solitaire de la saison qui va au bout. Cet exploit est à mettre au profit de William Clarke. Rien avoir avec l’autre Clarke du peloton, Simon, qui court lui pour la formation GreenEdge. William a rejoint l’équipe Chinoise Champion System après avoir été membre du Team Leopard-Trek l’an passé. L’Australien a été une des victimes collatérales de la fusion avec la RadioShack. Du coup, il se retrouve à disputer le Tour Down Under avec l’équipe nationale (UniSA). L’objectif pour cette équipe ? Se faire remarquer en claquant une ou plusieurs étapes. Lors de la deuxième étape, William Clarke se glisse alors dans une échappée pour tenter de réaliser ce souhait. Il effectuera un petit bout de chemin avec le Suisse Martin Kohler (BMC Racing Team). Ce dernier, glanant toutes les bonifications possible pour endosser le maillot de leader, se relève, à quatre-vingt bornes de l’arrivée, ne croyant pas en ce duo pour aller jusqu’au bout. Dommage pour lui, car Clarke poursuit son aventure en solo et parvient à tenir tête au peloton. Parti dès le premier kilomètre, William (pas Simon) s’impose. Magnifique victoire. Le peloton arrivera lui une minute plus tard.

 

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 PHOTO 3  Comment ne pas évoquer l’énième victoire de ce coureur de renom ? Il ne fait plus grand bruit, mais est toujours bel et bien présent. Oscar Freire a abandonné l’orange de la Rabobank, pour le rouge de la Katusha. Une première depuis presque une décennie, lui qui était membre de la formation batave depuis 2003. Ce changement d’équipe ne lui a donc pas fait perdre ses fantastiques qualités de sprinteur. Alors que Greipel (voir photo une) était lâché dans la fameuse côte, placée à vingt-neuf kilomètres de la ligne d’arrivée de la quatrième étape, Freire, lui, a passé, comme toujours, cette petite bosse avec les meilleurs. L’arrivée se terminant par un sprint massif, l’Espagnol saisit l’occasion, et s’imposa. Pour la petite histoire, c’est la douzième saison de suite (depuis 1998) que le triple champion du Monde remporte au moins une victoire. Statistique impressionnante non ? 2012 est sa dernière saison dans l’élite, mais quelque chose nous dit qu’il ne va pas quitter le monde pro comme cela.

 

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 PHOTO 4  Il était attendu, il n’a pas déçu. Il avait faim, il a régalé. Il, c’est un ancien numéro un mondial. Il, c’est un ancien vainqueur de Grand Tour. Il, c’est un ancien suspendu pour dopage. Il, c’est un nouveau repenti dans le peloton. Il, c’est Alejandro Valverde, tout simplement. En s’imposant dans l’étape reine de ce Tour Down Under 2012, l’Espagnol a annoncé qu’il était bien de retour aux affaires. Le coureur de la Movistar aurait même pu remporter le classement général, donnant encore un peu plus d’ampleur à son come-back. Classé dans la même seconde que le vainqueur (Simon Gerrans, à droite sur la photo avec son maillot de champion d’Australie) de cette quatorzième édition, Valverde a impressionné. Il est plus que jamais prêt à rivaliser avec Philippe Gilbert dans les classiques et pourquoi pas bien figurer aux Jeux Olympiques et au Mondial, deux de ses grands objectifs. Et dire que sa condition physique n’est pas encore optimale… La Balaverde is back ! Attention, ça va peut-être faire mal...

 

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 PHOTO 5  A l’heure où nous rédigeons cet article, Frédéric Guesdon pourrait finalement mettre un terme à sa carrière lors de Paris-Roubaix et même reprendre, selon son médecin, l’entrainement dans un mois et prendre part à Tirreno-Adriatico. Sa blessure n’est peut-être pas aussi grave que précédemment annoncé. Heureusement, car le Français ne méritait pas une telle sortie. Après avoir chuté lors de la première étape, il s’est fracturé la hanche, mettant probablement fin à ses espoirs de clôturer sa très belle carrière lors de « l’Enfer du Nord », la course qui l’a révélé en 1997, en la remportant. Le coureur Français le plus âgé du peloton est donc en route vers les pavés du Nord. Des pavés qu’il aime tant.



Article réalisé par Nicolas Gréno
Crédit photos : AFP, Mark Gunter, Roberto Bettini

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