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Les hommes qui ont marqué 2011 : Federer n'est pas fini (3/15)

par Nicolas Gréno 7 Décembre 2011, 09:00 TENNIS

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Pour la première fois depuis 2002, Roger Federer ne termine pas l’année à une des deux premières places mondiale (troisième). Le Suisse n’a également pas glané de Grand Chelem en 2011. Statistique inédite depuis…dix saisons. Ces deux désillusions n’enlèvent en rien ses nouveaux records conquis en toute fin de saison… Oui, on vous le confirme, Roger Federer sera bien là en 2012.


C’est bizarre, mais c’est ainsi. Les performances respectives de Novak Djokovic (petit chelem, lauréat de huit tournois majeurs sur douze, auteur d’une série impressionnante de matchs consécutifs sans défaite) et de Rafael Nadal (vainqueur d’un sixième Roland Garros, record de Borg égalé) ont réussi à éclipser le Roi Roger (qualifié comme étant LE meilleur joueur de l’Histoire). Du coup, on pouvait penser, légitimement, que le Suisse traversait une saison blanche, une année noire. Comme disparu des écrans radars. Parfois on se demandait limite si Federer faisait encore rêver.


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Cette année 2011, elle fait étrangement penser à la saison 2008. Oui vous savez, celle où il avait perdu (pour la première fois depuis quatre ans) de sa place de numéro un mondial ? Cet évènement avait fait sensation pourtant. Certains pensaient même qu’il ne parviendrait plus à déloger Nadal, nouvel héritier du trône. Heureusement, on connaît tous la suite. Roger Federer gagnera coup sur coup Roland Garros (enfin !) et Wimbledon. Tiens, tiens, n’est-ce pas l’exploit réalisé par Nadal l’année précédente ? Avec ce doublé, le premier de sa carrière, l’Helvète reconquiert sa couronne. Problème, en 2010, l’Espagnol de Manacor a décidé d’être plus qu’impressionnant. Il réussit un petit chelem (Roland, « Wimbli », US Open) et le chassé croisé se poursuit en tête du classement ATP.


Le souci, c’est que cette année, Roger ne reprendra pas les reines du tennis mondial, comme le veut la logique jusqu’à présent. A l’image d’un héroïque Nadal en 2010, Novak Djokovic a réalisé une saison tout feu, tout flamme. Il n’a rien laissé, presque aucune miette. Ah si ! Les miettes en fin de saison. Prenons un exemple tout simple, un exemple de vie quotidienne. Devant vous se présente un beau et grand gâteau. Il sent bon. Vous vous jetez dessus comme un mort de faim. Vous prenez les neuf dixièmes du gâteau. Au bout d’un moment vous calez non ? La dernière part ne passe pas ? A force de trop manger, la machine s’enraye. Comme Djokovic. C’est à ce moment là que « RF » entre en jeu.


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En plus d’un « Djoker », de luxe, en crise, le duo composé de Rafa Nadal et d’Andy Murray n’est pas au mieux. Leur forme vacille et leur corps lâche. La saison a été rude pour eux. Frais, Roger Federer retrouve enfin l’appétit. Presque dix mois de disette. Presque inimaginable pour le Suisse ! Vous imaginez ? Le compteur de victoires finales de Roger était bloqué à un et ce depuis le 3 janvier ! Mais heureusement, il se refait la cerise à domicile, chez lui, à Bâle. En finale il bat, sèchement (6-1, 6-3), l’espoir Japonais Kei Nishikori, successivement vainqueur de Berdych au premier tour et de Djoko en demie.


« FedEx » va alors enfiler les victoires comme des perles. Après les succès de Bâle, il enchaîne alors à Paris-Bercy. Le numéro quatre mondial, si si vous ne rêvez pas, se hisse jusqu’en finale du BNP Paribas Masters. Lors de l’ultime match, il prend le meilleur sur le lauréat 2008… Jo-Wilfried Tsonga. Notre meilleur Français ne fait pas le poids face à Roger Federer, même si « Kinder Bueno » l’a repoussé dans ses derniers retranchements lors de l’ultime match (6-1, 7-6). Cinq + cinq qui font dix. La série d’invincibilité continue. D’ailleurs, à Paris, Federer a dépassé le cap des 800 victoires sur le circuit pro.


A Londres, c’est en logique favori qu’il se présente. Roger Federer est LE candidat numéro un à sa propre succession. Il est LE nom qui revient le plus souvent. Il est à la quête d’un sixième titre dans les Masters, un record. En poules, il joue contre Nadal, à qui il inflige une véritable correction (l’Espagnol avait plus la tête à la finale de la Coupe Davis), mais aussi Fish et… Tsonga, comme on se retrouve ! Le Français parviendra à prendre un set à Roger, tout comme l’Américain, pour sa première participation au tournoi des « maîtres ». Premier à l’issue des phases de poules, il est assuré de retrouver Jo-Wilfried en finale, si le tennisman tricolore remporte sa demie. Et c’est le scénario tant attendu, mais surtout espéré, qui se produit. Pour la troisième rencontre entre les deux hommes en quinze jours, Tsonga n’a rien à perdre pour cet ultime match de la saison. Presque balayé lors de la première manche, il conquiert le tie-break de la seconde.


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Au final, Federer passe la troisième et hérite de son sixième Masters. Unique exploit pour un homme ayant traversé jusqu’à présent la saison comme un fantôme. La comparaison est un peu forte, mais quand on s’appelle Roger Federer, que l’on a remporté seize titres du Grand Chelem, que l’on a glané soixante-dix tournois tout au long de sa carrière (cent finales) et que l’on a passé cinq ans à la tête de la hiérarchie mondiale…

 

Et de trois nouveaux records !

Roger Federer a désormais gagné tous les Masters 1000 (inscrits au calendrier 2011) sur dur : Indian Wells (2004 à 2006), Miami (2005 et 2006), Cincinnati (2005 et 2007), Paris (2011), Canada (2004 et 2006) (alternance chaque saison entre Montréal et Toronto). Nous comptons également Shanghai même si il ne l’a jamais remporté. En fait ce tournoi se déroulait avant à Madrid, et il s’y était imposé en 2006.

En remportant le tournoi de Paris-Bercy, il est devenu le deuxième joueur de l’Histoire à réaliser le doublé Roland Garros-Paris-Bercy (2009-2011). L’autre homme à avoir réalisé ce petit exploit est… André Agassi, la même année, en 1999.

A Londres, au sein de la magnifique O² Arena, il a donc glané le sixième Masters de sa carrière. Performance jamais réalisée jusqu’à maintenant.

 

Article réalisé par Nicolas Gréno l Images : AFP

commentaires

Mijasan 07/12/2011 18:45


Quel dommage d'écrire que Federer a traversé cette saison comme un fantôme!? Il était bel et bien présent dans les tournois et grand chelems et a d'ailleurs atteint souvent les demi-finales voire
finales, non ? Il ne peut pas gagner à tous les coups et ce sera encore plus vrai contre des joueurs plus jeunes mais il n'est pas fini, loin de là ;)

Nicolas Gréno 07/12/2011 18:57



Je n'ai pas exactement dit ça dans mon article. Si il est tourné de cette manière, c'est juste pour insister sur sa fin de saison tonitruante ;)



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