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Les hommes qui ont marqué 2011 : Nishikori, plus grand japonais de l'histoire (11/15)

par Loïc Espitalier-Noël 15 Décembre 2011, 09:00 TENNIS

Le Japonais Kei Nishikori (vingt et un ans) a accompli la plus belle saison de sa jeune carrière en 2011, avec deux finales en 250 et 500 Series, mais aussi plusieurs belles performances qui lui ont valu un passage de la quatre-vingt-dix-huitième à la vingt-sixième place mondiale.

 

 

On avait découvert le jeune espoir japonais lors de l'US Open 2008, avec sa victoire en cinq sets sur David Ferrer au troisième tour. Il avait atteint les huitièmes de finale, battu par Del Potro. Par ses belles performances cette année là, il avait terminé l'année à la soixante-treizième place mondiale. Mais on en avait plus entendu parlé. 

En 2011, le Japonais a pris son envol. Pour la première fois de sa carrière, il a participé aux quatre tournois du Grand Chelem la même année. Malheureusement, il n'a pas réussi à égaler sa performance de 2008, battu au troisième tour par Fernando Verdasco à Melbourne, au deuxième tour à Roland Garros et au premier tour à Wimbledon et à l'US Open. Mais ce n'est pas lors des quatre majeurs qu'il a construit sa saison.

Il n'a d'ailleurs même pas remporté de titres. Mais il a brillé lors des 250 Series. Ainsi, il a accompli une très belle saison sur dur en début d'année avec un quart de finale à Delray Beach  et une finale perdue face à Ryan Sweeting à Houston, après avoir éliminé en quarts de finale Mardy Fish, alors onzième à l'ATP.

 

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La terre ne lui réussit pas, le gazon à peine mieux

Sa saison sur terre battue se révèle être beaucoup plus compliquée. En effet, son meilleur résultat sur la terre ocre restera en 2011 un huitième de finale à Barcelone. Il perd ensuite au premier tour à Belgrade et Madrid et au deuxième tour à Roland Garros. Son passage sur gazon, surface rapide plus adaptée à son jeu, s'avère à peine plus productif. Malgré des défaites aux premiers tours du Queen's et de Wimbledon, il atteint les demi-finales à Eastbourne avec une victoire en quarts devant le Tchèque Radek Stepanek.

 

Le dur, surface de prédilection pour une fin de saison en fanfare

En revanche, le dur, c'est sa surface de prédilection et Nishikori le montre d'août à novembre, participant à huit tournois, pour treize victoires et huit défaites. On notera d'ailleurs son parcours à Kuala Lampur, en Thaïlande, où il se fraie un chemin jusqu'en demi-finales, en battant la tête de série numéro un Nicolas Almagro en quarts, alors douzième joueur mondial. Mais c'est bel et bien à Shanghai qu'il réussit son meilleur résultat en Masters 1000. Il réussit la plus grosse perf' de sa carrière en battant Jo-Wilfried Tsonga, septième à l'ATP, au deuxième tour, un exploit d'autant plus retentissant quand on connaît la qualité du Manceau sur surface rapide. Après quoi, il atteint les demi-finales, où il est sèchement battu (6-3, 6-0) par Andy Murray. Il récidive ensuite à Bâle, en Suisse, sur les terres d'un certain Roger Federer. Là, il fait bien mieux qu'en Chine deux semaines plus tôt : il bat Tomas Berdych, numéro sept mondial, d'entrée. Mais le plus beau reste à venir. En demi-finales, il rencontre l'ogre du tennis masculin en cette année 2011, le numéro un mondial Novak Djokovic. Bien mal embarqué, battu 6-2 dans le premier set, il renverse le cours du match, gagne le tie-break de la deuxième manche, avant de s'imposer dans son meilleur match de l'année, infligeant au passage un 6-0 au Serbe dans la troisième manche.

Après une performance pareille, on lui pardonne de perdre en finale face au maître des lieux, Roger Federer, et même sa défaite au premier tour de l'Open de Paris-Bercy.

 

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En atteignant la vingt-sixième place mondiale fin 2011, il est devenu le plus grand joueur de l'histoire du tennis japonais, devant Shuzo Matsuoka, ancien quarante-huitième mondial.

Maintenant, le Japonais a dans sa ligne de mire le top 20 mondial et pourquoi pas le top 10 avant la fin de 2012. Rendez-vous en décembre prochain.

 

 

Article réalisé par Loïc Espitalier-Noël | Images : AFP

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