Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les hommes qui ont marqué 2011 : Raonic, l'étoile montante (10/15)‏

par Erwan Quinat 14 Décembre 2011, 10:50 TENNIS

Milos Raonic, LA révélation de cette année 2011. Inconnu en Janvier, ce Canadien d'origine Monténégrine a signé une ascension fulgurante au point de gagner plus de 120 places en une saison. Aujourd'hui 31ème mondial, Milos s'est révélé au grand public à l'occasion d'une entame de saison exceptionnelle qui l'a vu atteindre les 8ème de finale à l'Open d'Australie. Au terme de cette année 2011, son gabarit colossal est désormais craint par tous les ténors du circuit. Retour sur la saison qui a permis à Raonic de s'imposer sans doute durablement dans le Top 50.

http://images.lpcdn.ca/435x290/201102/11/237851-milos-raonic.jpg
Il faudra compter sur Raonic parmi les outsiders de la saison 2012. A bientôt 21 ans, Milos a prouvé qu'il peut réaliser de très belles choses dans des grands tournois. Son potentiel énorme pourrait lui permettre de rentrer dans le Top 20, et peut-être même plus loin...


Open d'Australie, L'éclosion
158ème à l'ATP, l'Ontarien dû passer par les qualifications du premier Grand Chelem de l'année avant de réaliser un parcours énorme ponctué par plusieurs exploits, dont celui de battre Michael Llodra avant de créer une nouvelle fois la surprise face au Russe Youzhny. Ce n'est qu'en 8ème de finale, au terme d'un match très accroché face à David Ferrer (quatre sets) qu'il quitte l'aventure. Mais l'essentiel est là, Milos s'est fait un nom dans le milieu du tennis, il est alors présenté comme un joueur imprévisible possédant un service hors du commun. Une véritable machine à aces à vrai dire, capable de passer la barre des 230 Km/h plusieurs fois dans un match.


Quelques semaines plus tard Milos Raonic prouve que son aventure Australienne n'était pas qu'un simple coup d'éclat. Il remporte son premier titre en pro à San José en dominant en finale l'Espagnol Verdasco, signant là sa plus grosse performance de sa carrière. Son ascension continue quelques jours plus tard lorsqu'il atteint la finale à Memphis où il sera finalement stoppé par un très bon Andy Roddick. Durant ce match, il claque un boulet de canon à 241 km/h et collectionne les aces (trente-deux au total) mais concède la partie au terme d'une rencontre très disputée.

http://www.rdsolympiques.ca/mm//Photo/Sports/General/01/22/89/89/1228989_M15.jpg
La Découverte de la Terre Battue
Son entame de saison impressionnante lui ouvre les portes du Top 100, mieux, du Top 50 ! Mais les premières difficultés ne vont pas tarder à apparaître. En effet, la saison sur terre battue arrive à grands pas, une surface totalement inconnue pour le Canadien. Il avoue n'avoir jamais joué de sa vie sur la surface ocre ! Mais son adaptation est exemplaire. A Monte Carlo, il domine une nouvelle fois Michael Llodra et s'affirme définitivement comme la révélation de la première partie de la saison.

Après des parcours globalement bons à Barcelone et à Estoril (avec une victoire sur Gilles Simon notamment), il est fin prêt pour attaquer les deux Masters 1000 de Madrid et de Rome suivi de Roland Garros. Mais Raonic connait ses premières grosses déceptions de l'année en enchainant trois défaites de suite au premier tour. Son inexpérience de la terre battue lui a joué des tours dans ces trois tournois capitaux de la saison. Premier coup d'arrêt pour le jeune joueur.

Wimbledon, la tuile
Sans aucun résultats significatifs sur gazon, Raonic arrive à Wimbledon sans trop d'ambition. Il parvient à gagner un match contre Marc Gicquel avant de se blesser à la hanche suite à une chute au deuxième tour. Cette blessure va lui gâcher sa saison estivale. Pas tout a fait remit, il préfère déclarer forfait pour l'US Open.

Milos Raonic termine donc l'année à la 31ème place ATP et même si sa fin de saison est en demi-teinte, il est parvenu, durant cette année 2011, a devenir un joueur redouté et redoutable. On le suivra de près pour cette année 2012, on verra notamment si le joueur poursuivra son ascension... ou pas.

Article réalisé par Erwan Quinat l Images : Reuters

commentaires

Haut de page