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Liga (J21) : Le navire Barça presque coulé !

par Emilien Gomez 31 Janvier 2012, 20:08 Petit tour d'Europe

Les deux nouveaux points perdus par le Barça à Villareal (0-0), le carton de la Real Sociedad qui enfonce Gijon (5-1), l'irrégularité chronique des « outsiders » et la superbe performance de Mesut Ozil contre Saragosse sont les faits marquants de cette 21ème journée. Un week-end qui sonne comme un tournant dans ce championnat espagnol .

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Les faits marquants du week-end
S'il vient à peine d'éliminer son rival madrilène, le Barça est peut-être sur le point de dire définitivement adieu à une quatrième couronne consécutive A cause de sa nouvelle contre-performance à Villareal (0-0), le club culé se retrouve désormais relégué à sept points d'un leader madrilène facile vainqueur de la lanterne rouge Saragosse (3-1) grâce à des réalisations de Kaka, Cristiano Ronaldo et Ozil. Près de vingt points derrière, Valence, privé d'Adil Rami, a perdu deux  points en fin de match contre un faible Racing Santander (2-2). Pour la quatrième place, la lutte sera acharnée jusqu'à la fin de la saison. Tandis que l'Espanyol, l'Athletic Bilbao ou encore Malaga l'ont tous emporté ; Levante, l'équipe surprise de cette saison, a calé a domicile contre Getafe (1-2). Incapable de remporter le moindre match de championnat depuis le 10 décembre dernier, l'ancienne formation de Fred Déhu est en bien mauvaise posture face notamment à la montée en puissance de l'Atletico Madrid de Falcao. Les colchoneros ont en effet remporté une quatrième victoire consécutive à l'Osasuna Pampelune (1-0) grâce à un but de Godin (36') et se retrouvent désormais 7ème à deux petits points de Levante. En bout de classement, la messe semble déjà dite pour la Real Saragosse défaite à Madrid. Avec neuf points de retard sur le premier non-relégable, Santander, il lui sera très difficile de ne pas descendre en Segunda Division. En revanche, les bonnes opérations sont pour la Real Sociedad, large vainqueur du Sporting Gijon (5-1) et pour Grenade qui est allé remporter une précieuse victoire au Betis Seville (2-1).

L'évènement du week-end : le Barça peut s'en mordre les doigts
Le Barça ne sera sans doute pas champion pour une quatrième année consécutive. A sept points du Real après son nul face à Villareal, les catalans auront bien du mal à rattraper leurs rivaux qui mènent un train d'enfer. Samedi soir, malgré un bon nombre d'occasions franches (17', 79', 87') et une possession de balle toujours aussi impressionnante (68%), les joueurs de Guardiola se sont montrés incapables de faire la différence. A l'image de Messi qui n'a pas cadré un lob qu'il met pourtant toujours au fond des filets (17'), les barcelonais ont fait preuve de trop de fébrilité pour espérer battre une équipe Villareal, certes blessée mais très motivée pour l'occasion. Le sous-marin jaune aurait même pu espérer mieux s'il avait fait preuve de plus de réalisme sur ses situations franches (27', 35'). Gêné par de trop nombreuses blessures - Iniesta, Pedro et Pique depuis ce match - l'équipe d'Eric Abidal a préparé de la pire des façons un autre déplacement qui lui scie peu, à Valence. Si elle compte éliminer les Chés et ainsi remporter une vingt-sixième coupe du Roi, l'équipe barcelonaise devra montrer autre chose que ce qu'elle a montré samedi au Madrigal.

Le top du week-end : le carton de la Sociedad face à Gijon.
L'enchaînement de bons résultats n'est pas son fort mais la Real Sociedad a au moins le mérite d'être spectaculaire. Balayés par Majorque en coupe du Roi (6-1) puis par l'Atletico le week-end dernier (0-4), les azulblancos ont réagi coup sur coup en l'emportant à Valence (1-0) puis en écrasant donc le Sporting Gijon ce week-end (5-1). Les hommes de Montanier ont notamment fait la différence grâce à un doublé précoce de Zurutuza (2' et 3') et au troisième but en Liga du jeune français Griezmann (90+3). Cette victoire précieuse – la troisième seulement à domicile - permet aux basques de remonter à la 12ème place et de prendre ainsi un peu d'air par rapport à la zone de relégation (4 points).

Le flop du week-end : Valence est trop inconstant 
La Liga est un championnat à deux vitesses. C'est une évidence pour tous les observateurs avertis du championnat espagnol. Certains disent même qu'il est « mort ». Au bord de la faillite économique, de nombreuses formations de bon standing peinent à assumer leur statut sportif sur le terrain. Cet affaiblissement économico-sportif est une bien mauvaise nouvelle pour un championnat qui pouvait présenter quatre voire cinq équipes lors des derniers tours des coupes d'Europe il y a encore deux ans de cela. Aujourd'hui ce n'est plus le cas et le club de Valence en est le parfait exemple. Finaliste en 2000 et 2001 de la Ligue des Champions et candidate à une nouvelle qualification pour la Coupe aux grandes oreilles, la formation entraînée par Emery n'en finit plus de décevoir en cette période hivernale. A quelques longueurs du leader madrilène avant la trêve, elle n'a pas remporté le moindre match de championnat au mois de janvier, concédant trois nuls et une défaite en quatre rencontres. Elle ne doit sa place de troisième « grands » qu'à ses poursuivants qui n'en profitent pas. A l'instar de l'Atletico Madrid qui ne se réveille que depuis l'arrivée sur le banc de Diego Simeone, eux aussi préfèrent perdre des points bêtement. Si elles veulent vraiment que l'on s'intéresse un peu plus à elles et que le Liga ne se résume pas définitivement à duel Real-Barça, les autres équipes du haut de tableau devront faire preuve d'une plus grande régularité dans les performances.

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Le joueur du week-end : Ozil sur une autre planète
Mesut Ozil est en pleine forme en cette année 2012. Il est le symbole d'une équipe madrilène à qui rien ne résiste cette saison. Tancé pour son manque d'implication lors des grands rendez-vous, le meneur de jeu teuton revient de loin. Critiqué par les socios de la Casa Blanca et remplacé par Di Maria dans le rôle du meneur-passeur de l'équipe, « Nemo » comme l'appellent ses coéquipiers, à profité de l'absence du virtuose argentin pour revenir plus fort en 2012. Il s'est accroché et maintenant le travail paye. Auteur d'une magnifique partition – notamment d'une frappe monumentale venue d'ailleurs face au Barça - et buteur contre Saragosse samedi, Ozil semble sur une autre planète. Son entente avec Kaka, l'autre « banni » de Madrid, fait des dégâts dans toutes les défenses adverses. L'attaquant brésilien n'a d'ailleurs pas manqué de féliciter son coéquipier et de dire son bonheur de jouer avec lui dans les colonnes de Marca.


Article réalisé par Emilien Gomez
Crédits Photos : Getty Images

commentaires

appartement nice 01/02/2012 05:16


Je déteste le barça

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