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NBA Planet : Semaine du 30 janvier au 5 février

par Thomas Coignac 6 Février 2012, 12:00 BASKET

Pour cette semaine à cheval sur deux mois, les fans NBA ont été gâtés. Les titulaires pour le All-Star Game ont été dévoilés, les Français ont brillé, le Heat s’est replacé, les Clippers ont enchaîné, et les records ont été battus. C’est le week recap de la NBA.

 

LeBron-James-D-Rose.jpgLe match : Miami Heat-Chicago Bulls : 97-93

Les retrouvailles étaient importantes lundi entre le Miami Heat et les Chicago Bulls. Revanche de la dernière finale de conférence, duel entre les deux anciens MVP (LeBron James et Derrick Rose), rencontre de haut de tableau à l’Est… Tous les ingrédients étaient réunis pour un match épique. Et c’est James qui se fait remarquer le premier en arrivant… à vélo pour éviter les embouteillages floridiens. Cela ne perturbe pas Miami qui commence le match tambour battant avec un jeu spectaculaire et deux alley-oops consécutifs conclus par LeBron. Mais Rose répond également présent, Noah fait le ménage dans la raquette (3 contres et 11 rebonds au total), Korver dégaine à 3 points, ce qui fait que Chicago n’est qu’à 5 points à la mi-temps. La tendance continuera jusqu’à la fin du match avec deux stars toujours aussi présentes. Miami mène finalement de 8 points à deux minutes de la fin mais va faiblir. Les Floridiens ne comptent plus qu’un point d’avance à 30 secondes du terme, avec la possession pour les Bulls. Mais Rose, irréprochable jusque là (34 points) va craquer. Le meneur rate un tir et deux lancers francs. Chris Bosh finira le travail pour une victoire finale de Miami 97-93 avec un James à 35 points, soit, ironie du sort, un de plus que Rose…  

 

L’équipe : Los Angeles Clippers, comme des All-Stars

Ca n’avait pas arrêté depuis leur installation en Californie, en 1984. Lorsqu’un fan de basket pensait à Los Angeles, il pensait forcément aux Lakers. Humiliés chaque saison, les Los Angeles Clippers existaient à peine sur la carte NBA. 4 petites participations aux playoffs en 27 ans, souvent scotchés aux dernières places, toujours humiliés par leurs si brillants voisins… Bref, les Clippers (bateaux à voile) dérivaient. Mais leurs fans voient enfin leur patience récompensée le jour de la draft 2009.  Après une saison de nouveau catastrophique, c’est le premier choix de cette draft, Blake Griffin, qui prend la direction du Staples Center. Mais la poisse continue et Griffin ne jouera en NBA que lors de la saison 2010-2011 à cause d’une blessure. Mais ses débuts son réussis : avec plus de 22 points de moyenne par match, le rookie porte les Clippers quasiment à lui tout seul. Et puis c’est l’apothéose. Fin décembre 2011, les Clippers recrutent la star Chris Paul, mais aussi Chauncey Billups et Caron Butler. La suite on la connaît : victoires à la chaîne, jeu ultra-spectaculaire, triomphe dans le derby. Et cette semaine fut magnifique. Non seulement l’équipe remporte 3 matchs magnifiques contre les Wizards, le Thunder et les Nuggets mais on apprend aussi la signature de l’ancienne star de Denver, Kenyon Martin. Et, cerise sur le gâteau, les Clippers, qui n’avaient jamais eu un joueur titulaire pour le prestigieux All-Star Game, en compteront deux dans l’équipe de l’Ouest : Chris Paul et Blake Griffin. Et si leur fabuleux redressement ne faisait que commencer ?

 

L’histoire : Garnett au rebond

Vendredi 3 février 2012, TD Garden de Boston, 40 secondes à jouer dans le premier quart-temps. L’ailier des New York Knicks, Carmelo Anthony, se saisit du ballon et effectue un tir à mi-distance. La balle ricoche sur le cercle et atterrit dans les mains de l’interieur des Boston Celtics Kevin Garnett. Scène banale me direz vous. Eh bien pas tout à fait. En captant ce tir raté d’Anthony, Garnett a tout simplement pris son 10 000ème rebond défensif en NBA. Cette stat tout simplement hallucinante le fait rentrer dans un club très fermé puisqu’il ne comptait auparavant que deux membres. Deux membres qui sont en fait deux stars : Robert Parish et Karl Malone qui en détient le record avec 11 406 rebonds défensifs pris. Mais revenons à Boston et continuons notre action. Garnett donne le ballon à Paul Pierce qui remonte le terrain. Le capitaine des Celtics s’infiltre dans la défense adverse et retrouve Garnett qui marque à trois points. Vous avez dit « joueur complet » ?

 

Les Français : Deux, c’est mieux

Impossible de les départager. Nicolas Batum et Tony Parker ont illuminé de tout leur talent la semaine française en NBA. Et, le comble, c’est que leur match référence, ils l’ont livré le même jour. On passera donc sur les autres matchs de la semaine. Ne parlons donc pas des 15 points de Batum contre le Jazz, puis de sa blessure qui lui a fait rater les deux matchs suivants. Inutile de s’attarder sur les 12 passes de Parker contre Memphis, où encore sur ses 24 points contre les Rockets ou ses 18 face aux Hornets. Balayons tout cela d’un revers de main pour passer au samedi 4 février. Car cette soirée sera celle des records. A Portland, face à Denver, Batum hésite à jouer. Finalement, il ne joue pas, il vole. 33 points : record personnel battu. 9 sur 15 à 3 points : record de sa franchise battu et meilleure performance de l’année en NBA. 3 interceptions : le meilleur du match dans ce domaine. N’en jetez plus, la coupe est pleine, allons jeter un œil à San Antonio. A l’AT&T Center, les Spurs recevaient le leader incontestable de la Confèrence Ouest : Le Thunder. Et Parker a pris feu. 42 points pour le meneur, mais ce n’est même pas le plus important. Sur un shoot à mi-distance de Tim Duncan, le Français a effectué sa septième passe décisive du match, sa 4 475ème sous le maillot des Spurs, ce qui lui permet tout simplement de devenir le meilleur passeur de l’Histoire de sa franchise. De bon augure avant le All-Star Game ?

 


Article réalisé par Thomas Coignac
Crédit photo : Nbadunks
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