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Open d’Australie 2012 : Présentation du tournoi masculin

par Loïc Espitalier-Noël et Gwendal Le Priellec 15 Janvier 2012, 18:35 Grands Chelems

Première levée du Grand Chelem, l'Open d'Australie est sujet à toutes les interrogations. Nadal et Federer retrouveront-ils leur plus haut niveau ? Tsonga et Murray remporteront-ils enfin un premier tournoi du Grand Chelem ? Ou bien la suprématie Djokovic restera-t-elle indiscutée ?

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 Un Grand Chelem promis au quatuor du circuit ?

 

Après Doha, Sydney ou encore Auckland en guise de mise en bouche, l'année 2012 commence bel et bien demain avec le premier tournoi du Grand Chelem de la saison, disputé à Melbourne en Australie. Souvent théâtre de surprises en début de saison, la Rod Laver Arena délivre souvent un verdict inattendu et certains des plus beaux matchs de la saison auront sans doute lieu durant les deux prochaines semaines.

 

Djokovic pour une passe de trois ?

Le Serbe avait commencé l'année passée en remportant au nez et à la barbe des deux grands favoris que sont Roger Federer et Rafael Nadal l' « Australian Open ». On ne le savait pas encore, mais cette victoire annonçait le début d'une série de victoires qui durera jusqu'à sa demi-finale perdue à Roland Garros face au Suisse et d'une suprématie qui durera tout au long de l'année, du moins jusqu'à New-York et l'US Open. Alors le Serbe peut-il sortir victorieux pour la troisième fois de Melbourne ? Un peu juste physiquement fin 2011, avec des éliminations prématurées à Bercy et Londres dans le Masters, le Serbe n'a toujours pas joué cette saison et on ne sait donc pas exactement à quoi s'en tenir. D'autant plus que cette année, il est attendu au tournant par des adversaires coriaces tels que Federer, Nadal, ou dans une autre mesure, Tsonga.

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Nadal et Federer, prêt ou pas ?

Eux en revanche, ont joué à Doha, et ont du laissé la place à Tsonga et Monfils pour la finale. En effet, le Suisse a déclaré forfait avant sa demi-finale face au numéro cinq mondial tandis que l'Espagnol a sombré devant la Monf'. Un autre point commun ? Tous deux cherchent le moyen de contrer l'ogre serbe qui leur en a fait voir de toutes les couleurs à Barcelone, Madrid, Melbourne, Londres ou encore New-York. Dans sa quête du remède miracle, l'Espagnol a lui trouvé une possible solution. En effet, il a alourdi sa tête de raquette de trois grammes. Un rien pour nous autre simples mortels, mais qui change (presque) tout pour un grand champion comme le Majorquin. De ce fait, il se dit optimiste : « À Doha, j'avais de bonnes sensations. Au début, tu perds en contrôle mais tu gagnes en puissance ». Mais mieux que ça, il se sent bien, ce qui n'avait pas toujours été le cas depuis le début de la saison : « Et je suis heureux de ma semaine d'entraînement. Je suis en bonne santé et c'est la chose la plus importante ».

Côté Suisse, tout va pour le mieux, lui qui n'avait pas voulu prendre de risques il y a une semaine. « Si c'est le dernier match de la saison, tu peux prendre le risque, mais pas lors du premier tournoi de l'année. Depuis mardi, je commence à me sentir mieux, se réjouit le Suisse qui trouve néanmoins la surface lente. Aujourd'hui, j'ai effectué mon premier entraînement en jouant à 100%. Je n'ai pas de douleur et je sens que tout redevient normal. »

Nadal, en lice pour un deuxième sacre australien, arrive toutefois gêné par des douleurs au genou et à l’épaule. En quête d’un onzième titre en Grand Chelem et de la place de numéro un mondial, sa combativité risque de lui être à nouveau d’un précieux recours. Quant à Federer, il ne vise pas moins, dans la continuité de sa fin de saison passée, qu’un cinquième sacre à Melbourne.

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 Federer et Nadal se retrouveront en demi-finale, si la logique est respectée

 

Tsonga en embuscade

Le Français avait parfaitement fini l'année 2011 avec ses deux finales à Paris et lors du tournoi des Maîtres. Il a débuté 2012 de la meilleure des manières en s'imposant avec brio au Qatar, pour son huitième titre en carrière. Et pour une fois, il arrive en pleine forme à Melbourne, terre de sa seule finale en Grand Chelem, en 2008, perdue déjà face à Djokovic. Alors même si le Manceau peut d'ores et déjà intégrer le top 5 au profit de David Ferrer à l'issue de la quinzaine, d'autant que la surface rapide de la Rod Laver de ses cours annexes n'est pas la spécialité de l'Espagnol, il ne se prend pas la tête avec des hypothèses sur son futur classement. Mais ce n'est pas pour autant qu'il n'est pas ambitieux, puisqu'il vise tout simplement la victoire finale. « Quand on est 6e mondial, la règle du jeu est d'essayer d'aller un peu plus loin. Je dis juste que j'ai envie d'aller un peu plus loin et il n'y a rien de plus normal. » Tsonga a en tout cas de fortes raisons d’y croire.

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Et les autres ?

            Il y en a un autre qui voudrait bien conquérir son premier titre en Grand Chelem, c'est Andy Murray. Depuis le temps qu'on lui en parle ! Double finaliste en Australie, son jeu sur dur a de quoi en effrayer plus d’un. Déjà titré cette année, il arrive en grande forme à Melbourne. Mais on voit mal l’Ecossais, toujours fébrile sur la dernière marche, se défaire des trois mastodontes qui se présentent à lui.

            Bien que numéro cinq mondial, on voit mal David Ferrer postuler à la victoire tant la surface australienne ne lui convient que peu, d'autant qu'il devra croiser le fer avec Novak Djokovic dès les quarts de finale si tout se déroule comme prévu. Cependant, au vu de sa très bonne saison 2011 et de ses progrès sur surfaces dures et rapides, tous les espoirs sont permis.

            Tomas Berdych peut également prétendre à une place d'honneur puisqu'il ne rencontrera aucun adversaire réellement à sa taille jusqu'en huitièmes, où Almagro se présenterait à lui, avant Rafael Nadal. Mais attention à ces matchs prétendus faciles. On se souvient de sa défaite au premier tour de Roland Garros face au modeste Stéphane Robert.

            Avec sa finale à Doha et notamment sa victoire sur Rafael Nadal, on attend encore et toujours Gaël Monfils, même si celui-ci a pris la mauvaise habitude de réussir là où on ne l'attend pas et de décevoir aux moments les plus inattendus. Il évoluera notamment dans la partie de tableau de Troicki, Murray et Tsonga.

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 Murray enfin ?

 

Le tableau

 

DJOKOVIC (n°1) - Lorenzi

Giraldo - Viola (Q)

Ito (WC) - Starace

Mahut - Stepanek (n°29)

Raonic (n°23) - Volandri

Rosol - Petzschner

Stebe - Hewitt (WC)

Haase - Roddick (n°15)

Tipsarevic (n°9) - Tursunov

Zopp (Q) - Duckworth (WC)

Youzhny (RUS) - Golubev (Q)

Seppi - Gasquet (n°17)

Chela (n°27) - Russell

Kunitsyn - Andujar

Bachinger - Sweeting

Machado - Ferrer (n°5)

 

Murray (n°4) - Harrison

Malisse - Roger-Vasselin

Llodra - Gulbis

Gimeno-Traver - Bogomolov (n°32)

Troicki (n°19) - Ferrero

Garcia-Lopez - Kukushkin

Bellucci - Sela

Matosevic (WC) - Monfils (n°14)

Simon (n°12) - Udomchoke (Q)

Benneteau - Beck

Souza - Ebden

Robert - Nishikori (n°24)

Granollers (n°26) - Levine (WC)

Gil - Dodig

Bautista (Q) - Mello

Istomin - Tsonga (n°6)

 

Fish (n°8) - Muller

Falla - Fognini

Montanes - Riba

Kohlschreiber - Monaco (n°25)

Mayer (n°20) - Lu

Serra (Q) - Darcis

Ward (Q) - Kavcic

Mannarino - Del Potro (n°11)

Dolgopolov (n°13) - Jones (WC)

Kamke - Hanescu

De Schepper (WC) - Querrey

Tomic - Verdasco (n°22)

Melzer (n°31) - Karlovic

Berlocq - Huta Galung (Q)

Prodon - Beck

Kudryavtse (Q) - Federer (n°3)

 

Berdych (n°7) - Ramos

Rochus - Phau (Q)

Stakhovsky - Marchenko (Q)

Nielsen (Q) - Anderson (n°30)

Wawrinka (n°21) - Paire

Baghdatis - Becker

Chardy - Dimitrov

Kubot - Almagro (n°10)

Isner (n°16) - Mitchell (WC)

Nieminen - Nalbandian

Cipolla - Davydenko

Mayer - Lopez (n°18)

Ljubicic (n°28) - Lacko (Q)

Gojowczyk (Q) - Young

Haas - Kudla (Q)

Kuznetsov (Q) - Nadal (n°2)

 

 


 

Article réalisé par Loïc Espitalier-Noël et Gwendal Le Priellec

Crédit Photos : AFP

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