Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rétro Tennis - Mai : À Paris, Nadal est roi (5/12)

par Jérôme Collin 24 Décembre 2011, 09:00 TENNIS

Une page se tourne. 2011 prend fin tandis que 2012 prend son envol. De l’Australie au Canada, Europe, Asie, Afrique et Amérique visités, la saison tennistique fut haute en couleurs et riche en rebondissements. L’heure des bilans arrive ainsi, une rétro parfaite pour revivre des moments magiques. Cinquième épisode avec le mois de mai, mois de Grand Chelem Porte d’Auteuil. Le nom du lauréat lui ne change pas.

 

1-copie-10.jpg

 Nadal/Djokovic, encore et toujours

 

Mai arrive et la saison de terre battue bat son plein. Deux Masters 1000 consécutifs (Madrid et Rome), puis le début de Roland-Garros qui s'achève début juin. Un cinquième mois de l'année qui est l'occasion d'observer à nouveau l'affrontement entre Rafael Nadal et Novak Djokovic.

 

Rafael Nadal sombre dans le doute

La question que tout le monde se pose concerne la possibilité ou non que Djokovic puisse battre Nadal sur la surface ocre. À l'heure d'aborder le Masters de Madrid, le Majorquin en est à 34 victoires consécutives (loin de son record de 81 succès). Certes, des doutes sur la performance de son jeu se posent, mais Nadal paraît supérieur à Djokovic sur terre battue. En deux semaines, le Djoker va réduire à néant cette donnée : Djokovic est tout bonnement imbattable en 2011, et quelle que soit la surface.

À Madrid d'abord, le Serbe déroule en finale face à Nadal. Il mène 5-2 dans la première manche, et seule une saute de concentration l'empêche de punir Rafael Nadal. Il remporte le premier set 7-5 et s'envole vers la victoire dans un second set à sens unique. C'est un véritable tremblement de terre qui frappe le monde du tennis, car cette victoire de Djokovic reste tout de même une surprise, malgré les incroyables performances du Serbe depuis le début de la saison. On pensait Nadal dans son jardin, peut-être en difficulté mais pas dans de telles proportions. Au vu de la finale de Madrid, Djokovic creuse un écart important avec son concurrent le plus sérieux.

Une semaine plus tard, le dimanche 15 mai, Djokovic en remet une couche, montrant que sa victoire à Madrid n'était pas un coup du hasard ou dû à un mauvais match de Rafael Nadal. Ce dernier cède encore sous les coups de boutoirs du Serbe, et ne peut rien faire à Rome. Plus entreprenant, Djokovic marque aussi les esprits, et notamment celui de Nadal, qui est plongé dans le doute. C'est la première fois qu'il doit subir quatre défaites d'affilée en finale d'un tournoi, qui plus est face au même adversaire. Les conséquences psychologiques de ce double-échec sont importantes pour le protégé de Toni Nadal. Il avait rarement été bousculé par un joueur de tennis, et jamais encore à ce point. Djokovic est en train de faire sérieusement douter l'Espagnol, et lui inflige la même chose que Nadal fait subir à Federer, à savoir un complexe d'infériorité. Rafa ne trouve pas la clé, n'arrive pas à gêner Djokovic, bref il lui est inférieur...

 

2-copie-1.png

 Nole peut lever les bras au ciel, après ses exploits sur terre

 

Gasquet se sent comme chez lui à Rome

Peu en vue depuis le début de saison, Richard Gasquet attend Rome pour se signaler. Et de quelle manière ! Le Biterrois réalise un tournoi flamboyant, où il parvient notamment à éliminer Roger Federer au terme d'un match épique en huitième de finale. Au tour suivant, Gasquet fait la peau de Tomas Berdych en trois sets à nouveau, puis doit concéder la défaite face à Rafael Nadal en demi-finale. De par cette double performance à Rome, Gasquet se remet dans le bain et retrouve une confiance qui lui faisait défaut jusque là. Le tennismen français, véritable espoir du tennis tricolore dès son plus jeune âge (il fait la couverture de magazines de tennis à seulement neuf ans!), arrive donc à Roland-Garros avec certains matchs références.

 

3-copie-6.jpg

 Gasquet de retour en forme

 

Les Internationaux de Paris : Nadal garde sa couronne, Djokovic redescend sur terre

Le mois de mai est marqué par Roland-Garros, où depuis 2005, un certain Rafael Nadal y est quasiment imbattable. Chaque année, hormis en 2009, on retrouve le dernier dimanche de la compétition, jour de finale homme, sur le court Philippe Chatrier, le Majorquin. Et 2011 n'échappe pas à la règle. Cependant, Nadal a du s'employer comme jamais pour arriver à ce stade du tournoi, tant son parcours a été semé d'embûches. La première dès le premier tour, où John Isner frôle un exploit retentissant : éliminer Nadal à Paris dès le premier tour. L'Américain mène deux sets à rien, et prouve que Rafa est fragile cette saison, et que son jeu est perfectible. Au prix d'énormes efforts physiques et psychologiques, Nadal parvient à renverser la vapeur. C'est la première fois qu'il doit disputer un match en cinq set à Roland-Garros. Par la suite, le tableau devient plus facile, mais le neveu de Toni Nadal est encore fébrile. Il arrive en demi-finale, où il tombe contre Andy Murray, qu'il écarte en trois sets.

En finale, à la surprise générale, il affronte non pas Novak Djokovic mais Roger Federer. Le Suisse a sorti sans doute l'un des plus beaux matchs de sa carrière professionnelle face au Serbe en demi. Djokovic n'a jamais pu prendre le bon tempo pour venir à bout du Suisse, qui a joué merveilleusement bien. Par la même, il permet à Nadal de conserver sa place de numéro 1 mondial. La finale tient toutes ses promesses, et Roger Federer est tout prêt d'empocher le premier set, puisqu'il mène 5-2. Pourtant, Nadal va renverser la vapeur sur ce qui sera le tournant du match. Il parvient grâce à un réflexe hors-norme à la volée à remettre une balle de set pour le Suisse. Ce dernier vient de laisser passer sa chance, et ne reverra presque plus Nadal, qui s'envole vers un sixième succès sur la terre battue de Roland-Garros, en quatre sets et plus de 3 heures 30 de jeu. Il égale le record de Bjorn Borg, le Suédois.

Ce tournoi de Roland-Garros aura donc été le théâtre de la fin d'une série de 41 victoires consécutives pour Djokovic, à une unité seulement du record de John McEnroe. Le Serbe a sans doute pâti d'une rupture de match de cinq jours, puisqu'il a remporté son quart par forfait. Il ne faut toutefois pas enlever la magnifique performance de Roger Federer, qui signe là un succès phénoménal. On ne sait pas encore si cet arrêt brutal pour Djokovic signe la fin d'une période, ou si ce n'est qu'un accident de parcours. Le mois de juin apportera vite la réponse.

Côté français, le tournoi de Roland-Garros est plutôt une réussite. Gaël Monfils atteint les quarts de finale, où il doit s'incliner face à Roger Federer. Au tour précédent, il avait éliminé l'inépuisable David Ferrer en cinq manches.

Jo-Wilfried Tsonga subit une défaite rageante au troisième tour contre un autre Suisse, Stanislas Wawrinka. Tsonga mène deux sets à rien, et se retrouve à quelques points du match. Mais le Suisse ne se démonte pas et renverse la vapeur. Le Manceau prend la défaite avec le sourire, et l'estime encourageante. L'avenir proche lui donnera raison.

Gilles Simon et Richard Gasquet atteignent tout deux les huitième de finale, leur meilleur performance.

 

4-copie-2.jpg

 La belle histoire parisienne continue pour Rafa

 

Article réalisé par Jérôme Collin | Images : Reuters

commentaires

Haut de page