Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Socrates : un mythe s’est éteint

par Culture Sport 5 Décembre 2011, 10:00 FOOTBALL

L’ancien capitaine de la Seleçao est décédé dimanche à Sao Paulo, après avoir été hospitalisé vendredi soir pour une infection intestinale.

 http://www.lefigaro.fr/medias/2011/12/04/sport_home_alaune_sport24_519979_12160135_15_fre-FR.jpg


Il était le capitaine emblématique d’une Seleçao magnifique, mais privée de couronne mondiale. Âgé de 57 ans, Socrates s’en est allé dimanche, à l’hôpital Albert Einstein de Sao Paulo. Et aujourd’hui, c’est tout un peuple brésilien qui pleure celui qui a été un joueur à l’élégance rare, et un capitaine emblématique d’une sélection dorée. Zico, Falcao, Cerezo ou encore Eder ont été les coéquipiers du grand frère de Raï, l’ancienne idole du Parc des Princes. Son surnom, Le Docteur, témoignait d’ailleurs parfaitement de ses qualités footballistiques : une qualité de passe exceptionnelle et une excellente vision du jeu.

 

Au Brésil, l’impact de ce joueur a été énorme, malgré ses deux échecs avec la Seleçao lors des coupes du Monde 1982 et 1986. C’est lui qui a fondé la Démocratie Corinthiane dans les années 1980, lorsque toutes les décisions concernant la vie du club étaient soumises au vote des joueurs. En soixante sélections, Socrates aura finalement inscrit vingt-deux buts, tout en évoluant au poste de milieu relayeur. Passé par les Corinthians après avoir débuté sa carrière à Botafogo, Socrates avait également connu l’Europe, l’espace d’une saison passée à la Fiorentina.

 

En France, Socrates était surtout connu pour être le grand frère de Raï, enchanteur du Parc des Princes à la fin des années 1990 et champion du monde 1994 avec le Brésil. Un autre fait moins glorieux a également participé à la renommée de Socrates à l’intérieur de nos frontières : son penalty manqué face à Joël Bats, lors d’un fameux quart de finale à Guadalajara, en 1986. Un fait d’histoire, tant le match avait été exceptionnel d’intensité. Mais pour l’ancien capitaine de la sélection brésilienne, ce match sera resté une occasion manquée. Jamais en effet, Socrates n’aura été champion du monde. Le plus grand regret de sa carrière assurément. De sa vie ? Peut-être, même si, finalement, ce seront ses problèmes d’alcoolisme qui lui ont coûté la vie. Une bien triste sortie pour une homme et un joueur qui fut bien plus que cela dans les années 1980.

 

Article réalisé par Martin Bourdin | Photo : Panoramic

commentaires

Haut de page