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Vuelta 2012 : Un parcours toujours plus montagneux !

par Nicolas Gréno 13 Janvier 2012, 12:00 Vuelta

Après le Tour de France et le Giro en octobre dernier, le troisième et dernier Grand Tour, la Vuelta 2012 (18 août-9 septembre) en l’occurrence, a été présenté en ce jeudi 11 janvier. A Pampelune, ville qui lancera la soixante-septième édition du Tour d’Espagne, Javier Guillen et son équipe ont dévoilé un parcours très montagneux. A n’en pas douter, les grimpeurs Espagnols seront de la partie en août prochain. Pas le sud du pays, « boycotté » par les organisateurs.

 
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Si un grimpeur ne parvient pas à se hisser sur la première marche du podium de la Vuelta, le 9 septembre prochain, c’est qu’il y a un sacré problème. Le tenant du titre, Juan José Cobo, a déclaré que cette édition semblait être promise à « Purito », comprenez Joaquin Rodriguez. C’est vrai qu’il n’a pas forcement tort le futur porteur du dossard numéro un. Même si un chrono de quarante bornes est prévu - « un cauchemar » pour Rodriguez, même « s’il ne devrait pas avoir un grand poids » d'après Samuel Sanchez - (avec une côte de troisième catégorie au milieu de l’étape), plus de six arrivées en altitude seront proposées aux participants. Quatre autres finals seront jugés en côte. Du sur-mesure pour ce petit grimpeur de poche. Pour Pedro Delgado, le coureur de Katusha pourrait claquer beaucoup d’étapes. Rodriguez verrait bien Alberto Contador se parer de rouge s’il vient.

 

En tous cas, cette Vuelta 2012 commencera fort d’entrée avec un Grand Départ qui sera donné depuis la Navarre… le pays du Roi Miguel. Indurain, qui n’a jamais remporté son tour national, restera à jamais l’ambassadeur du cyclisme dans sa région natale, lui le quintuple lauréat de la Grande Boucle. Abraham Olano, autre Basque, champion du Monde en 1995, qui a lui remporté la Vuelta en 1998, a aussi soutenu la candidature de Pampelune. Après dix-huit ans d’abstinence, ils doivent donc être tous deux très heureux de voir revenir la Vuelta sur leurs terres. La dernière fois que le Tour d’Espagne avait fait escale à Pampelune, ce fût Laurent Jalabert qui s’imposa. Le maire de la ville « invite tous les habitants à participer à cette grande fête ». Pampelune va donc ressortir le foulard rouge après San Fermin, en juillet. L’arrivée de la première étape, un contre-la-montre par équipes de seize kilomètres, se fera… dans les arènes de Pampelune, la Plaza de Toros. Mais avant, elle empruntera le parcours du célèbre Encierro des fêtes.

 

Après Pampelune, la montagne arrive déjà. Dès la troisième étape, à Arrate, les favoris auront une première occasion d’en découdre. La petite côte permettra à certains coureurs qui auront perdu du temps dans le chrono par équipes, d’en récupérer peut être un peu. Le lendemain, rebelote. Mais en un peu plus dur avec la Station de Valdezcaray. Des massifs dès le début. Ça promet ! Quatre jours plus tard, en Andorre, avec la deuxième étape au sommet, l’écrémage se poursuivra. La montagne revient lors du quatorzième jour de course. S’en suivra un impressionnant triptyque en Galice, avec l’enchainement Puerto de Ancares (quatorzième étape), Lagos de Covadonga (quinzième) et Cuitu Negru (seizième). Pour conclure cette Vuelta en beauté, avant Madrid, la Bola del Mundo effectuera son grand retour, après une fantastique passe d’armes entre Vincenzo Nibali et Ezequiel Mosquera en 2010.

 

Ce parcours excessivement montagneux avec neuf cols de première catégorie programmés (plus six de deuxième et dix-huit de troisième), devrait provoquer une indigestion chez les sprinteurs. Mais ils pourront se consoler avec huit étapes plates et donc propices aux arrivées groupées. A moins que les baroudeurs n’en profitent ou ne tentent leur chance lors des arrivées en côte (à Jaca, Barcelone, Dumbria et Fuente Dé).

 


Article réalisé par Nicolas Gréno
Contact : nicolas.greno@culturesport.info
Crédit photo : Nicolas Gréno

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