Pour la première fois de la saison, les skieurs quittent l’Europe, direction l’Amérique. Direction Lake Louise au Canada, pour disputer deux épreuves. La première descente et le premier Super-G de l’hiver. Des disciplines adorées par les Suisses et les Autrichiens qui devraient encore se livrer un combat sans merci. Une lutte que quelques hommes tenteront d’arbitrer.

Suisse : Avantage au point
Didier Cuche (photo ci-dessus) sera l’homme à surveiller, le leader suisse. C’est bien simple, la saison dernière il n’a laissé que des miettes à ses adversaires en descente et en Super-G, remportant les petits globes de cristal dans ces deux disciplines. Médaillés d’or et d’argent lors des deux derniers mondiaux, Cuche mise sur son expérience pour conserver ses biens. Ou transmettre l’héritage à ses compatriotes, si à 37 ans, il ne peut plus enchaîner les grandes performances comme à son habitude. Et des héritiers, il n’en manque pas. A commencer par Silvan Zurbriggen, au pied du podium au classement général final de la coupe du monde de descente l’hiver dernier. Lui aussi a atteint la trentaine, mais chaque année il progresse. Avec déjà douze podiums, il est prêt à prendre le flambeau et porter la Suisse vers les sommets. L’expérience, Tobias Gruenenfelder, l’a aussi. Dixième en Super-G en 2010-2011, il va fêter ses 34 ans dimanche, à l’occasion du premier Super-G de la saison, de quoi s’offrir un beau cadeau d’anniversaire et voir la suite de l’hiver en position de force.
Derrière ces « vieux », il y a la nouvelle génération. Très prometteuse génération. En tête de liste Beat Feuz. Inconnu en 2010, il a vraiment explosé lors de l’exercice précédent pour se classer à une très belle septième position finale en descente. A 24 ans, il a encore beaucoup de marge. Un peu dans le même genre, les Suisses peuvent compter sur Carlo Janka. 25 ans, un talent déjà démontré, il préfère la précision à la vitesse. C’est donc à lui que devraient revenir les rênes de l’équipe helvétique en Super-G, même s’il a aussi son mot à dire en descente. On n’oubliera pas non plus Patrick Küng, 27 ans, capables du meilleur qui a échoué aux portes du top 10 mondial l’an passé et qui revient donc très revanchard. Les Suisses ont donc un avantage au point, puisqu’ils sont tenants du titre dans les deux disciplines.

Autriche : Avantage au nombre
Des titres que les Autrichiens comptent bien rafler cette saison. Leur force c’est leur nombre. En descente ou en Super-G, ils occupent les premières places, maintenant ils visent la première place. En chef de file, à l’image de Dider Cuche, ils peuvent compter sur un homme expérimenté et reconnu, Michael Walchhofer (photo ci-dessus). A 36 ans, il a été champion du monde, a remporté trois petits globes en descente, et a fini second du général de Super-G en 2010. Autant dire qu’il est très à l’aise dans les deux disciplines, et qu’il part cette année encore avec une pancarte de favori. Juste derrière lui, on retrouve Klaus Kroell. Troisième de la descente, il s’affirme comme une valeur sûre du ski autrichien. Walchoffer-Kroell un duo qui devrait faire mal, très mal. Et ils pourraient même former un trio, avec Romed Baumann comme troisième larron. A 25 ans, c’est sans doute lui l’avenir de l’Autriche sur les pistes de ski alpin. Aussi bon en descente, qu’en Super-G, voire même en Combiné, Baumann a tout pour s’imposer et marquer ce sport de son empreinte. Avec déjà six podiums en Coupe du Monde, il a déjà montré toutes ses aptitudes.
Derrière ce trio de choc en descente, l’Autriche a aussi de nombreuses armes en Super-G. La première lame ? Georg Streitberger. Deuxième de la dernière coupe du monde de Super-G, il améliore ses performances hiver après hiver. Alors s’il suit toujours ce principe, il devrait ajouter son nom au palmarès de cette discipline à la sortie de l’hiver. Toutefois, il devra se méfier de ses compatriotes. Walchhofer et Baumann bien sûr, mais aussi Hannes Reichelt ou Benjamin Raich. Le premier n’est pas très connu, pourtant il s’est adjugé le petit globe de cristal de Super-G en 2008 et reste très performant depuis en enchaînant les tops 10. Le deuxième, on ne le présente plus. Pour être clair, il a tout gagné. Double champion olympique, triple champion du monde, une coupe du monde, 35 manches de coupe du monde… Bref son palmarès est complet à 33 ans. Et il ne se privera certainement pas de le remplir un peu plus dans les mois prochains.

Des arbitres de choix
La descente et le Super-G ne se résume pas à une lutte entre Suisses et Autrichiens. Certains skieurs entendent bien arbitrer ce combat. En tête de liste le Français Adrien Théaux (photo ci-dessus). L’une des grandes révélations de la dernière saison. Sixième en descente, dixième en Super-G, Theaux est monté trois fois sur un podium avec une victoire à la clef. A l’aube de la reprise, il entend bien poursuivre sur sa lancée. Si le Français ne parvient pas à s’intégrer dans ce combat entre les deux nations, l’Italien Christof Innerhofer aura lui aussi sa carte à jouer. Polyvalent, capable de participer à toutes les disciplines dont les meilleurs résultats se situent dans les disciplines de vitesse, il peut à 26 ans, devenir l’une des nouvelles terreurs du ski alpin. En parlant de terreurs, on oubliera pas non plus, Ivica Kostelic, Aksel Lund Svindal et Bode Miller. Trois grands noms qui en demandent encore, et qu’il faudra bien entendu surveiller de très près.
Enfin un petit mot sur les Français. Johan Clarey, Yannick Bertrand, Guillermo Fayed voire même David Poisson qui sont souvent très réguliers tout au long de la saison. S’il leur sera toutefois compliqué de jouer les premiers rôles durant tout l’hiver, ils peuvent réaliser quelques gros coups, alors il ne faudra pas les oublier. Ce sont de belles armes pour l’Equipe de France.
Calendrier de la Coupe du Monde de descente :
26 novembre : Lake Louise (Canada)
2 décembre : Beaver Creek (USA)
16 décembre : Val Gardena (Italie)
29 décembre : Bormio (Italie)
14 janvier : Wengen (Suisse)
21 janvier : Kitzbühel (Autriche)
28 janvier : Garmisch-Partenkirchen (Allemagne)
4 février : Chamonix (France)
11 février : Sochi (Russie)
3 mars : Kvitfjell (Norvège)
14 mars : Schladming (Autriche)
Calendrier de la Coupe du Monde de Super-G :
27 novembre : Lake Louise (Canada)
3 décembre : Beaver Creek (USA)
17 décembre : Val Gardena (Italie)
20 janvier : Kitzbühel (Autriche)
29 janvier : Garmisch-Partenkirchen (Allemagne)
25 février : Crans-Montana (Suisse)
4 mars : Kvitfjell (Norvège)
15 mars : Schladming (Autriche)
Article réalisé par Jérémy Bazin l Images : Reuters, AFP
Descente et Super-G, on prend les mêmes…
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