
Les Mav's souvent malheureux et loin de partir au début de la saison s'en sont sortis face à l'armada du Heat de Miami au bout du match six. Il s'agit du premier titre de l'histoire de la franchise du Texas qui était tombé, cinq ans plus tôt contre la même équipe de Miami. Dans cette finale, un brin inédite (Los Angeles, Boston, San Antonio, Chicago éliminé), le contraste est saisissant, dans tous les sens du terme. D'un côté les 'Tres Amigos' (LeBron James, Dwayne Wade et Chris Bosh), sûrement ce que l'on peut voir de mieux à l'heure actuelle au niveau des individualités. De l'autre : un collectif rodé qui évolue de la même façon depuis plus de dix ans, une équipe soudée et expérimentée. Ces derniers temps on été tenté de croire que le basket se gagnait par les individualités, hier soir, Dallas nous a fait mentir.

Bien sur pour soulever le Graal il faut une star, Dallas l'a. Depuis le début des playoffs Dirk Nowitzki a tout simplement été énorme. L'allemand a retrouvé son niveau de 2007, qui lui avait permis de remporter le titre de MVP de la saison régulière. Cette année ce sera la récompense pour les Finals. Tellement mérité... Son envol à commencer dès le premier tour en faisant plier Portland (l'équipe de Nicolas Batum, le français), avant de ridiculiser les Lakers de Kobe Bryant par une série de 4-0. Dans ce match six, Nowitzki a vécu un cauchemar... pendant une mi-temps. C'est bien lui encore une fois, avec l'aide notable de Jason Terry, à faire plier les Heats en inscrivant dix points de ses vingt et un au total dans les dix dernières minutes.
Dallas ne voulait absolument pas s'incliner dans ce sixième match, par peur de craquer dans les derniers match. Ce sont donc les hommes Rick Carlisle qui prennent les choses en mains et plus spécialement Jet, Jason Terry (19 points en 17 minutes) héros du match cinq. Dallas a tenu, n'a rien lâché, le français Ian Mahinmi à lui aussi participer à la fête, quatre points dont un tir au buzzer. Ensuite vous connaissez la suite, le big three de Miami impuissant et le réveil de Dirk. Ce qui restera sûrement l'action de ces finales : c’est Dirk qui vient placer sa main gauche au lay up pour conclure le deal (105-95) devant un LeBron James impuissant. Dallas l’a fait. C'est la liesse côté texan, dans un AmericaAirlines Arena médusé. Jason Kidd autre figure du club, aura mis dix-sept ans à remporter son premier titre. Dirk Nowitzki aura patienté treize ans. C’est d’abord leur succès. Deux joueurs immenses, parmi les plus grands de l’histoire.
LeBron James ne l'est pas encore, venu en Floride pour rafler la bague suprême il devra patienter un an de plus (voir plus en cas de lock-out...) avec ces deux autres amis.
Article réalisé par Baptiste Denis l Images : AFP
Et finalement… Dallas
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