A l'image de Jean-Pierre Papin ou plus récemment d’Eliaquim Mangala, le championnat belge de football a de tout temps accueilli de nombreux joueurs français. En cette saison 2011-2012, Culture Sport Belgique a décidé de vous présenter les Bleus du football noir-jaune-rouge. Toutes les deux semaines, retrouvez le portrait de l'un d'eux. Ce lundi, partez à la découverte du milieu récupérateur du Standard de Liège William Vainqueur.

S’il y a un joueur indéboulonnable dans l’effectif du Standard en ce début de saison c’est bien William Vainqueur. En dehors du capitaine Jelle Van Dame et du gardien Sinan Bolat, il est sûrement le joueur qui a effectué le plus de matches toutes compétitions confondues. Pas mal pour un nouveau venu !
Le joueur originaire de Neuilly-sur-Marne a commencé sa carrière dans le centre de formation d’Auxerre mais c’est à Nantes que le joueur âgé depuis ce samedi 19 novembre de vingt-trois ans a signé son premier contrat professionnel. Il a joué son premier match en L1 contre Marseille, rien que ça. Lors d’un stage avec l’équipe de France des moins de dix-neuf ans, Vainqueur est touché aux ligaments croisés ce qui mis fin à toutes ses chances de disputer l’Euro U19. Cette blessure a eu de lourdes conséquences, le bleuet était au top de sa forme et venait de trouvé sa place à la récupération dans l’échiquier nantais. La réhabilitation fut longue puisque il a fallu plus d’un an pour que l’entraîneur lui fasse à nouveau confiance, chose qu'il a retrouvé grâce à un but lors d’un match amical contre Nîmes. Le coach impressionné en fera un des piliers de l’équipe.
Durant l’été 2011, Vainqueur attise la convoitise de nombreux club plus huppés, parmi eux Nancy. Le club lorrain a tenu la corde du transfert pendant longtemps, pourtant à la dernière minute le club s'est désisté. Le coach déclarant qu’ils (lui et la direction) préféraient prendre un autre joueur. Malgré tout l’agent de Vainqueur continuait de clamer à qui voulait l’entendre que son poulain partirait. Le Standard de Liège a réussi alors un beau coup en raflant la mise pour seulement 1,7 millions. Le transfert a fait beaucoup débat à propos du niveau du championnat belge et de celui du championnat français. Certaines personnes déclarant que la Jupiler Pro League avait le niveau de la Ligue 2, d’autre affirmant que la Belgique était un bon tremplin international. Quelques journalistes déclaraient que, oui, la Belgique était un beau tremplin à condition de ne pas y rester trop longtemps.
Le fait est qu’il est quand même beaucoup plus prestigieux de jouer dans un club qui joue la tête de son championnat et qui dispute l’Europa League, que de jouer dans un club qui se bat pour ne pas descendre en national.
Lors de son premier match qu’il a joué en … Europa League, Vainqueur impressionne. Sa lecture du jeu, sa protection de balle et sa technique éclate enfin à la face du monde. Son point fort est bel et bien la protection du ballon, cette faculté lui permet de rassurer son équipe. Il n’est sûrement pas le plus grand technicien de la planète, mais il est capable d’éliminer s’il le faut un ou plusieurs adversaires. Son efficacité est assez impressionnante que pour être soulignée. Son seul défaut est peut-être qu’il ne participe pas assez aux phases offensives. Il frappe rarement, voir jamais et ne percute qu’occasionnellement.
En résumé on peut dire qu’on ne gagne pas de matchs avec William Vainqueur mais qu’on n’en perd pas non plus.
Article réalisé par Adrien Renkin | Images : Reuters/Ouest Média