
Le LOSC a remporté la Coupe de France samedi soir en dominant le PSG (1-0), et s’offre ainsi son premier titre depuis 1955. Un titre obtenu notamment grâce à la profondeur de banc du club nordiste.
Un duel alléchant entre les deux équipes les plus joueuses de la saison. C’est ainsi qu’était présentée cette finale entre le PSG et Lille. Au final, le match n’aura pas été beaucoup plus emballant que l’indécente finale de la Coupe de la Ligue entre Montpellier et Marseille. Si Lille a mieux démarré le match que les Parisiens, c’est bien les hommes d’Antoine Kombouaré qui se sont créés les meilleures occasions. Mais à force de ne pas faire la décision, le PSG a laissé le LOSC en vie. Et c’est finalement sur un coup-franc de Ludovic Obraniak mal négocié par Coupet qu’est venu le but de la victoire pour des Lillois.
Finalement, ce match a parfaitement résumé la saison de ces deux équipes, entre une équipe lilloise qui a toujours pu compter sur un groupe complet, au sein duquel les remplaçants jouent un rôle majeur, et des Parisiens trop souvent affaiblis par une attaque inefficace et des gardiens inconstants. Encore une fois solides défensivement, à l’image d’un Mamadou Sakho toujours impérial, les coéquipiers de l’international français ont manqué de nombreuses occasions samedi soir. Symbole de cette inefficacité, Guillaume Hoarau a manqué la balle de match à un quart d’heure de la fin sur un centre d’Erding. Placé seul en pointe juste devant Bodmer, l’attaquant réunionnais n’a pas semblé à l’aise dans ce système, comme souvent cette saison. Et le sauveur habituel, Nenê, n’a pas pu enfiler son costume tant il était occupé à protester contre l’arbitre.
A la décharge des attaquants parisiens, ils sont tombés sur un Mickaël Landreau des grands soirs. Et au vu du dénouement du match, les dirigeants parisiens peuvent s’en vouloir de s’être séparés de l’ancien Nantais. Car c’est sur une nouvelle erreur de leur gardien, une erreur d’appréciation de Coupet plus précisément, que les Parisiens ont encaissé le but décisif. L’addition aurait même pu être plus corsée si Coupet n’avait repoussé le penalty de Debuchy, suite à une faute qu’il avait lui-même concédée.
A l’inverse, Lille a confirmé l’impression laissée lors des dernières sorties : celle d’une équipe devenue plus mature et diablement efficace. Pendant 80 minutes, le LOSC a su courber l’échine, se reposant sur une défense solide et un gardien infranchissable. Ils ont ensuite réussi à faire la différence sur l’une de leurs rares offensives. Les hommes de Rudi Garcia ont aussi pu compter, comme souvent cette saison, sur des remplaçants aux dents longues. Le jeune Idrissa Gueye à d’abord parfaitement suppléé le forfait de Balmont, avant que De Melo et Obraniak ne rentrent. On connaît la suite : l’international polonais a donné la victoire à la formation Nordiste.
Ainsi, la finale de la Coupe de France a été un parfait condensé de la saison des deux clubs. Lille en a profité pour s’offrir son premier titre depuis 1955, soit une éternité. Un sacre, le sixième du club dans cette compétition, qui sera sans doute suivie d’un second dans deux semaines, les Lillois comptant en effet quatre points d’avance sur l’OM. Ironie du sort, c’est peut-être au Parc des Princes que les Dogues valideront leur sacre.
Article réalisé par Martin Bourdin l Image : Presse Sport
Lille réécrit l’histoire
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