Après une confrontation chacune en ce début de phase de poules, l’équipe de France et celle du Canada se rencontrent aujourd’hui au McLean Park de Napier. Les Bleus veulent activer la machine, les Canucks veulent à nouveau créer la surprise. La France, malgré un début de mondial contrasté va-t-elle aller chercher cette large victoire synonyme de confiance pour la suite, ou le combat sera-t-il aussi âpre que le faciès de certains joueurs hirsutes ?
Une entame de mondial singulière
Si la France a gagné face au Japon, elle a dû lutter avec des japonais surmotivés par l’évènement. Bien entrés dans leur match, les bleus ont marqué des premiers points importants en première mi-temps avant que les japonais ne reviennent en seconde partie encore plus frais, sautant sur tout ce qui bouge. Mais la France, forte de son expérience s’offre en fin de match un peu de répit et marque les essais de la victoire. 47 – 21, la victoire est au bout, le point du bonus offensif aussi. Le plus dur est fait.
Du côté de Canada/Tonga, peu auraient parié sur une victoire canadienne et pourtant les Canucks ont tenu bon du début à la fin en faisant preuve d’une envie folle de victoire face à des Tongiens prenables. Auteurs de cents plaquages, les hommes du Néo-Zélandais Kieran Crowley vont s’appuyer sur une solide défense et ne pas gâcher les occasions qui se présentent à eux. C’était sans compter sans la réaction des Tongiens qui vont reprendre l’avantage. Pritchard, Riordan, Carpenter et consorts vont mettre les bouchées doubles pour mener à nouveau. Les canadiens étaient loin d’être K.O. Match fou et victoire 25 à 20 de ces Canucks enthousiastes par l’aventure Néo-zélandaise.
L’outsider canadien fait peur
Physiquement plus puissants que les japonais, les canadiens ont aussi des joueurs talentueux. Certains même sont seulement des amateurs mais au contact de Kieran Crowley, le monde du professionnalisme ne semble pas les effrayer. Au contraire, ils se donnent à cœur joie sur le terrain. La pression est donc à mettre du côté des français, fragiles face au Japon, doivent prouver qu’ils font partie des meilleurs nations et doivent livrer un match parfait face à leurs adversaires du jour qui devraient les titiller sur de nombreuses actions de jeu.
Les bleus seront frais, trop pour certains peut-être et pour ce nouveau match, les changements sont nombreux. Marc Lièvremont n’aligne pas la même équipe que la dernière fois. L’équipe devra donc s’ajuster rapidement, trouver des repères pour peut-être faire partie de la composition face à la Nouvelle-Zélande. Avant cela, il faut être au top niveau aujourd’hui. Le noyau dur de l’équipe de France va-t-il enfin être discerné ? Les canadiens ne changent pas une équipe qui gagne, les principaux artisans de la victoire face aux Iles Tonga sont titularisés. Malgré cela, les canadiens partent avec un désavantage. Alors que les français ont eu une semaine pour se remettre de leur match contre le Japon, mentalement surtout, l’équipe du Canada a joué son premier match il n’y a que quatre jours. Espérons pour eux que l’euphorie actuelle soit plus forte que les traces de fatigue du match contre les Tongiens.
France/Canada, la guerre des poilus
Face aux Tonga, les caméras étaient braquées sur un canadien en particulier. Le plus barbu, Adam Kleeberger a été surtout l’homme du match, réalisant quatorze plaquages. L’attraction du Canada a délaissé son visage de jeune joueur de 27 ans pour celle du « Roi Lion » comme certains l’appellent, sans raison particulière. Si ce nouveau faciès surprend ses adversaires, le canadien risque de ne pas s’en séparer tout de suite… Avec Jebb Sinclair et Hubert Buydens, ce trio ébouriffant devrait continuer à nous enchanter aussi sur le terrain.
Du côté des français, Chabal n’est pas là pour lutter niveau pilosité, il faudra donc compter sur Lionel Nallet et Maxime Médard. L’un barbu au physique impressionnant, l’autre arborant des rouflaquettes savamment dessinées, ont de quoi faire fuir ou tout du moins distraire les Canucks de Crowley. En plus de cette caractéristique pilaire de la confrontation d’aujourd’hui à Napier, on s’apprête à vivre une rencontre qui tombe pile poil, l’occasion de confirmer les bonnes aptitudes déjà montrées par le Canada et l’opportunité d’emballer le moteur pour les français, histoire de monter en puissance dans cette compétition. A moins que les Canucks prennent les Bleus à rebrousse-poil…
Composition de l’équipe de France
Traille - Clerc, Marty, Mermoz, Rougerie (cap.), Trinh-Duc, Parra, Bonnaire, Picamoles, Ouedraogo, Millo-Chluski, Papé, Ducalcon, Servat, Barcella
Remplaçants : Guirado, Barcella, Pierre, Harinoroquy, Yachvili, Estebanez, Médard
Composition de l’équipe du Canada
Pritchard, Hearn, van der Merwe, Smith, Mackenzie, Monro, Fairhurst, O'Toole, Carpenter, Kleeberger, Cudmore, Sinclair, Marshall, Rioardan (cap.), Buydens
Remplaçants : Hamilton, Franklin, Hotson, Dala, White, Hirayama, Trainor
Article réalisé par Emilie Drouet l Images : INPHO / AFP
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