A l'image de Jean-Pierre Papin ou plus récemment d’Eliaquim Mangala, le championnat belge de football a de tout temps accueilli de nombreux joueurs français. En cette saison 2011-2012, Culture Sport Belgique a décidé de vous présenter les Bleus du football noir-jaune-rouge. Toutes les deux semaines, retrouvez le portrait de l'un d'eux. Ce lundi, partez à la découverte du milieu de terrain franco-tunisien Fabien Camus.
Non ce n’est pas de l’ancien producteur de Johnny Hallyday ou encore du prix Nobel de Littérature 1957 dont il est question, mais bien du joueur genkois né à Arles.
Fabien Camus est le symbole du courage et de la loyauté envers ses différents clubs respectifs, il se donne toujours à fond pour eux. Quand il jouait à l’Olympique de Marseille, le footballeur a décliné une sélection en équipe nationale tunisienne car son club était, à ce moment de sa carrière, sa priorité absolue. Il a ainsi manqué une belle histoire d’amour internationale. Hélas pour lui, malgré toute sa bonne volonté, Fabien ne s’est jamais taillé une place du côté de la Côte d’Azur. Il n’a jamais été titulaire et n’est rentré au jeu qu’une seule fois en équipe première. En 2005, il a été transféré au Sporting Charleroi.
L’ambiance du Pays noir lui convenait beaucoup mieux que celle de la cité Phocéenne. Lors de sa première saison dans ce club, le sympathique joueur a vraiment été décisif, son emprise sur le jeu était exceptionnelle. Quand le Sporting était privé de son excellent milieu offensif, les passes étaient moins fluides, ses coéquipiers étaient privés d’un repère essentiel dans la construction du jeu. Son arrivée impressionnait tellement les observateurs que durant le mercato des rumeurs l’envoyaient un peu partout en Europe (Paris, Seville, Spartak Moscou, Steaua Bucarest, Lazio Rome…). Ces rumeurs ont énormément perturbé le joueur, il ne sentait plus concerné par les débâcles du club, et pensait pouvoir viser plus haut que cette modeste équipe. Charleroi se situait dans le ventre mou du championnat belge. Malgré son vague à l’âme, les dirigeants refusaient de s’en séparer pour moins de trois millions d’euros. Un coût exorbitant pour un homme qui, malgré toutes ses qualités, n’est quand même pas un joueur de classe internationale
En 2009, après toutes ces péripéties, Camus est arrivé en compagnie du défenseur Torgen Joneleit à Genk pour un montant estimé à un million et demi d’euros.
A Genk le joueur de vingt-six ans a eu l’occasion d’enrichir son palmarès (une fois champion en 2011) et de disputer la League des Champions contre notamment Chelsea, Valence et le Bayer Leverkussen. Le seul petit bémol est qu’il démarre rarement les rencontres qu’il dispute, il a plutot le rôle de joker rarement décisif. Pourtant, lors de certain match, le coach, Mario Been ne le reprend même pas sur la feuille de match. Il ne serait pas surprenant de le voir partir avant que son contrat arrive à terme, il court jusque 2013. A l’inverse, Joneleit est devenu un pion indispensable dans l’effectif de Mario Been. Ayant atteint la période ou un footballeur est au maximum physiquement, Camus ne saurait plus réellement progresser et, étant déjà réserviste dans un club du top belge, on imagine mal comment il pourrait un jour rejoindre un club d’envergure internationale.
Article réalisé par Adrien Renkin | Images : Belga