
Rimini aura été son dernier refuge. Il séjournait dans la chambre d’un hôtel depuis quelques jours, son corps gisait à terre, un champion s’est éteint. Suicide, mort naturelle, toutes les hypothèses ont été évoquées à l’annonce de la terrible nouvelle. L’Italie toujours consternée ne s’est toujours pas remis de la mort de son champion, il y a six ans, le 14 février.
Ce petit gabarit du peloton n’a pas tardé à faire parler la poudre. Le "Pirate" avait notamment réalisé le doublé Giro-Tour de France en 1998 et remporté 16 étapes sur le Giro et le Tour. Mais suite à des affaires de dopage, il s'est enfoncé petit à petit dans la déprime et la drogue. Il a effectué un come-back en 2003 et a disputé sa dernière course en juin avant de se faire soigner dans une clinique pour des problèmes dépressifs. Une carrière faite de hauts et de bas mais un coureur qui a séduit de nombreux fans. Le mythe du pirate est impérissable.
Il est encore présent dans les esprits et dans le paysage italien, comme sur la place Marconi à Cesena, où trône une statue de bronze. Lui au sommet, tout un symbole pour un des plus célèbres coureurs italiens. Il était l’attraction des tifosis, comblant le vide laissé par Coppi ou encore Bartali. Pantani, ce héros des temps modernes grâce à ses exploits hantera à jamais les rues de Rimini, de Cesena et des cols célèbres qu’il a escaladés. Le 14 février, jour de Saint Valentin est désormais une date amère pour tous ses tifosis et les fanas de cyclisme. Un mythe ne meurt jamais.par Emilie Drouet