Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

@cultureSPORT

@cultureSPORT

Retrouvez-nous sur cultureSPORT.net / culture SPORT est un jeune média global entièrement consacré à l’actualité sportive et dédié à tous les pratiquants : professionnels comme amateurs, féminins et masculins, valides ou en situation de handicap, des plus jeunes aux plus anciens.


Nicolas Bazin : "On connaît la hiérarchie en France"

Publié par Jérémy Bazin sur 24 Octobre 2011, 16:20pm

Catégories : #Cyclo-cross

Après un bon début de saison en cyclo-cross, avec notamment un séjour gagnant aux Etats-Unis en ouverture et deux honorables manches de Coupe du Monde à quelques jours de l’ouverture du Challenge National, Nicolas Bazin revient pour Culture Sport sur ses objectifs, sa rentrée réussie et la hiérarchie du cyclo-cross français. Entretien.

Culture Sport : D’abord, revenons sur votre saison sur route. Quel bilan pouvez-vous tirer ?
Nicolas Bazin : La saison s’est bien passée, on a eu de bons résultats en général au niveau collectif. C’est une bonne première saison au sein de l’équipe Big Mat et j’espère que ça continuera.

Nicolas-Bazin2.jpg
"La forme est correcte mais ce n’est pas encore le top"

C.S. : Comment s’est passé le passage de la route au cyclo-cross ?
N.B. : J’ai l’habitude, c’est tous les ans la même chose pour nous les crossmen. J’ai eu un mois de repos en juillet et j’ai repris à Châteauroux-Classic de l’Indre, avant d’enchaîner quelques autres courses. J’ai couru pour retrouver le rythme en compétition et être bien prêt pour le  premier cyclo-cross mi-septembre.

C.S. : Vous avez repris aux Etats-Unis. Comment ça s’est passé ?
N.B. : Je suis  resté trois semaines là-bas. J’ai pu disputer cinq courses de niveau international. C’est une bonne entrée en matière avec de très bons coureurs que je croise aussi sur les manches de Coupe du Monde comme Jamey Driscoll et Jeremy Power.

C.S. : Avec deux victoires malgré des conditions difficiles…
N.B. : On a eu de tous les temps. Parfois c’était très sec et assez chaud, parfois c’était boueux. En même temps ça m’a permis de bien revoir la technique dans ces conditions. En plus j’ai gagné deux fois, c’est une belle satisfaction. L’objectif était aussi d’avoir de bons résultats en allant là-bas.

C.S. : Puis vous avez enchaîné avec les deux premières manches de coupe du monde.
N.B. : Au retour des Etats-Unis j’ai d’abord participé à un cyclo-cross en Ardennes. Puis il y a eu les deux manches de coupe du monde. Les deux se sont bien passées. J’ai eu un peu de réussite au départ. J’ai toujours pu prendre le bon groupe au départ, même lors de la première course (à Plzen, ndlr). J’étais juste derrière Niels Albert qui lui a été gêné par les photographes mal placés. Il y a aussi eu beaucoup de chutes. Finalement je fais 23eme et 22eme. Ca reflète mon niveau actuel. La forme est correcte mais ce n’est pas encore le top.

Le Challenge National ? "Je vise le podium"

C.S. : Le challenge national va rapidement reprendre, c’est un objectif ?
N.B. : Les manches de challenge national sont toujours de gros objectifs. La première se déroule cette semaine. On connaît déjà la hiérarchie en France. Francis Mourey est très en forme comme il l’a montré en coupe du monde. Il est largement au-dessus de moi ou de Mathieu Boulo. Je vise le podium. Steve Chainel n’étant pas là, il y a une place de plus à prendre. Mais il y a de la concurrence pour le podium avec Boulo, Laurent Colombatto, Romain Lejeune, le jeune Melvin Rullière et j’en oublie.

C.S. : L’année dernière vous finissez deuxième derrière Francis Mourey à Saint-Jean-de-Monts de peu. On a l’impression qu’il ne vous manque pas grand-chose pour le battre ?
N.B. : Je l’ai battu au cyclo-cross de Nommay, mais j’ai été bien aidé par les circonstances de course. Au challenge national, il met la barre très haute dès le départ. Il faut vraiment des conditions qui me conviennent plus à moi qu’à lui pour me rapprocher. Ce n’est pas encore dans mes cordes de pouvoir le battre.

C.S. : Et le championnat de France, vous y pensez déjà ?
N.B. : Bien sûr. Quand on fixe le calendrier en début de saison, on ressort des objectifs : le challenge national et le mois de janvier avec les championnats de France et du monde. On y pense très vite. C’est un passage obligé dans une saison, et c’est un des cyclo-cross les plus importants, si ce n’est le plus important de l’année.

Nicolas-Bazin4.jpg
"Je viens de ressigner deux ans à Big Mat"

C.S. : Vous avez couru au Luxembourg, puis au CC Villeneuve-Saint-Germain, avant d’intégrer Big Mat-Auber 93. Pourquoi ce choix ?
N.B. : J’ai été au Luxembourg par un concours de circonstance. J’étais vététiste, et je voulais arrêter le VTT pour me consacrer au cyclo-cross et à la route l’été. J’ai eu des contacts au Luxembourg, mais ça n’a pas été une grosse réussite. La première année a même été un fiasco. J’ai tout de même continué avec Differdange. En continental, le calendrier était intéressant. Puis j’ai fait le choix de redescendre en amateur. Stéphane Javalet m’a fait confiance et j’ai pu intégrer Big Mat.

C.S. : Il n’y a pas eu de contacts avec la FDJ, l’équipe qui reste la meilleure formation française de cyclo-cross aujourd’hui ?
N.B. : Non, en plus ils ont déjà les deux meilleurs crossmen français avec Mourey et Chainel. Je pense que mon niveau sur route ne les intéressait pas. Je viens de ressigner deux ans à Big Mat. Ca a bien fonctionné la saison dernière, donc je continue.

"On peut encore progresser en France"

C.S. : Aujourd’hui, les Belges dominent le cyclo-cross. Pensez-vous que pour espérer les battre, il faut vivre en Belgique, s’entraîner régulièrement là-bas ou encore participer à des courses belges chaque week-end ?
N.B. : Il y a beaucoup de réflexions à ce sujet. Une des solutions est de partir en Belgique, mais ça implique un très gros investissement personnel. Le système belge est différent du système français. C’est un choix de carrière, mais je suis bien chez Big Mat. On peut encore progresser en France. Notamment avec un investissement plus important de toutes les  équipes, pour l’instant il n’y a vraiment que la FDJ et Big Mat. On pourrait aussi organiser plus de courses en France pour attirer les meilleurs. Par exemple, la mise en place d’un autre challenge à côté du challenge national.

C.S. : Pour revenir à la hiérarchie en France, John Gadret a décidé de se consacrer surtout à la route, cela vous facilite la tâche ?
N.B. : Il a décidé de ne pas être à 100% sur le cyclo-cross. Mais John est un très bon coureur. Il revient vite. Il ne lui faut pas beaucoup d’épreuves pour retrouver un très bon niveau. Il peut viser les podiums en France et en Coupe du Monde.

C.S. : D’ailleurs de plus en plus de crossmen se mettent à la route, à l’image donc de John Gadret ou du  champion du monde Zdenek Stybar. Qu’en pensez-vous ?
N.B. : C’est dommage pour le cyclo-cross. Mais quand on est bon en cyclo-cross, on a déjà un niveau élevé et on est capable de faire de bonnes choses sur la route. En même temps, ça élève la place du cyclo-cross dans la hiérarchie du sport.

Article réalisé et propos receuillis par Jérémy Bazin l Images : Cyclingnews, Facebook de Nicolas Bazin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Articles récents