Le premier acte du Tournoi des Six Nations a pris fin. Un match passionnant, un essai avec beaucoup de raffuts, mais aussi des joueurs aimant un peu trop les cathédrales et une équipe qu'on attendra de revoir.

TOPS
Irlande-Pays de Galles
Sans aucun doute, LE match de cette première journée. L'opposition de style fut exquise tout comme le suspense offert par les deux équipes. Face à de sérieux et valeureux irlandais, les virevoltants diables rouges ont finalement arraché la victoire dans les ultimes instants de la rencontre (21-23). Les Gallois ont marqué les esprits et se posent désormais comme les grands favoris du tournoi. Il sera difficile de contenir les assauts de leurs lignes arrière pleines de qualité avec notamment Jonathan Davies et George North qui se sont mis en évidence lors de ce match de clôture.
Julien Malzieu
L'ailier faisait son grand retour au sein du XV de France après avoir loupé le wagon de la coupe du monde. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne l'a pas loupé. Même les pigeons qui squattaient le Stade de France peuvent en témoigner. Le Clermontois, bien lancé par un Louis Picamoles excellent, nous a gratifié d'une leçon de raffut qu'au passage Marc Lievremont a dû apprécier. Sur l'action, Julien Malzieu raffute deux transalpins, en crochète un troisième avant de résister au retour de deux autres italiens en les raffutant à leur tour. Il n'a alors plus qu'à aplatir.
Un essai qui restera sans doute dans les annales, en tout cas davantage que le match en lui-même qui aura vu des Français appliqués maîtriser de valeureux Italiens (30-12).
FLOPS
L'Angleterre
Plus une déception qu'un flop. Après une Coupe du Monde ratée, on pouvait attendre du tenant du titre un autre message que cette victoire étriquée face à l'Ecosse (6-13). Le XV de la Rose ne doit son salut qu'à sa rigueur défensive dans une partie où on aura vu les écossais mettre la main sur le ballon. Mais dominer ne veut pas dire gagner. C'est ce qu'a pu constater Murrayfield, qui n'avait plus vu une victoire des anglais sur les siens depuis huit ans. On retiendra surtout de ce match l'engagement et l'indigence technique des deux équipes. Pour résumé, l'Angleterre, à revoir.
Les plaquages cathédrales
Si le match Irlande-Galles a été un délice à regarder dans sa globalité, on ne pourra que regretter les gestes dangereux du gallois Bradley Davies et de l'irlandais Stephen Ferris. Tous deux risquent davantage que leur simple carton jaune reçu durant la partie. De l'avis même de son sélectionneur Warren Gatland le deuxième ligne du Pays de Galles « a eu de la chance de ne pas recevoir un carton rouge » suite à son plaquage cathédrale sur l'irlandais Donnacha Ryan. Il sera imité en toute fin de match par le troisième ligne du XV du Trèfle. C'est deux là doivent maintenant prier pour pouvoir terminer le tournoi.
Article réalisé par Thibaut Burban
Crédit photo : AFP