L'équipe de France masculine de basket est rentrée hier soir dans sa phase de préparation au championnat d'Europe qui se tiendra en Septembre prochain, en Lituanie. Les bleus défiaient le Canada. Entrée en matière solide, très solide. On en attendait pas tant pour une première. Mais, des questions sont toujours en suspens, notamment celle concernant la présence, ou non, de Joachim Noah. Compte rendu.
Les canadiens vont finir par se dire qu'ils ne sont point vernis. Un calamiteux 16/55 aux tirs dont un effroyable 2/16 à 3pts, les auront plongé dans le désarrois le plus total et une défaite qui n'arrange rien, l'avenir étant déjà bien sombre. Tout le contraire d'une équipe de France, mi figue mi raisin, à l'aube de sa première sortie en amical, mais qui aura su remettre les pendules à l'heure, rapidement. Les bleus de Tony Parker imprimaient leur rythme d'entrée, mettaient la main sur la partie. « On est rentré dans le match, très agressifs, on a réussi à mettre un écart dès le début et après on a pas relaché » démontrait Nando De Colo, couteau suisse en chef au sein de la traction arrière française. Les « NBAers » commençaient le boulot (Parker 10pts, 8 pds en 24 min; Turiaf 9pts, 2 rbds en 19 min; Diaw 16pts, 8 pds en 24 min; Batum 9pts, 2pds en 21min). Vincent Collet était rassuré. « C'était un match très important pour nous, donc je pense que tout le monde était très concentré , comme on va l'être durant toute la préparation » disait Boris Diaw. Les tricolores déroulaient 30-8 au bout de 10 minutes de jeu. Le coach français pouvait alors faire « jouer tout le monde ». La jeune cavalerie française s'en donnait à coeur joie. « Il y a eu 50pts de la part du banc, ce qui fait que l'équipe est très homogène » continuait Boris Diaw. A l'image de Kévin Séraphin, 20 ans, une puissance physique hors norme, un talent brut, 13 min, 10pts, 6 rbds. Circulez y'a rien à voir. Mickael Gelabale, tireur d'élite, en remettait une couche. La France rigolait sur le chemin des vestiaires : 57-17.
Certes orphelins de leur pivot superstar, Joachim Noah, presque blessé, rentré à Chicago rassuré tout son petit monde, espèré par Collet, le 2 Août, les bleus continuaient leur petit bonhomme de chemin. Surpuissants, trop expérimentés. 22-13 dans le 3ème quart-temps et 27-14, dans le dernier. Une leçon, comme on dit, pour un score final, fleuve, 106-44. Et, voilà le travail. « Il faut tout de même relativiser, je pense que la Canada n'a pas jouer à son niveau » lançait Boris Diaw, vieux roublard. L'expérience des années NBA est parfois nécessaire dans un collectif. Les bleus enchainent dès ce soir. Contre le Canada, encore. Revanchard ? « J'aurai préfèré une opposition plus forte c'est sur, mais attendez, ils viennent d'arriver, je crois que demain ils vont quand même réagir, nous poser d'avantage de problèmes.. » concluait Vincent Collet, tout de même satisfait de l'envie démontrée par ses troupes, durant 40 minutes.
Le programme des Bleus :
Devoirs de vacances obligent, les français ne se quitteront plus jusqu'au 18 septembre, date de la finale du championnat d'Europe. D'ici là, ils joueront leur deuxième match amical contre le Canada (ce soir, 20h30, à Toulouse). Ils s'envoleront ensuite pour la péninsule ibérique où ils défieront les espagnols (9 Aout, à Almeria). Ils partiront mi Aout pour une tournée de préparation à Londres où ils joueront successivement la Grande Bretagne, l'Australie, la Chine, la Croatie et la Serbie. Enfin, leur préparation prendra fin dans le Nord de la France à Liévin puis à Gravelines où ils accueilleront la Bosnie-Herzégovine et la Belgique.
Article réalisé par Paul Barcelonne / Images : sport24