Il est incontestablement l’athlète le plus connu au monde. Son palmarès en fait rêver plus d’un. Sa carrière peut s’arrêter aujourd’hui, il a quasiment tout gagné. Pourtant, le jamaïquain est encore ambitieux, il vise encore plus haut et semble ne pas se satisfaire de ce que lui rapporte déjà tous ses succès. Un sprinteur en Or et plus si affinités…
Du talent à revendre
Il n’a que 25 ans mais rien ou presque ne manque à son palmarès. Plutôt footballeur dans l’âme lors de ses jeunes années, son professeur de cricket de l’époque l’incite à faire une carrière dans l’athlétisme, il se retrouve donc dans un lycée ou de grands noms de l’athlétisme sont passés.
Avec des débuts prometteurs, il tarde malgré tout à gagner. C’est surtout à l’âge de 15 ans que tout démarre. En Jamaïque, chez lui, lors des championnats du monde juniors, il devient le plus jeune vainqueur junior de l’histoire sur 200m. Ensuite, il passe professionnel en 2004 mais c’est surtout entre 2005 et 2007 qu’il accède aux grandes finales mais il ne peut encore rien faire contre l’armada américaine de l’époque avec Gay ou Spearmon.
2008 sera l’année de tous les exploits sur les J.O de Pékin. Depuis ce jour, il survole presque tout le temps, le 100 et 200 mètres. Malgré tout ça, le jamaïquain a encore de l’ambition. Déjà détenteur du record du monde sur 100m, il veut améliorer son temps et le fixer à 9 secondes 40 pour ainsi rester le plus longtemps le sprinteur le plus rapide du millénaire estimant que ce temps est difficilement battable.
En plus du succès, il aime les gains associés, il ne s’en cache pas. Le champion olympique aime l’argent, les voitures de sport, il se montre volontiers d’ailleurs, au volant de celles-ci, à la presse et sur internet. A propos de gros sous, lui le fan de football était envieux du salaire de Cristiano Ronaldo. Pourtant l’athlétisme, et surtout la star qu’il est, rapporte beaucoup d’argent. Récemment, il a signé un contrat avec Puma le plus gros contrat de l'histoire pour un athlète. Même niveau gros sous, en athlétisme, il est champion du monde. 7 millions d’euros par an, pas de quoi se plaindre et d’envier ses confrères footballeurs. Mais surtout, outre l’argent, il multiplie les médailles, certains se seraient déjà reposés sur leurs lauriers. La richesse ne détourne pas le champion du monde en titre de son chemin. Et c’est tant mieux !
A la conquête de l'Or (rare) de Daegu...
La razzia ne fait-elle que commencer ? Rien n'est moins sûr, tout peut se passer. Lors des séries, Usain Bolt s’est montré très facile comme à son habitude. 10"10 auront suffi pour passer et surtout signer le meilleur temps des premiers tours samedi. Le champion du monde en titre est bien au-dessus de tout le monde à Daegu.
Même les demies ont été une formalité. Couloir n°3, il va signer 10’’05. Rien d’extraordinaire mais le plus important c’est la victoire, qu’il ne néglige jamais. 13h45 heure de Paris, le moment le plus attendu de la compétition commence. Aux côtés de Lemaître, Dix, Vicaut, Collins et consorts, Lightning Bolt ne va pourtant pas foudroyer ses adversaires. Coup de tonnerre en Corée du Sud, faux départ de Bolt, il est éliminé. Impensable ! C'est son compatriote Blake qui s'impose. La saveur de l'or ne s'envole pas, le 200 mètres l'attend. La revanche sera terrible.
Article réalisé par Emilie Drouet l Image : Adrian Dennis/AFP
