Ils sont encore quatre à la contempler, à la désirer. Dans dix jours, elle sera entre les mains de l’équipe victorieuse. La Coupe Webb Ellis vit sa huitième Coupe du Monde de Rugby, cette récompense prestigieuse a une histoire, un vécu et surtout un présent proche que ni nous, ni elle ne connaissons… alors en attendant le match de la finale, gros plan sur celle qui fait rêver les derniers gladiateurs en compétition…
En 2007, l'Afrique du Sud s'offrait la coupe Webb Ellis
Une récompense, un nom
Depuis 1987, la Coupe du Monde de Rugby est associé à William Webb Ellis, nom que l’on a prêté à cette récompense ultime. Mais qui est ce dernier ? La légende se mêle à ce petit bijou du sport car en effet, il serait le créateur du rugby moderne mais cela tient peut-être plus de la fable que de la réalité. Cet officier anglais se serait saisit, lors d’un match de football, du ballon non pas au pied mais avec les mains. De là serait né le rugby moderne, peut-être que grâce « au génie » d’un homme nous vivons aujourd’hui le plus bel et important évènement sportif de l’année. Alors le nom de ce trophée est peut-être plus que logique si la légende est bien plus qu’une simple histoire.
Du haut de ses trente-huit centimètres, orné d’un satyre et d’une nymphe, ce trophée d’or et d’argent a de quoi faire rêver tous ces grands hommes du rugby. Evidemment, cette coupe symbole de victoire n’est pas de tout repos à aller conquérir, ce trophée « éphémère » appartient à la nation victorieuse durant quatre ans, jusqu’à la prochaine coupe du Monde, à moins de renouveler son bail de quatre années supplémentaires. Ce qui, à l’heure actuelle, n’a jamais été réalisé par les différents pays champions depuis 1987. Ce n’est pas encore aujourd’hui que cela va arriver.

Toucher le Graal
Ils ont été quelques noms célèbres à l’avoir soulevé dont le capitaine des Springboks John Smit, en 2007, il ne pourra hélàs pas avoir cet honneur à nouveau vu que l’Afrique du Sud s’est faite sortir par l’Australie ce week-end. Un autre capitaine sud-africain, François Pienaar, fait partie de ces noms célèbres. Martin Johnson devenu sélectionneur du XV de la Rose voit son équipe s’arrêter aussi en quarts, la Coupe Webb Ellis est loin d’être un trophée des plus accessibles. Nick Far-Jones et John Eales, tous deux australiens ont été des capitaines heureux de pouvoir ramener « Bill » à la maison, surnom donné à ce trophée, le diminutif de William, Webb Ellis de son nom.
A présent, à ce stade de la compétition, seules l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont des habituées de la cérémonie de clôture vécue en vainqueurs. France et Pays de Galles n’ont pas encore touché le Graal du rugby. La seule certitude est qu’une de ces deux dernières nations ira en finale et pourra devenir un vainqueur inédit, un acquéreur de la Coupe Webb Ellis pendant quatre ans, et plus si affinités…
Arrivée en avion début septembre, la coupe « Bill » devrait reprendre le même moyen de transport pour repartir, à moins qu’elle reste à domicile si la Nouvelle-Zélande triomphe… La légende continue.
Article réalisé par Emilie Drouet l Images : AFP
