L’OL est actuellement sur le podium de la Ligue 1. Si Lyon en est là après neuf journées, c’est en grande partie grâce à ses jeunes. Maxime Gonalons est l’un d’entre eux. Titulaires indiscutables et buteur durant cette première partie du championnat, le milieu défensif lyonnais aurait pu ne jamais connaître le plus haut niveau. Premier portrait de la série consacrée aux « pépites de l’OL ».

Un staphylocoque doré aurait pu tout gâcher
Originaire de Vénissieux, Maxime Gonalons a fait ses débuts au FC Villefranche, avant de rejoindre le centre de formation de l’Olympique Lyonnais en 1999. En 2009, il est l’une des révélations lyonnaises en remportant le championnat de France des réserves. Claude Puel, alors entraîneur, le récompense en lui faisant signer son premier contrat professionnel. Pourtant, il aurait pu ne jamais jouer au foot chez les pros. Nous sommes en juillet 2008, Maxime Gonalons sort d’une saison avec une équipe de jeunes de l’OL, pourtant pour lui ce n’est pas les vacances, en tout cas pas celles dont il rêvait. Il a dû lutter contre un staphylocoque doré, risquant même de se faire amputer. Finalement, le jeune Gonalons a gagné son combat. Un premier combat. Le deuxième allait être plus joyeux, plus motivant. Gagner sa place pour réaliser son rêve, porter le maillot de l’OL en championnat et en Ligue des Champions.

Anfield Road pour lancer sa carrière
Gonalons n’allait pas tarder à se faire un nom. En septembre 2009, il joue son premier match de Ligue 1 contre Lorient ainsi que son premier match de Ligue des champions contre Debrecen. Dans les semaines suivantes, c’est l’Europe entière qui découvrait le milieu défensif de l’OL. Lyon se déplace à Liverpool en Coupe d’Europe. Juste avant la pause, Cris se blesse. Sur le banc le jeune Gonalons se prépare à remplacer le capitaine des Gones. La seconde période allait être la sienne. D’abord il égalise sur une tête plongeante, inscrivant là son premier but chez les pros, et quel but ! Ensuite, il tient le coup en défense. Enfin, alors que l’OL arrache la victoire en Angleterre, il est désigné homme du match. Dans le même temps, Gonalons est appelé pour la première fois en équipe de France espoirs. Il fait ses débuts en sélection le 13 novembre 2009 lors d'un match amical face à la Tunisie. Souvent remplaçant, en tant que doublure de Toulalan, il profite de ses quelques chances de jouer pour se faire remarquer, et marque même un but à Nancy. Pour une première année au plus haut niveau. Et en plus, il était parvenu à convaincre ses partenaires de son talent : « Il est intelligent dans son placement », disait de lui Jérémy Toulalan.

Au milieu du système de Rémi Garde
La suivante, 2010-2011, sera bien plus compliquée. Puel ne lui laissant que peu de temps de jeu. L’arrivée de Rémi Garde lui donne un second souffle. Il est devenu cette année, un titulaire indiscutable, une pièce maîtresse du système du jeune entraîneur. Lui qui n’a que 22 ans a su se faire une place. Pour le premier match, à Nice, il a trouvé le chemin du filet. De même lors du déplacement à Dijon. C’est un Gonalons au top, revigoré, qui sévit sur les pelouses de France et d’Europe en ce début d’exercice 2011-2012. C’est bien lui qui a, par ses prestations, convaincu les dirigeants de lui offrir une prolongation de contrat. Le voilà lié à l’OL jusqu’en juin 2016. Une grande joie pour le numéro 21 des septuples champion de France : « C'est bien, c'est une fierté pour moi, pour mes proches, pour mes agents. J'ai été formé ici, cela fait onze ans que je suis ici. Cela montre que le club a confiance en moi », déclarait-il à l’Equipe. C’est aussi très bien pour son club, qui peut compter pour une longue durée sur un jeune talent pur produit du centre de formation. Même si celui qui a été présélectionné par Laurent Blanc pour les derniers matchs de qualification à l’Euro, attire déjà les convoitises des très grands clubs européens.
Article réalisé par Jérémy Bazin l Images : Icon Sport, AFP
Maxime Gonalons, de l’enfer au paradis
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