L'équipe de France de basket est vice-championne d'Europe. En finale, l'Espagne aura eu raison d'elle. Trop adroits, trop forts, les espagnols. Les Jeux Olympiques de Londres sont d'ores et déjà dans toutes les têtes.
Joachim Noah a promis de revenir. Promis de porter l'étendard tricolore au sommet de l'Olympe. Comme il l'a porté sur le toit de l'Europe. Contre vents et marrées. Contre Jasikevisius et Navarro. Contre Bourousis et Gasol. Oui, il faudra s'y faire l'équipe de France de basket est devenue grande. Douzièmes à l'abord de cet Euro-basket, les bleus avaient la belle ambition d'attraper un strapontin pour le tournoi pré-olympique. Une qualification directe n'était encore qu'un lointain rêve. Oui mais voilà. Les tricolores ont construit un groupe. Ont terrassé la Lettonie, la Serbie et l'Italie. Remis les points sur les I, pour atteindre la première finale européenne dans la longue histoire du basket français. Se sont inventés un avenir commun. Autour de grandes tablées, les soirs de victoires arrivés. L'Espagne était donc le dessert. Dessert d'un plat dont on n'oubliera jamais la saveur. Un plat lituanien. Loin d'être indigeste. Plutôt du genre festin. Le dessert, donc, était trop dur à avaler. La cerise sur le gâteau inatteignable. L'Espagne s'envolait, trop tôt. Ibaka contrait trop. Navarro shootait trop, bien. Gasol dunkait, trop. Trop c'est trop. 98-85. L'aventure commencée à l'Euro se poursuivra aux JO. Dans moins d'un an. Un an de préparation. Une saison, à attendre. Quand l'expression « prendre son mal en patience » prend tout son sens. L'équipe de France s'en est arrêtée là. Avec deux défaites en une compétition. Deux fois l'Espagne. Infranchissable, invincible. On a quitté nos bleus, le sourire aux lèvres quand même. Heureux de remettre à Ronny Turiaf une médaille qu'il aurait tant mérité. Heureux de crier aux oreilles de Vincent Collet qu'ils iront aux jeux. Heureux les bleus. Certains disent les bleus médaillables. Il est toujours plus difficile d'aller chercher une médaille d'argent dans une compétition à 24 équipes. Que dans un tournoi qui n'en comptera, que, 12. Allez savoir. Les anneaux souriront peut-être aux français. 11 ans après la médaille d'argent glanée en Australie. Le témoin semble passé. Vivement Londres et ses entremets !
Les phases finales :
*Matchs de classement :
Slovénie – Lituanie : 77 - 80
Grèce – Serbie : 87 – 77
*Match pour la 7ème place :
Slovénie – Serbie : 72 – 68
*Match pour la 5ème place :
Lituanie – Grèce : 73 – 69
*Match pour la 3ème place :
Macédoine – Russie : 68 – 72
*La Finale :
France – Espagne : 85 -98
France : Parker 26pts; Noah 11pts, 8 rbds; Batum 10pts; Diaw 12pts
Espagne : Calderon 17pts; Fernandez 14pts; M.Gasol 11pts; P.Gasol 17pts; Navarro 27pts
*MVP du Tournoi : Juan-Carlos NAVARRO (ESP.)
Article réalisé par Paul Barcelonne [paul.barcelonne@culturesport.info] / Images : FIBA