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Le LOU n’avait pas les crocs

par Vincent Bourgeois 1 Décembre 2011, 22:04 Top 14

4 jours seulement après sa défaite en terre bayonnaise, le LOU enchaîne avec une nouvelle contre-performance, à domicile cette fois, et se retrouve en queue de peloton suite à la victoire du Biarritz Olympique la veille. En face Montpellier enchaîne lui au contraire un second succès consécutif et remonte à la 8ème position, fait unique cette saison !

 
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Le match

Tout comme le derby basque la veille, la rencontre opposant lyonnais et montpelliérains avait dû être reporté dans un premier temps, le club du Rhône étant alors touché par une épidémie d'oreillons. Malgré la programmation du match en semaine, le Matmut Stadium a fait le plein pour assister à la déroute collective des joueurs locaux. Car si le derby basque a été riche en suspense, il n'en a rien été pour le duel de ce soir. Après un premier quart d'heure plutôt fermé se résumant à une partie de ping-pong rugby et à un festival de maladresse, Le LOU ne s'est jamais montré réellement capable d'inquiéter son invité du soir. Fébrile et imprécis, les rhodaniens n'ont eu de cesse de rendre le ballon à des Héraultais qui n'en demandaient pas tant, résultat : sur une passe au pied de Julien Thomas sauvée juste avant la ligne de touche par Bustos Moyano, Alex Tulou ouvrait le score tout en puissance (23ème). Les lyonnais, incapables de ramener le jeu dans le camp adverse, accumulent dès lors les fautes d'indiscipline et se retrouvent à 14 dès la 31ème minute, Eugène N'Zi récoltant un carton jaune pour anti-jeu volontaire. Bustos Moyano, l'artificier héraultais, ne se fait pas prier pour sanctionner cette indiscipline et passe 3 pénalités (29ème, 31ème, 35ème) portant le score à 0-14. Le LOU décide alors de sortir de sa tanière et tente une offensive dictée par l'orgueil. Cette dernière les amène à dam, mais le joueur lyonnais, maladroit aplati avant la ligne. A la mi-temps Montpellier mène largement au score et ce sans avoir encaissé le moindre point. C'est loin d'être immérité, 80% du jeu se déroulant dans le camp lyonnais.

 

La seconde période débute par trois nouvelles pénalités de Bustos Moyano inscrites en moins de 10 minutes. Montpellier prend le large et Lyon coule malgré une pénalité inscrite par son arrière Romain Loursac. Les universitaires lyonnais vont alors tenter de réagir et suite à une touche, Ratianidze sauve l'honneur de son équipe en inscrivant un essai. Joie de courte durée puisque 2 minutes plus tard, Audrin rétablit l'écart : sur une passe au pied mal capté par Short, Audrin s'emmène le ballon du pied jusque dans l'en but et n'a plus qu'à aplatir, 10-30. Les visiteurs gèrent alors leur match tranquillement en laissant les lyonnais se consommer avec le ballon, le score n'évoluera pas. Coupables de trop de maladresses : 12 en avants, et d'indiscipline : 9 pénalités concédées, jamais les hommes du Matmut Stadium n'ont réellement été en mesure d'inquiéter une équipe de Montpellier pourtant loin d'être extraordinaire, mais dont l'expérience du haut niveau européen et la maturité ont certainement fait la différence. Et les joueurs du petit-frère St André n'ont pas le temps de ressasser cette défaite. Dans 4 jours c'est l'USAP, autre club en danger, qui se présente sur la terre des Gones. Montpellier relance sa saison avec cette victoire et se présentera à Biarritz en toute sérénité. Le début de saison cauchemardesque semble n'être qu'un lointain souvenir et désormais, les montpelliérains se tournent vers l'avenir, en rêvant de retourner au Stade de France.

 

Les tops : Mamuka Gorgodze, Bustos Moyano

Mamuka Gorgodze fait énormément de bien au Montpellier Herault Rugby Club. L'international géorgien a métamorphosé son équipe depuis son retour de Coupe du Monde, lui qui n'a pas pris de vacances, préférant retrouver son club alors bon dernier du championnat. Ce soir, le club de l'Hérault se classe à la 8ème position et c'est en grande partie grâce à son avant multifonction. Une fois de plus, il a été de tous les bons coups : n’hésitant pas à se glisser dans la ligne de 3/4 pour apporter le surnombre, il a fait beaucoup de mal à la défense lyonnaise qui a explosé à chacune de ses percussions. Son travail défensif est également à mettre en valeur, si le 3ème ligne n'aime pas plaquer, l'impact physique qu'il met dans les rucks, gênant ainsi grandement les sorties de balles lyonnaises, est sans équivalent au sein de notre championnat. L'autre "top " de cette soirée est l'arrière argentin du MHRC, Bustos Moyano. Peu flamboyant dans le jeu, déplacé à un poste d'ailier qui ne lui sied guère, il est l'auteur de 20 des 30 points de son équipe. Il a sans conteste été l'élément clé de la partie. Véritable métronome dans ses tirs au but, il n'a connu qu'un échec sur ses 8 coups de pied, trouvant le poteau sur une tentative de transformation. Une fois encore, il prouve qu'il est un élément indispensable à son club.

 

Le flop : Le LOU

En rugby, c'est bien connu, le collectif prime. Et quand un secteur passe au travers, aucun joueur n'est à exclure du naufrage. Durant 60 minutes, tous les secteurs du LOU sont passés à côté du match. Multipliant les fautes de main et les plaquages manqués, l'équipe universitaire de Lyon a en plus failli dans la conquête et le combat physique, pourtant primordial dans le jeu de l'ovalie, d'autant plus quand on est un promu. Car le rugby est un sport de combat où la volonté, le courage et la détermination peuvent suffire à battre plus fort que soi. Ces ingrédients là, Lyon ne les avait pas ce soir, et ne pouvait, dès lors, espérer autre chose qu'un point de bonus défensif, qui lui échappe au final. Les lyonnais sont désormais lanterne rouge du Top 14, et s'ils ne veulent pas y rester, beaucoup de choses devront être corrigées.

 

Article réalisé par Vincent Bourgeois l Image : AFP
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