Sept étapes ont déjà été parcourues depuis le départ. Sept jours de course qu’on n’a pas vu passer. Le Tour a quitté ce vendredi le grand Ouest, pour entrer dans sa deuxième partie : la moyenne montagne. Au programme du week-end le Massif Central. Avant de passer les premiers cols, retour sur les deux derniers jours de course.

La désillusion : Ou plutôt les désillusions. Wiggins, Leipheimer, Horner, Brajkovic, Gesink, Vinokourov... Autant d’outsiders à la victoire qui ont perdu presque toutes chances de victoire finale, certains ont même abandonné (Wiggins et Brajkovic) après avoir quitté la Bretagne. La cause ? Les chutes. Depuis le départ, les chutes rythment la vie du peloton, animent les étapes. Drôle d’animation direz-vous. Et oui, on s’en passerait bien mais les conditions climatiques, la nervosité du peloton ont déjà envoyé une bonne partie de la meute à terre. Préparer le Tour pendant des mois pour finalement le quitter ou s’enfoncer au classement après moins d’une semaine, c’est difficile à accepter.
Il ne faut pas non plus oublier les autres coureurs tombés, blessés ou hors-course, à l’image de Tom Boonen qui a posé pied à terre vendredi. Ou encore Sylvain Chavanel qui s’est battu jeudi pour rejoindre la ligne d’arrivée. Le début de Tour aura été très compliqué pour certaines formations, la Quick Step donc, mais aussi RadioShack, Movistar ou Rabobank. Sur les 22 formations présentes sur la Grande Boucle, rares sont celles qui ne doivent pas panser de bobos.
La satisfaction : Pour une fois ce n’est ni un coureur, ni même une équipe, mais bien un pays. Ce pays c’est la Norvège. Remontons un peu dans le temps, samedi 2 juillet 2011, au départ de ce Tour de France, la Norvège ne compte que deux coureurs dans ce peloton composé de 198 éléments. Mais pas n’importe qui : l’expérimenté Thor Hushovd et le jeune talentueux Edvald Boassen Hagen. Ils font la paire les deux compères ! Hushovd, troisième de la première étape a pris le maillot jaune dimanche suite au contre-la-montre par équipe remporté par Garmin-Cervélo. Depuis il ne l’a pas lâché, maintenant sa seconde d’avance sur Evans. Son compatriote, portant le maillot Sky, s’est lui aussi montré. Si sa tentative au Cap Fréhel a été un échec, il s’est parfaitement repris à Lisieux pour remporter sa première étape sur le Tour, et donner au Tour un fort accent norvégien.

La surprise : On connaissait José Joaquim Rojas régulier lors des sprints, on le savait en forme comme l’atteste son récent titre de champion d’Espagne, mais on était loin de penser qu’après une semaine de course, le coureur de Movistar serait leader du classement par points au nez et à la barbe des meilleurs sprinters comme Mark Cavendish. L’Espagnol a parfaitement utilisé les sprints intermédiaires pour glaner quelques points et est toujours parvenu à se classer parmi les meilleurs chaque jour. En évitant les chutes, les bordures, les cassures, il est devenu, en une semaine, un des favoris pour le gain de la tunique verte à Paris. Lui qui n’était qu’un candidat potentiel en Vendée, assez loin dans la hiérarchie…
La confirmation : Mark Cavendish bien sûr. La dix-septième victoire était prévue pour vendredi, elle est bien arrivée. Tout un symbole. Trois ans après s’être imposé pour la première fois de sa carrière sur les routes du Tour, l’Anglais a levé les bras pour la seconde fois à Châteauroux, sur la même ligne d’arrivée qu'en 2008. Parfaitement déposé par son équipe, il a pu finir le travail et empoché un deuxième succès sur cette Grande Boucle. Et ce n’est sans doute pas fini…
Article réalisé par Jérémy Bazin l Images : L'Equipe/AFP
Baromètre du Tour # 3 : Les chutes bouleversent le Tour
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